Robert Charlebois à L'Étoile - Les classiques franchissent le mur du son
Un véritable mur du son. Pour son nouveau spectacle, Avril sur Mars, Robert Charlebois s'est payé la traite: 15 musiciens, dont deux batteries, des choristes, une section de cuivres, des violons, un violoncelle. Le Mur du Son Orchestra, c'est le nom de son groupe, est au service d'une vingtaine de titres puisés à travers un vaste répertoire, qui remonte aussi loin que 1966 dans le cas de la pièce Doux sauvage.
C'est une véritable machine musicale, écrasante par moments, avec laquelle Charlebois retrouvait la puissance psychédélique de titres plus «space», comme on disait à l'époque, comme Fu Man Chu ou Tout écartillé.
C'était une double première hier. Non seulement parce que Robert Charlebois lançait ce nouveau spectacle qui succède à Tout écartillé, le show qu'il a promené dans différentes salles ces dernières années, mais aussi parce qu'il baptisait la nouvelle salle L'Étoile à Brossard.
L'Étoile, c'est cette salle construite par les promoteurs du fameux Quartier Dix30, ce quartier de Brossard littéralement sorti de terre avec ses 120 boutiques, ses 18 restaurants, son cinéma de 16 salles, son hôtel de luxe...et ses 5000 places de stationnement pour attirer les banlieusards qui n'en peuvent plus de tenter de se garer au centre-ville de Montréal. La salle pourrait ressembler à une version très high tech de l'ancien Spectrum de Montréal, avec service aux tables, bars latéraux et balcons. Elle peut accueillir de 700 à 1000 personnes, selon la configuration choisie.
Clin d'oeil amusant: le nouveau spectacle de Charlebois commence avec la trame musicale de Deux femmes en or, qu'il avait composé pour le célèbre film qui mettait justement en vedette de joyeuses délurées ...de Brossard.
La gestion de la salle a été confiée à la compagnie Larivée Cabot Champagne, qui gère différentes salles comme Le National et La Tulipe, ainsi que les disques La Tribu, et qui représente de nombreux artistes, dont Charlebois.
Un spectacle à haute énergie donc, à partir d'un répertoire qui fait partie du patrimoine collectif, carrément. Son répertoire varie d'un soir à l'autre, puisqu'il choisit parmi une cinquantaine de titres. Hier soir on pouvait entendre un titre plus rare comme Mont Athos mais aussi des incontournables comme Lindbergh et California.
La foule scande «Québec» pendant Les ailes d'un ange, bien sûr, Charlebois écarte les jambes sur Tout écartillé, bien sûr, et on réalise à quel point certaines chansons, comme Fu Man Chu ou La manufacture, sont de véritables petits scénarios que Charlebois peut interpréter comme un comédien.
À plus de 60 ans, Robert Charlebois en met plein la vue, se dépensant sans compter, alors que les pièces connues sont rehaussées par des solos de guitare déchaînées et par des cuivres vibrants, et des finales où le groupe fait presque lever le plafond.
Charlebois s'amuse aussi. En chantant Madame Bertrand avec sa choriste hier, les deux se sont tellement plantés dans les paroles, mélangeant les couplets, que les erreurs devenaient des gags qui semblaient faire partie intégrante du spectacle.
Après un séquence très énergique Robert Charlebois s'installait au piano au premier rappel pour Avril sur Mars et pour Ordinaire, avant de repartir le party avec Conception au moment où il nous a fallu quitter. En se disant que Charlebois est un peu au Québec comme les Rolling Stones sur la scène rock: un répertoire béton qui traverse les générations et qui est revisitée avec inventivité et une nouvelle énergie.
C'est une véritable machine musicale, écrasante par moments, avec laquelle Charlebois retrouvait la puissance psychédélique de titres plus «space», comme on disait à l'époque, comme Fu Man Chu ou Tout écartillé.
C'était une double première hier. Non seulement parce que Robert Charlebois lançait ce nouveau spectacle qui succède à Tout écartillé, le show qu'il a promené dans différentes salles ces dernières années, mais aussi parce qu'il baptisait la nouvelle salle L'Étoile à Brossard.
L'Étoile, c'est cette salle construite par les promoteurs du fameux Quartier Dix30, ce quartier de Brossard littéralement sorti de terre avec ses 120 boutiques, ses 18 restaurants, son cinéma de 16 salles, son hôtel de luxe...et ses 5000 places de stationnement pour attirer les banlieusards qui n'en peuvent plus de tenter de se garer au centre-ville de Montréal. La salle pourrait ressembler à une version très high tech de l'ancien Spectrum de Montréal, avec service aux tables, bars latéraux et balcons. Elle peut accueillir de 700 à 1000 personnes, selon la configuration choisie.
Clin d'oeil amusant: le nouveau spectacle de Charlebois commence avec la trame musicale de Deux femmes en or, qu'il avait composé pour le célèbre film qui mettait justement en vedette de joyeuses délurées ...de Brossard.
La gestion de la salle a été confiée à la compagnie Larivée Cabot Champagne, qui gère différentes salles comme Le National et La Tulipe, ainsi que les disques La Tribu, et qui représente de nombreux artistes, dont Charlebois.
Un spectacle à haute énergie donc, à partir d'un répertoire qui fait partie du patrimoine collectif, carrément. Son répertoire varie d'un soir à l'autre, puisqu'il choisit parmi une cinquantaine de titres. Hier soir on pouvait entendre un titre plus rare comme Mont Athos mais aussi des incontournables comme Lindbergh et California.
La foule scande «Québec» pendant Les ailes d'un ange, bien sûr, Charlebois écarte les jambes sur Tout écartillé, bien sûr, et on réalise à quel point certaines chansons, comme Fu Man Chu ou La manufacture, sont de véritables petits scénarios que Charlebois peut interpréter comme un comédien.
À plus de 60 ans, Robert Charlebois en met plein la vue, se dépensant sans compter, alors que les pièces connues sont rehaussées par des solos de guitare déchaînées et par des cuivres vibrants, et des finales où le groupe fait presque lever le plafond.
Charlebois s'amuse aussi. En chantant Madame Bertrand avec sa choriste hier, les deux se sont tellement plantés dans les paroles, mélangeant les couplets, que les erreurs devenaient des gags qui semblaient faire partie intégrante du spectacle.
Après un séquence très énergique Robert Charlebois s'installait au piano au premier rappel pour Avril sur Mars et pour Ordinaire, avant de repartir le party avec Conception au moment où il nous a fallu quitter. En se disant que Charlebois est un peu au Québec comme les Rolling Stones sur la scène rock: un répertoire béton qui traverse les générations et qui est revisitée avec inventivité et une nouvelle énergie.
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