Habib Koité en spectacle - La gueule du crocodile
Habib Koité
Habib Koité, grand chanteur guitariste malien et musicien africain parmi les plus célébrés à l'extérieur, s'amène demain soir au National avec son groupe Bamada. «Bamada» signifie «la gueule du crocodile», surnom de la capitale Bamako, où Koité a développé sa vision musicale panmalienne fondée sur une approche multiculturelle. «La musique de chez nous est d'une telle diversité, constate-t-il une fois de plus. Je puise dans les cultures mandingue, peuhl et songhaï. Lorsque je m'inspire de la musique d'une région, j'en respecte l'identité, les rythmes, les modes, les gammes et les intervalles.»
Lui-même descendant d'une grande famille de griots de l'ethnie Khassonké, qui provient elle-même d'un métissage entre les Peuhls d'origine nomade et les Malinkés, qui font eux-mêmes partie de la grande famille mandingue, Koité en connaît un lot en matière de croisements musicaux.
Très fluide et mélodique, sa musique intègre le caractère intimiste des petits instruments peuhls, les percussions plus grosses des Bambaras ou des Khassonkés. À la guitare, il peut rappeler des instruments traditionnels comme la kora ou ceux de la famille n'goni. «Il est important de maintenir l'intérêt des jeunes pour la tradition de même que pour certains instruments qui tendent à disparaître», explique le rassembleur.
Dans Afriki, le plus récent disque qu'il a fait paraître en automne dernier, il fait découvrir un groupe d'une douzaine de musiciens qui soufflent dans les cornes d'antilopes. Dans une pièce, il intègre pour la première fois un choeur de femmes. «Je les voulais griottes, avec des voix rauques comme celles qui chantent toute la journée sans micro.»
Afriki vaut l'écoute: pièces doucement rythmées ou plus syncopées, cuivres aux accents vaguement latinos, voix tribales, hommage bluesé à Ali Farka Touré, transposition de rythmes khassonkés à la batterie et ce message qui porte le disque. «Je dis qu'en Afrique, on ne doit pas s'arrêter au fatalisme, mais se mettre au travail. Personne ne le fera à notre place. Il faut aussi trouver une solution pour redonner espoir à notre jeunesse, qui est complètement désespérée. La musique peut dire tout ça.»
Collaborateur du Devoir
Au National le dimanche 4 mai à 20h30
Renseignements: 514 790-1245
Lui-même descendant d'une grande famille de griots de l'ethnie Khassonké, qui provient elle-même d'un métissage entre les Peuhls d'origine nomade et les Malinkés, qui font eux-mêmes partie de la grande famille mandingue, Koité en connaît un lot en matière de croisements musicaux.
Très fluide et mélodique, sa musique intègre le caractère intimiste des petits instruments peuhls, les percussions plus grosses des Bambaras ou des Khassonkés. À la guitare, il peut rappeler des instruments traditionnels comme la kora ou ceux de la famille n'goni. «Il est important de maintenir l'intérêt des jeunes pour la tradition de même que pour certains instruments qui tendent à disparaître», explique le rassembleur.
Dans Afriki, le plus récent disque qu'il a fait paraître en automne dernier, il fait découvrir un groupe d'une douzaine de musiciens qui soufflent dans les cornes d'antilopes. Dans une pièce, il intègre pour la première fois un choeur de femmes. «Je les voulais griottes, avec des voix rauques comme celles qui chantent toute la journée sans micro.»
Afriki vaut l'écoute: pièces doucement rythmées ou plus syncopées, cuivres aux accents vaguement latinos, voix tribales, hommage bluesé à Ali Farka Touré, transposition de rythmes khassonkés à la batterie et ce message qui porte le disque. «Je dis qu'en Afrique, on ne doit pas s'arrêter au fatalisme, mais se mettre au travail. Personne ne le fera à notre place. Il faut aussi trouver une solution pour redonner espoir à notre jeunesse, qui est complètement désespérée. La musique peut dire tout ça.»
Collaborateur du Devoir
Au National le dimanche 4 mai à 20h30
Renseignements: 514 790-1245
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