Thomas Dutronc - Petit délire manouche
Photo : Jacques Grenier
Thomas Dutronc, hilare et habile.
Déconnade en vrac, musique brillante, éclectisme absolu, humour désopilant: Thomas Dutronc et ses musiciens ont fait hier soir de leur cabaret manouche un petit délire rien moins que savoureux.
Il a lancé la directive pour la forme: «Putain, vous voulez bien vous marrer, merde?». Et comment! Pas le choix, de toute manière. Thomas Dutronc a hérité d'un solide sens de l'humour que le paternel a déjà bien éprouvé par le passé. Pince sans rire, mais diablement efficace.
Et le spectacle qu'il propose aujourd'hui est tout entier décliné sur ce mode. On rit, on s'amuse, sans jamais perdre le fil d'une cohérence qui tient beaucoup à la virtuosité de chaque musicien présent.
Car Thomas Dutronc déconne, oui, mais il assure. Et solidement. Son jeu à la guitare manouche a été remarqué par les plus grands, et il en fait bon usage. Idem pour ses collègues, qui peuvent balancer tout autant du Bach en guitare solo que du Joe Dassin on ne peut plus sirupeux.
On résume la proposition: Thomas Dutronc présente pour encore trois soirs un cabaret de chansons (les siennes) et de pièces instrumentales (Django, les Triplettes de Belleville...) entrecoupées d'effets d'humour.
On passe donc de Django Reinhardt à un Comme un manouche sans guitare avec aisance. La foule réchauffée, on a droit à une version étonnante d'O Sole Mio. Bach surgit ensuite. Derrière le drap blanc qui sert de décor, Thomas Dutronc fait l'oiseau. On rigole. Puis on tape du pied pour un pot-pourri musical qui va de Billy Jean à C'est bon pour le moral.
Électique? Complètement. À la limite du n'importe quoi (le récit des Frites bordel, adapté à la sauce poutine québécoise), oui, mais toujours du bon côté de la ligne. Là où on déconne joyeusement en appréciant l'immense talent de lurons sans prétention.
Il a lancé la directive pour la forme: «Putain, vous voulez bien vous marrer, merde?». Et comment! Pas le choix, de toute manière. Thomas Dutronc a hérité d'un solide sens de l'humour que le paternel a déjà bien éprouvé par le passé. Pince sans rire, mais diablement efficace.
Et le spectacle qu'il propose aujourd'hui est tout entier décliné sur ce mode. On rit, on s'amuse, sans jamais perdre le fil d'une cohérence qui tient beaucoup à la virtuosité de chaque musicien présent.
Car Thomas Dutronc déconne, oui, mais il assure. Et solidement. Son jeu à la guitare manouche a été remarqué par les plus grands, et il en fait bon usage. Idem pour ses collègues, qui peuvent balancer tout autant du Bach en guitare solo que du Joe Dassin on ne peut plus sirupeux.
On résume la proposition: Thomas Dutronc présente pour encore trois soirs un cabaret de chansons (les siennes) et de pièces instrumentales (Django, les Triplettes de Belleville...) entrecoupées d'effets d'humour.
On passe donc de Django Reinhardt à un Comme un manouche sans guitare avec aisance. La foule réchauffée, on a droit à une version étonnante d'O Sole Mio. Bach surgit ensuite. Derrière le drap blanc qui sert de décor, Thomas Dutronc fait l'oiseau. On rigole. Puis on tape du pied pour un pot-pourri musical qui va de Billy Jean à C'est bon pour le moral.
Électique? Complètement. À la limite du n'importe quoi (le récit des Frites bordel, adapté à la sauce poutine québécoise), oui, mais toujours du bon côté de la ligne. Là où on déconne joyeusement en appréciant l'immense talent de lurons sans prétention.
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