Recommandations à la Guilde des musiciens
Photo : Jacques Grenier
Émile Subirana
Lors de l'assemblée de mise en candidature de la Guilde des musiciens, jeudi, Gérard Masse, un des administrateurs destitués par le bureau canadien de l'American Federation of Musicians (AFM), a fait circuler un document resté secret, accompagnant la décision du tribunal qui a destitué quatre administrateurs tout juste avant Noël. Or, selon M. Masse, ce document lui donne raison en ce qui concerne les agissements du président de la Guilde, Émile Subirana.
Le document en question consiste en des recommandations faites par le comité de trois personnes chargés de statuer sur les accusations portées par Émile Subirana contre quatre des administrateurs de la Guilde.
Les 15 et 16 novembre dernier, l'AFM a tenu des audiences bilingues à Montréal. Un tribunal de trois personnes, des vétérans syndicalistes, Eddy Bayens d'Edmonton, Ray Petch de Calgary et Cor Gaudri de Winnipeg ont entendu les positions des accusés comme de l'accusateur dans ce dossier. On connaissait le jugement rendu, mais l'on ignorait que des recommandations avaient également été faites par ce comité.
Dans les recommandations formulées par le comité, trois ressortent particulièrement, qui concernent directement les points de litige au sein de la Guilde lors des derniers mois.
Le comité recommande que les états financiers vérifiés soient publiés, dès qu'ils seront produits, dans le bulletin de la Guilde, L'Entracte. Il est question aussi d'améliorer les règlements de la Guilde, afin de préciser les rôles de chaque administrateur, de définir ses aires de juridiction, ses responsabilités et obligations, plus spécifiquement pour ce qui est des représentants de la ville de Québec. Un des principaux acteurs dans le vent de contestation de l'actuel président, M. Masse, était justement le vice-président rattaché au bureau de Québec de la Guilde. Il est par contre suggéré dans le document que le bureau de Québec soit totalement autonome du bureau principal, à Montréal. Parmi les autres recommandations, une circulation plus efficace de l'information au sein de la Guilde est souhaitée.
De façon plus importante encore, la quatrième note concerne le mode de paiement du président de la Guilde, un des aspects les plus disputés par les membres dissidents. On se souvient qu'au cours de l'année 2001, M. Subirana a transformé son poste pour en faire un poste de consultant, se versant des honoraires professionnels plutôt qu'un salaire. Or, la recommandation à ce sujet stipule que le président de la Guilde soit rémunéré en tant qu'employé de la Guilde.
Selon M. Masse, la situation est loufoque: «J'ai été suspendu sans salaire et destitué pour avoir mis à jour un système qui aurait dû être réorganisé comme le comité le recommande. Le comité n'a siégé que deux jours. Ils ont trouvé ce que nous demandons depuis un an et demi.»
Le document en question consiste en des recommandations faites par le comité de trois personnes chargés de statuer sur les accusations portées par Émile Subirana contre quatre des administrateurs de la Guilde.
Les 15 et 16 novembre dernier, l'AFM a tenu des audiences bilingues à Montréal. Un tribunal de trois personnes, des vétérans syndicalistes, Eddy Bayens d'Edmonton, Ray Petch de Calgary et Cor Gaudri de Winnipeg ont entendu les positions des accusés comme de l'accusateur dans ce dossier. On connaissait le jugement rendu, mais l'on ignorait que des recommandations avaient également été faites par ce comité.
Dans les recommandations formulées par le comité, trois ressortent particulièrement, qui concernent directement les points de litige au sein de la Guilde lors des derniers mois.
Le comité recommande que les états financiers vérifiés soient publiés, dès qu'ils seront produits, dans le bulletin de la Guilde, L'Entracte. Il est question aussi d'améliorer les règlements de la Guilde, afin de préciser les rôles de chaque administrateur, de définir ses aires de juridiction, ses responsabilités et obligations, plus spécifiquement pour ce qui est des représentants de la ville de Québec. Un des principaux acteurs dans le vent de contestation de l'actuel président, M. Masse, était justement le vice-président rattaché au bureau de Québec de la Guilde. Il est par contre suggéré dans le document que le bureau de Québec soit totalement autonome du bureau principal, à Montréal. Parmi les autres recommandations, une circulation plus efficace de l'information au sein de la Guilde est souhaitée.
De façon plus importante encore, la quatrième note concerne le mode de paiement du président de la Guilde, un des aspects les plus disputés par les membres dissidents. On se souvient qu'au cours de l'année 2001, M. Subirana a transformé son poste pour en faire un poste de consultant, se versant des honoraires professionnels plutôt qu'un salaire. Or, la recommandation à ce sujet stipule que le président de la Guilde soit rémunéré en tant qu'employé de la Guilde.
Selon M. Masse, la situation est loufoque: «J'ai été suspendu sans salaire et destitué pour avoir mis à jour un système qui aurait dû être réorganisé comme le comité le recommande. Le comité n'a siégé que deux jours. Ils ont trouvé ce que nous demandons depuis un an et demi.»
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