Steve Bernstein pour la rigolade
Le temps, dit-on, ne fait rien à l'affaire: quand on est malin, on est malin. À preuve, les jeunes collègues sont allés écouter les vieux et le plus vieux d'entre les collègues est allé entendre des entre-deux-âges et quelques jeunesses. À une exception: le pianiste Hank Jones.
Toujours est-il que les plus jeunes ont souffert d'avoir été témoins des errances de certains vieux et vieilles, Aretha Franklin, Abbey Lincoln et autres grabataires, pendant qu'on rigolait à fond la caisse, et c'est sérieux, au show de Steve Bernstein et de son Millenium Territory Orchestra.
Puisque nous voici au moment de faire l'inventaire des moments de la 29e édition du Festival international des musiques du monde et de l'enfer, on vous le dit d'emblée, voire on affirme, on soutient que l'on doit le meilleur moment musical à Bernstein.
- Grâce à lui et à ses acolytes, grâce aux trois films de Laurel et Hardy, on a passé un moment où l'agréable et le rire se confondaient avec constance. Un pur régal.
- Le moment de l'impolitesse impardonnable: lorsque le contrebassiste Charlie Haden a interrompu le jeu du pianiste Hank Jones, pourtant réputé être le gentleman par excellence.
- Le moment de la belle note: le duo formé par Jones et le saxophoniste Joe Lovano, qui, lui, se fondait dans les rythmes, les harmonies, les mélodies déclinées soigneusement par Jones.
- Le moment de la nostalgie: en écoutant le trio de Renaud-Garcia Fons, on s'est retrouvé à Figuerolles, le quartier gitan de Montpellier. On a eu des échos des accents hispanisants qui s'entendent entre la féria de Nîmes et celle d'Arles. Et on a eu plus qu'une pensée pour tous ces Espagnols qui avaient fui la dictature franquiste en s'installant à Montpellier, Béziers, Lodève et autres bourgs de l'Hérault.
- Le moment de la contestation politique: le show de David Murray, la veille de la réélection (sic) du satrape africain. Pour souligner le tout, Murray a joué une pièce intitulée: Mister Mugabe, please sit down. Yes!
- Le moment de la migraine: au spectacle de la formation néerlandaise Corkestra, qu'on nous avait vantée sous le fallacieux prétexte qu'elle s'inspirait du Sun Ra Arkestra, vu quelques jours auparavant au Off Festival de jazz et Suoni per il popolo, on a fait une indigestion de... comment les jeunes nomment-ils ça, déjà? Ah oui! De bidouillages.
- Le moment étonnant: le trio du pianiste Marc Cary, au Gesù. Instrumentiste dynamique et curieux d'horizons musicaux divers, ce jeune homme a fait preuve d'une assurance annonçant des lendemains riches.
- Le moment musicalement ensoleillé, subtil et joyeux: le trio blues de Taj Mahal au Maisonneuve. Bonté divine! Le bonhomme est toujours convaincant, pertinent, admirable. P.-S.: aux gourmands, on signale que Taj propose la liste des 10 meilleurs restaurants du moment à travers le monde dans son site «ouaibe».
- Le moment le plus émouvant: la chanteuse Bettye Lavette, au Club Soda. Entendre la voix soul par excellence nous interpréter les petits bijoux de ses derniers albums, ceux qui l'ont remise sur le devant de la scène après un hiatus de vingt ou trente ans, fut la meilleure conclusion qui soit.
- Le moment de l'inflation: le FIJM distribue tellement de prix que la crédibilité respective de chacun d'entre eux en est durablement altérée. C'est un constat et pas une opinion.
Toujours est-il que les plus jeunes ont souffert d'avoir été témoins des errances de certains vieux et vieilles, Aretha Franklin, Abbey Lincoln et autres grabataires, pendant qu'on rigolait à fond la caisse, et c'est sérieux, au show de Steve Bernstein et de son Millenium Territory Orchestra.
Puisque nous voici au moment de faire l'inventaire des moments de la 29e édition du Festival international des musiques du monde et de l'enfer, on vous le dit d'emblée, voire on affirme, on soutient que l'on doit le meilleur moment musical à Bernstein.
- Grâce à lui et à ses acolytes, grâce aux trois films de Laurel et Hardy, on a passé un moment où l'agréable et le rire se confondaient avec constance. Un pur régal.
- Le moment de l'impolitesse impardonnable: lorsque le contrebassiste Charlie Haden a interrompu le jeu du pianiste Hank Jones, pourtant réputé être le gentleman par excellence.
- Le moment de la belle note: le duo formé par Jones et le saxophoniste Joe Lovano, qui, lui, se fondait dans les rythmes, les harmonies, les mélodies déclinées soigneusement par Jones.
- Le moment de la nostalgie: en écoutant le trio de Renaud-Garcia Fons, on s'est retrouvé à Figuerolles, le quartier gitan de Montpellier. On a eu des échos des accents hispanisants qui s'entendent entre la féria de Nîmes et celle d'Arles. Et on a eu plus qu'une pensée pour tous ces Espagnols qui avaient fui la dictature franquiste en s'installant à Montpellier, Béziers, Lodève et autres bourgs de l'Hérault.
- Le moment de la contestation politique: le show de David Murray, la veille de la réélection (sic) du satrape africain. Pour souligner le tout, Murray a joué une pièce intitulée: Mister Mugabe, please sit down. Yes!
- Le moment de la migraine: au spectacle de la formation néerlandaise Corkestra, qu'on nous avait vantée sous le fallacieux prétexte qu'elle s'inspirait du Sun Ra Arkestra, vu quelques jours auparavant au Off Festival de jazz et Suoni per il popolo, on a fait une indigestion de... comment les jeunes nomment-ils ça, déjà? Ah oui! De bidouillages.
- Le moment étonnant: le trio du pianiste Marc Cary, au Gesù. Instrumentiste dynamique et curieux d'horizons musicaux divers, ce jeune homme a fait preuve d'une assurance annonçant des lendemains riches.
- Le moment musicalement ensoleillé, subtil et joyeux: le trio blues de Taj Mahal au Maisonneuve. Bonté divine! Le bonhomme est toujours convaincant, pertinent, admirable. P.-S.: aux gourmands, on signale que Taj propose la liste des 10 meilleurs restaurants du moment à travers le monde dans son site «ouaibe».
- Le moment le plus émouvant: la chanteuse Bettye Lavette, au Club Soda. Entendre la voix soul par excellence nous interpréter les petits bijoux de ses derniers albums, ceux qui l'ont remise sur le devant de la scène après un hiatus de vingt ou trente ans, fut la meilleure conclusion qui soit.
- Le moment de l'inflation: le FIJM distribue tellement de prix que la crédibilité respective de chacun d'entre eux en est durablement altérée. C'est un constat et pas une opinion.
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