Cali au Club Soda - L'absolutiste
En première partie, comme si Cali avait besoin d'une première partie, il y avait Antoine Gratton. Lequel s'est énergiquement acquitté de sa tâche, m'a-t-il semblé, se gagnant hier le parterre du Club Soda comme s'il s'était agi d'un de ses soirs au Verre Bouteille. Cela étant, après trois secondes de Cali, il n'y avait plus la moindre trace d'Antoine. C'était comme s'il n'avait jamais été là. Comme s'il n'y avait jamais eu au Soda que ces instants-là, que le présent le plus intensément présent qui soit, en compagnie de ce diable d'homme qu'est Bruno Caliciuri, le calorifère, le culotté, le décapant Cali.
Son show a commencé comme d'autres les finissent: dans la joie délirante d'être là, dans la jouissance véhémente de vivre comme si on allait mourir «dans 10 minutes», ce que le gars de Perpignan chante littéralement dans La Fin du monde dans 10 minutes. Il est arrivé en affamé, en assoiffé, en insatiable de vie, carburant à l'énergie contagieuse qu'il n'a jamais cessé de susciter, d'exiger et d'exacerber: il bondissait, arpentait furieusement la scène, bondissait de nouveau, possédé, presque enragé quand ça ne réagissait pas à son goût, hurlant «Montréal!» après «Montréal!», non pas comme une salutation, mais un cri de ralliement. «Debout là-haut!», a-t-il intimé aux assis du balcon.
Il n'a pas mis longtemps à se jeter dans la foule, harmonica à la main, et il n'a pas tardé à inviter une fille à danser le slow sur scène, manière Bono, mais en plus imprévisible: à la fin, ils étaient couchés. C'était parti comme à Spa la semaine dernière, comme à Montréal les dernières fois qu'il est venu. Le constat était réjouissant: Cali, absolutiste aujourd'hui comme hier, continue de tenir le pari fou d'aller au bout de son désir. Impossible de ne pas le suivre.
Son show a commencé comme d'autres les finissent: dans la joie délirante d'être là, dans la jouissance véhémente de vivre comme si on allait mourir «dans 10 minutes», ce que le gars de Perpignan chante littéralement dans La Fin du monde dans 10 minutes. Il est arrivé en affamé, en assoiffé, en insatiable de vie, carburant à l'énergie contagieuse qu'il n'a jamais cessé de susciter, d'exiger et d'exacerber: il bondissait, arpentait furieusement la scène, bondissait de nouveau, possédé, presque enragé quand ça ne réagissait pas à son goût, hurlant «Montréal!» après «Montréal!», non pas comme une salutation, mais un cri de ralliement. «Debout là-haut!», a-t-il intimé aux assis du balcon.
Il n'a pas mis longtemps à se jeter dans la foule, harmonica à la main, et il n'a pas tardé à inviter une fille à danser le slow sur scène, manière Bono, mais en plus imprévisible: à la fin, ils étaient couchés. C'était parti comme à Spa la semaine dernière, comme à Montréal les dernières fois qu'il est venu. Le constat était réjouissant: Cali, absolutiste aujourd'hui comme hier, continue de tenir le pari fou d'aller au bout de son désir. Impossible de ne pas le suivre.
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