The Police au Centre Bell - Contrat rempli, ni plus, ni moins
Photo : Pascal Ratthé
Sting, hier, menait sa foule au doigt et au refrain.
Comme les deux soirs de juillet dernier au même Centre Bell, ils les ont toutes jouées hier.
Toutes les requises du premier album Outlandos D’Amour (1978): Roxanne, Can’t Stand Losing You, So Lonely, même Hole In My Life et Truth Hits Everybody. Les incontournables du deuxième album Regatta De Blanc (1979), Message In A Bottle, Walking On The Moon, n’ont pas été contournées. Celles qu’il fallait faire du troisième album Zenyatta Mondatta (1980) ont été faites: Don’t Stand So Close To Me, Driven To Tears, De Do Do Do, De Da Da Da, jusqu’à Voices In My Head. Le quatrième album Ghosts In The Machine (1981) a dûment fourni Invisible Sun et Every Little Thing She Does Is Magic. Et on a obligeamment effectué le tour obligé du dernier album Synchronicity (1983): Wrapped Around Your Finger, King Of Pain, Walking In Your Footsteps, Every Breath You Take.
Ils les ont toutes jouées comme sur les albums, à quelques intros et solos près. Sting a atteint toutes les notes qu’il atteignait, du temps qu’il était jeune et svelte: de fait, l’aiguillon est encore irréprochablement svelte à 56 ans. Pareillement, Stewart Copeland tape tout aussi dru, sec et à impossibles contretemps qu’il tapait d’antan. Et Andy Summers, s’il accuse un peu de bouteille, est encore capable de solos dignes du British Blues Boom des années 60 dont il est issu (il joua avec Eric Burdon, dans sa première vie).
Rien à redire: les gens étaient contents. Contents de reconnaître tout, contents aussi de s’entendre chanter: ainsi les 13 000 spectateurs ont-ils compris illico qu’il fallait répondre «... De Da Da Da» au «De Do Do Do...» lancé par Sting. Eh! Ils étaient là pour ça. Pour le karaoké géant, avec le vrai groupe au lieu d’un «tribute band». The Police réuni n’avait qu’à être The Police réédité. Là-dessus, pas de problème. Contrat rempli, ni plus, ni moins.
Il n’y avait même pas de prétention d’amitié retrouvée. Ces types-là n’ont jamais pu se blairer, ça non plus n’a pas changé. Cohésion musicale totale, froideur absolue. Pas d’affection entre eux, pas plus que pour les chansons. Zéro nostalgie. Zéro émotion. Zéro implication, autre qu’exécutoire. Ces policemen ont-ils déjà eu quelque chose en commun, sinon l’efficacité, l’originalité d’un son de groupe et une certaine hargne? On en doute.
Pas grave. L’émotion remplissait l’amphi: une génération célébrait sa bande sonore. Moi-même, j’ai retrouvé un ami d’enfance de l’avenue Olier à Montréal-Nord, salut Marco Tassi. C’était émouvant. Merci à The Police pour ça. On a le conventum qu’on peut.
Toutes les requises du premier album Outlandos D’Amour (1978): Roxanne, Can’t Stand Losing You, So Lonely, même Hole In My Life et Truth Hits Everybody. Les incontournables du deuxième album Regatta De Blanc (1979), Message In A Bottle, Walking On The Moon, n’ont pas été contournées. Celles qu’il fallait faire du troisième album Zenyatta Mondatta (1980) ont été faites: Don’t Stand So Close To Me, Driven To Tears, De Do Do Do, De Da Da Da, jusqu’à Voices In My Head. Le quatrième album Ghosts In The Machine (1981) a dûment fourni Invisible Sun et Every Little Thing She Does Is Magic. Et on a obligeamment effectué le tour obligé du dernier album Synchronicity (1983): Wrapped Around Your Finger, King Of Pain, Walking In Your Footsteps, Every Breath You Take.
Ils les ont toutes jouées comme sur les albums, à quelques intros et solos près. Sting a atteint toutes les notes qu’il atteignait, du temps qu’il était jeune et svelte: de fait, l’aiguillon est encore irréprochablement svelte à 56 ans. Pareillement, Stewart Copeland tape tout aussi dru, sec et à impossibles contretemps qu’il tapait d’antan. Et Andy Summers, s’il accuse un peu de bouteille, est encore capable de solos dignes du British Blues Boom des années 60 dont il est issu (il joua avec Eric Burdon, dans sa première vie).
Rien à redire: les gens étaient contents. Contents de reconnaître tout, contents aussi de s’entendre chanter: ainsi les 13 000 spectateurs ont-ils compris illico qu’il fallait répondre «... De Da Da Da» au «De Do Do Do...» lancé par Sting. Eh! Ils étaient là pour ça. Pour le karaoké géant, avec le vrai groupe au lieu d’un «tribute band». The Police réuni n’avait qu’à être The Police réédité. Là-dessus, pas de problème. Contrat rempli, ni plus, ni moins.
Il n’y avait même pas de prétention d’amitié retrouvée. Ces types-là n’ont jamais pu se blairer, ça non plus n’a pas changé. Cohésion musicale totale, froideur absolue. Pas d’affection entre eux, pas plus que pour les chansons. Zéro nostalgie. Zéro émotion. Zéro implication, autre qu’exécutoire. Ces policemen ont-ils déjà eu quelque chose en commun, sinon l’efficacité, l’originalité d’un son de groupe et une certaine hargne? On en doute.
Pas grave. L’émotion remplissait l’amphi: une génération célébrait sa bande sonore. Moi-même, j’ai retrouvé un ami d’enfance de l’avenue Olier à Montréal-Nord, salut Marco Tassi. C’était émouvant. Merci à The Police pour ça. On a le conventum qu’on peut.
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