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Du flamenco à saveur orientale

Yves Bernard   15 mai 2008  Musique
Constantinople s’entoure pour ses prochains spectacles de l’étoile montante du flamenco puro, Rosario La Tremendita et de José-Luis Rodriguez, un des meilleurs guitaristes de la nouvelle génération flamenca.
Constantinople s’entoure pour ses prochains spectacles de l’étoile montante du flamenco puro, Rosario La Tremendita et de José-Luis Rodriguez, un des meilleurs guitaristes de la nouvelle génération flamenca.
L'ensemble montréalais remonte la Méditerranée jusqu'à l'Espagne, où il tire son inspiration pour créer El grito, el silencio, un spectacle qu'il présente ce soir à Québec au palais Montcalm et demain soir à Montréal à la salle Pierre-Mercure. Fidèle à ses habitudes, Constantinople remet en question la forme traditionnelle, la déconstruit, la maille avec d'autres cultures et provoque des rencontres inédites en conservant toujours des éléments de ses racines persanes.

Dans El grito, el silencio, la formation dirigée par Kiya Tabassian s'entoure de Misrili Ahmet, un virtuose turc de la darbouka qui a l'habitude des rencontres transculturelles, de José-Luis Rodriguez, un des meilleurs guitaristes de la nouvelle génération flamenca, et de Rosario La Tremendita, étoile montante du flamenco puro. Avec sa voix fraîche et douce, elle a tout assimilé depuis l'enfance, vécue dans le quartier de Triana à Séville, célèbre pour ses dynasties de musiciens gitans. «Mais le "barrio" est depuis toujours très métissé et des familles de non-gitans comme la mienne ont également pu se développer artistiquement aux côtés des gitans», explique-t-elle. «Ma grand-mère chantait, tout comme mon père, que j'ai accompagné dans les fêtes en très bas âge.»

La Tremendita chante tous les styles de la famille flamenca, du cante jondo le plus profond au plus léger. «Je n'ai pas de préférence, le flamenco est un art du moment», dit-elle. Elle travaillera pour la première fois avec Constantinople à mettre en chansons des poèmes espagnols de García Lorca, des textes soufis de Rumi et des paroles anciennes de La Niña de los Peines: «Il est assez étonnant de constater les ressemblances entre les cultures abordées. Un rythme flamenco comme le tango [ne pas confondre avec celui de l'Argentine] est naturellement métissé et, même dans nos chants respectifs, certaines façons d'ornementer sont communes aux deux mondes.» Au programme: du chant libre inspiré du fandango, de la zambra mélodique, proche du monde arabe, de la buleria, plus rythmique, et de la solea, tragique et fulgurante. Servis à l'orientale...

***

Collaborateur du Devoir

***

- À Québec au palais Montcalm le jeudi 15 mai à 20h. Renseignements: 418 641-6040.

- À Montréal à la salle Pierre-Mercure le vendredi 16 mai à 20h. Renseignements: 514 987-6919.






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