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Fêtes du 400e - Rencontre France-Québec sur les Plaines

Isabelle Porter   25 août 2008  Musique
Isabelle Boulay, Garou, Lynda Lemay, Patrick Bruel, Yves Duteil, Maurane et Michel Fugain: la distance entre Québec et Paris abolie en musique.
Isabelle Boulay, Garou, Lynda Lemay, Patrick Bruel, Yves Duteil, Maurane et Michel Fugain: la distance entre Québec et Paris abolie en musique.
Québec — «C'est un beau moment, c'est uuuuuuuuuune belle histoire»... De Michel Fugain à Yves Duteil et Salvatore Adamo en passant par Patrick Bruel, des icônes de la chanson populaire française ont mêlé leurs voix à celles d'artistes québécois pour célébrer Québec. Une autre foule, un autre grand spectacle du 400e sur les Plaines.

Avec ce spectacle «Paris-Québec-À travers la chanson», le 400e bouclait la boucle avec ses cousins historiques. On avait eu droit à la mouture très américaine du Festival d'été (Van Halen et consorts), Paul McCartney avait représenté le Royaume-Uni. Ne restait plus qu'à la France à se faire entendre en musique.

Le spectacle a débuté en force un peu avant 21h avec la pièce Quand les hommes vivront d'amour interprétée par Isabelle Boulay, Garou, Lynda Lemay, Maurane, Patrick Bruel, Yves Duteil et Michel Fugain.

«Paris-Québec, c'est d'abord une distance. Ce soir, cette distance est abolie», a déclaré Garou au début du concert. «Le pont de Québec rejoint la tour Eiffel. » Et sa coanimatrice, la Française Daniela Lumbroso de renchérir: «C'est l'histoire de 400 ans d'amitié et de chanson. Et ce soir, nous espérons écrire une nouvelle page [d'histoire].»

Quelques dizaines de milliers de personnes ont répondu à cette nouvelle invitation de l'organisation du 400e, deux jours après la tenue du spectacle-monstre de Céline Dion et à la veille du concert de l'Orchestre symphonique de Québec célébrant Carmina Burana de Carl Orff et l'Ouverture 1812 de Tchaïkovski.

Outre les Adamo, Patrick Bruel et Yves Duteil, on avait choisi des artistes québécois pour la plupart bien connus des plateaux français comme Lynda Lemay, Isabelle Boulay, Roch Voisine, et Garou.

Dans le même esprit que lors du concert de Céline Dion, le spectacle était composé de rencontres inhabituelles, comme cette jonction entre Michel Fugain et l'univers de la musique traditionnelle ou encore ce duo entre Roch Voisine et un enregistrement du défunt Joe Dassin (Salut les amoureux).

Du fait de la présence de Garou, Patrick Fiori et Daniel Lavoie, on a profité de cette soirée pour souligner les 10 ans de Notre-Dame-de-Paris. Luc Plamondon a alors eu droit à un hommage constitué d'une combinaison de chansons et d'archives de la télé française. De quoi rappeler à ceux qui ne l'avaient pas encore compris qu'on avait affaire à un spectacle conçu en bonne partie pour le petit écran.

Arborant ses légendaires lunettes noires, l'auteur-compositeur est apparu sur scène récitant des paroles du Temps des cathédrales avant que Garou et les autres se joignent à lui pour interpréter Belle, huit ans après leur dernière prestation ensemble.

C'était décidément la soirée des hommages. Ainsi, Patrick Bruel a lui aussi vu son répertoire honoré par Maurane, Lynda Lemay et Daniel Lavoie qui s'est avéré plutôt impressionnant dans son interprétation bien «cassée» de Casser la voix.

Grâce aux miracles de la technologie, Robert Charlebois a contribué à la soirée depuis la Belgique, où on l'a vu, en plein concert, entonner les premières paroles de Sur les ailes d'un ange. Johnny Hallyday, que la rumeur avait souvent promis à ce concert, a fait une apparition, lui aussi dans une vidéo ou on l'a vu aux commandes d'une motoneige et dégustant de la tire d'érable avec Isabelle Boulay... Et, comme si ce n'était pas assez, Julien Clerc, Céline et Maman Dion sont venus dire bonjour à la caméra. Cette dernière pour nous dire que c'est la chanson Céline, de Hugues Aufray, qui lui avait inspiré le prénom de sa star de fille. Et M. Aufray était là pour nous rappeler ce tube vieux de quarante ans.

Plus tard, on a brièvement souligné les 20 ans du décès de Félix Leclerc à travers un duo de Hugues Aufray et Lynda Lemay (Le p'tit bonheur). Puis André-Philippe Gagnon nous a livré une séquence impressionnante d'imitations, de Félix à Mes Aïeux, écorchant avec un succès particulier Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Paul Piché, Roch Voisine, Daniel Lavoie et même Édith Butler et Catherine Ringer.

Restait surtout à voir, en finale, l'interprétation de Diane Dufresne et Yves Duteil de cet hymne aux relations France-Québec qu'est devenue la pièce La langue de chez nous.

L'événement doit être diffusé sur la chaîne France 2 dans le cadre du Sommet de la Francophonie cet automne. Au Québec, il sera présenté à Radio-Canada le 7 septembre et le 8 sur ARTV.






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