Des hauts très hauts, des bas très bas
Ma semaine francofolle aura été, à l'image de la grande roue qui n'a cessé de tourner au coeur du site, faite de sommets et de creux. Ou plus exactement, de sommets vertigineux et de creux abyssaux. Au comble du ravissement avec Pierre Lapointe tout au long de l'exploit Mutantès, au chaud chez Corcoran avec sa fratrie chansonnière, au paradis du bon goût avec Rivard et l'OSM, j'ai été aussi à l'extrême limite de l'irritation envers les musiciens et les choristes de Véronique Sanson, et sur le bord de la crise de nerfs après l'énième numéro de flamenco du spectacle de Victoria Abril. Indifférent? Je ne l'ai jamais été, Dieu merci.
- Le moment Endaddine Akass: notre Pag National, plus hirsute que jamais, lunettes fumées grand format vissées au visage, déambulant tel l'Artiste avec un grand A de l'album Tintin et l'Alph-art pendant la répétition du spectacle Terre planète bleue de Diane Dufresne et compagnie.
- Le moment assassin en puissance: chaque fois que revenait le refrain de l'admirable Vancouver de Véro Sanson et que ses choristes se livraient à leurs idiotes facéties vocales, le goût de tuer montait en moi.
- Le moment béni du ciel: la méchante pluie panfestivalière cessant juste avant que Michel Rivard et l'OSM n'ouvrent miraculeusement Un trou dans les nuages.
- Le moment France Gall à tatouages: la fille de Coeur de pirate, en première partie de Benjamin Biolay, sorte de Lolita à la sauce Tricot Machine, à la fois attachante et déconcertante de candeur.
- Le moment on-veut-bien-te-suivre-mais-faudrait-pas-exagérer: Cali, déchaîné comme à l'accoutumée, exhortant la foule compacte du Club Soda à pratiquer le naturisme. «À poil! Tout le monde à poil!»
- La moment machine à remonter le temps: le démarrage du deuxième «set» de Zébulon sur la grande scène extérieure, relançant leur Job steady, aussi puissamment envoyée que la première fois, il y a déjà bien longtemps au vieux Club Soda.
- Le moment de paix linguistique: l'ensemble des présentations plus ou plus bilingues lors de l'exceptionnel spectacle anniversaire de l'émission de Jim Corcoran à la radio de la CBC, À propos...
- Le moment cochon: Victoria Abril chantant plus que coquinement une polissonnerie de Colette Renard puis le Fais-moi mal Johnny! de Boris Vian, six minutes d'extase pour une heure et demie de tapochage.
- Le moment cochon prise deux: Catherine Major en première partie de Véro Sanson, faisant des choses à son piano que la morale réprouve et que le piano approuve.
- Le moment impressionnant, impressionnant, impressionnant: la rue Sainte-Catherine pleine, pleine, pleine et folle, folle, folle pour un Dumas allumé, allumé, allumé.
- Le moment Endaddine Akass: notre Pag National, plus hirsute que jamais, lunettes fumées grand format vissées au visage, déambulant tel l'Artiste avec un grand A de l'album Tintin et l'Alph-art pendant la répétition du spectacle Terre planète bleue de Diane Dufresne et compagnie.
- Le moment assassin en puissance: chaque fois que revenait le refrain de l'admirable Vancouver de Véro Sanson et que ses choristes se livraient à leurs idiotes facéties vocales, le goût de tuer montait en moi.
- Le moment béni du ciel: la méchante pluie panfestivalière cessant juste avant que Michel Rivard et l'OSM n'ouvrent miraculeusement Un trou dans les nuages.
- Le moment France Gall à tatouages: la fille de Coeur de pirate, en première partie de Benjamin Biolay, sorte de Lolita à la sauce Tricot Machine, à la fois attachante et déconcertante de candeur.
- Le moment on-veut-bien-te-suivre-mais-faudrait-pas-exagérer: Cali, déchaîné comme à l'accoutumée, exhortant la foule compacte du Club Soda à pratiquer le naturisme. «À poil! Tout le monde à poil!»
- La moment machine à remonter le temps: le démarrage du deuxième «set» de Zébulon sur la grande scène extérieure, relançant leur Job steady, aussi puissamment envoyée que la première fois, il y a déjà bien longtemps au vieux Club Soda.
- Le moment de paix linguistique: l'ensemble des présentations plus ou plus bilingues lors de l'exceptionnel spectacle anniversaire de l'émission de Jim Corcoran à la radio de la CBC, À propos...
- Le moment cochon: Victoria Abril chantant plus que coquinement une polissonnerie de Colette Renard puis le Fais-moi mal Johnny! de Boris Vian, six minutes d'extase pour une heure et demie de tapochage.
- Le moment cochon prise deux: Catherine Major en première partie de Véro Sanson, faisant des choses à son piano que la morale réprouve et que le piano approuve.
- Le moment impressionnant, impressionnant, impressionnant: la rue Sainte-Catherine pleine, pleine, pleine et folle, folle, folle pour un Dumas allumé, allumé, allumé.
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