Bilan des 19es FrancoFolies de Montréal - Beau et chaud, bons shows
Vers un déficit plus petit que prévu
Photo : Jacques Grenier
Guy Latraverse, Alain Simard et Laurent Saulnier affichaient l’air guilleret et nonchalant de ceux qui n’ont pas besoin de brandir des chiffres pour témoigner du soleil éclatant et du public toujours au rendez-vous, hier en conférence de presse à
Ce furent de bonnes et belles FrancoFolies, concluait hier l'Équipe Spectra, précédée par les bilans artistiques élogieux que la presse écrite lui avait servis le matin même.
«Les médias ont fait le bilan avant nous, lançait le manitou de la fête, Alain Simard, en brandissant la revue de presse du matin, et on est bien d'accord avec eux. C'étaient de très belles Francos.» Des 74 représentations en salles, 14 ont été présentées à guichets fermés. Cent soixante-dix-huit autres prestations ont animé la foule à l'extérieur.
Autant le p.-d.g. que les programmateurs Laurent Saulnier et Guy Latraverse affichaient l'air guilleret et nonchalant de ceux qui n'ont pas besoin de brandir des chiffres pour témoigner du soleil éclatant et du public toujours au rendez-vous. «Il a fait beau, il a fait chaud, on a eu des bons shows», résumait Laurent Saulnier. Et ce, malgré l'absence de gros noms de la chanson francophone comme Murat ou Higelin.
«On s'est tournés vers les artistes d'ici et on est extrêmement fiers», a précisé le programmateur. Les trois grands rendez-vous du festival ont fait mouche, du hapenning multiculturel mené par Daniel Boucher, «grand événement d'intégration des communautés», a dit Guy Latraverse, au succès retentissant de Pierre Lapointe avec l'Orchestre métropolitain, en passant par l'hommage à Marjo, réorganisé en 48 heures à cause de la blessure au pied de la rockeuse qui s'est tout de même présentée sur scène.
Mais c'est surtout du côté des découvertes chez les jeunes artistes de la scène locale que les 19es FrancoFolies ont marqué des points. La série En résidence a permis à trois groupes de briller de tous leurs feux créatifs: les Malajube et Karwa acoustiques ont prouvé leur génie, les Moquettes Coquettes, leur folie.
On a tous mieux compris le phénomène Tricot Machine, qui a relevé le défi de remplir le Cabaret Juste pour rire pendant trois soirs. Laurent Saulnier souligne aussi «le travail exceptionnel de Loco Locass» en symphonie avec l'Orchestre du Camp Saint-Alexandre. Ce spectacle aura donné lieu à l'une des deux meilleures chansons des 19es Francos, selon le programmateur: Paix des braves de l'artiste invité Samian n'apparaît encore sur aucun album, tout comme L'Hippocampe du groupe à surveiller El Motor.
Quelques Français ont tout de même fait l'événement, à commencer par «le choc brutal de Grand Corps Malade», qui a ébranlé le public de sa poésie intense et Abd al Malik, «sauveur du hip-hop français», évoque Laurent Saulnier. Les organisateurs soulignent aussi le premier (et dernier) Spectrum à guichets fermés d'Émilie Simon.
Les ventes sur le site ont atteint des sommets que seule la 15e édition a dépassés, ce qui laisse présager un déficit de 300 000 $, plutôt que les 500 000 $ prévus, a indiqué M. Simard.
Le festival s'est terminé sur une note un peu triste, la fermeture du mythique Spectrum, que Spectra espère toujours faire revivre en face, sur l'îlot Balmoral. Et déjà on se réjouit à la perspective de fêter les 20 ans des FrancoFolies l'an prochain, du 23 juillet au 3 août.
«Les médias ont fait le bilan avant nous, lançait le manitou de la fête, Alain Simard, en brandissant la revue de presse du matin, et on est bien d'accord avec eux. C'étaient de très belles Francos.» Des 74 représentations en salles, 14 ont été présentées à guichets fermés. Cent soixante-dix-huit autres prestations ont animé la foule à l'extérieur.
Autant le p.-d.g. que les programmateurs Laurent Saulnier et Guy Latraverse affichaient l'air guilleret et nonchalant de ceux qui n'ont pas besoin de brandir des chiffres pour témoigner du soleil éclatant et du public toujours au rendez-vous. «Il a fait beau, il a fait chaud, on a eu des bons shows», résumait Laurent Saulnier. Et ce, malgré l'absence de gros noms de la chanson francophone comme Murat ou Higelin.
«On s'est tournés vers les artistes d'ici et on est extrêmement fiers», a précisé le programmateur. Les trois grands rendez-vous du festival ont fait mouche, du hapenning multiculturel mené par Daniel Boucher, «grand événement d'intégration des communautés», a dit Guy Latraverse, au succès retentissant de Pierre Lapointe avec l'Orchestre métropolitain, en passant par l'hommage à Marjo, réorganisé en 48 heures à cause de la blessure au pied de la rockeuse qui s'est tout de même présentée sur scène.
Mais c'est surtout du côté des découvertes chez les jeunes artistes de la scène locale que les 19es FrancoFolies ont marqué des points. La série En résidence a permis à trois groupes de briller de tous leurs feux créatifs: les Malajube et Karwa acoustiques ont prouvé leur génie, les Moquettes Coquettes, leur folie.
On a tous mieux compris le phénomène Tricot Machine, qui a relevé le défi de remplir le Cabaret Juste pour rire pendant trois soirs. Laurent Saulnier souligne aussi «le travail exceptionnel de Loco Locass» en symphonie avec l'Orchestre du Camp Saint-Alexandre. Ce spectacle aura donné lieu à l'une des deux meilleures chansons des 19es Francos, selon le programmateur: Paix des braves de l'artiste invité Samian n'apparaît encore sur aucun album, tout comme L'Hippocampe du groupe à surveiller El Motor.
Quelques Français ont tout de même fait l'événement, à commencer par «le choc brutal de Grand Corps Malade», qui a ébranlé le public de sa poésie intense et Abd al Malik, «sauveur du hip-hop français», évoque Laurent Saulnier. Les organisateurs soulignent aussi le premier (et dernier) Spectrum à guichets fermés d'Émilie Simon.
Les ventes sur le site ont atteint des sommets que seule la 15e édition a dépassés, ce qui laisse présager un déficit de 300 000 $, plutôt que les 500 000 $ prévus, a indiqué M. Simard.
Le festival s'est terminé sur une note un peu triste, la fermeture du mythique Spectrum, que Spectra espère toujours faire revivre en face, sur l'îlot Balmoral. Et déjà on se réjouit à la perspective de fêter les 20 ans des FrancoFolies l'an prochain, du 23 juillet au 3 août.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

