jeudi 24 mai 2012 Dernière mise à jour 10h53
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Théâtre - Virtuose cherche pianiste, désespérément

Christophe Huss   22 avril 2008  Musique
James Ehnes revenait à la Place des Arts quelques semaines après son prodigieux Concerto pour violon de Tchaïkovski avec Kent Nagano. Il semble à la recherche d'un nouveau partenaire, troquant hier l'habituel Eduard Laurel contre un dénommé Andrew Armstrong que sa biographie nous dit «acclamé par les critiques pour sa technique éblouissante et son jeu expressif et passionné».

Eh bien, une fois n'est pas coutume, Andrew Armstrong ne va pas être acclamé. Bien loin d'un jeu expressif et passionné, j'ai plutôt le sentiment d'avoir subi une heure et demie de martèlement de la part d'un piocheur de haut calibre, capable de délivrer les forte les plus durs et laids qu'on puisse imaginer.

Le dialogue était nul, le pianiste plaquant un accompagnement sur les phrases du violon. Bref, le match était inégal, et pour prendre une métaphore de hockey (ô que cela ne valait pas le coup de rater le fameux match pour ça!) pendant que Ehnes-Kovalev s'appliquait à faire glisser la rondelle avec élégance, Armstrong-Chara pratiquait des mises en échec à répétition... Un seul moment de musique dans ces arabesques sur plantage de clous: le second mouvement de la sonate de Richard Strauss, rescapé on ne sait comment.

Pour le reste, c'est le James Ehnes impeccable mais un peu lisse qu'on a eu hier soir, tant dans Brahms que dans Bartók. Mais on le comprend: se livrer davantage n'aurait servi à rien. Il devra continuer à chercher : les partenaires potentiels ne manquent pas, je pense par exemple à Wonny Song. Quant à sauver ce concert de Montréal, la subtile Louise-Andrée Baril aurait fait mille fois mieux.

Pro Musica, qui accueillera la saison prochaine les Festival Strings de Lucerne, le Trio Wanderer, le Trio Eroïca, les Quatuors Prazak, Ysaÿe et Zemlinsky, la violoniste Arabella Steinbacher, le pianiste Evgueny Sudbin (c'est beau, une direction artistique qui cherche à suivre ce qui se passe dans le monde...), dévoilera le 15 mai les quatre concerts de prestige qui marqueront son 60e anniversaire.

***

PRO MUSICA

Récital violon et piano. Leclair: Sonate op. 9 n° 3. Brahms: Sonate n° 1. Bartók: Rhapsodie n° 2. R. Strauss: Sonate op. 18. James Ehnes (violon), Andrew Armstrong (piano). Théâtre Maisonneuve, le 21 avril 2008.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012