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La déferlante Tricot Machine

Philippe Papineau   1 août 2007  Musique
Catherine Leduc et Matthieu Beaumont ne veulent surtout pas perdre le contrôle!
Photo : Jacques Nadeau
Catherine Leduc et Matthieu Beaumont ne veulent surtout pas perdre le contrôle!
Encore à l'état embryonnaire il y a à peine un an, le duo Tricot Machine a connu au cours des derniers mois une poussée de croissance impressionnante. Voguant allégrement sur une grosse déferlante médiatique appuyée d'un solide bouche à oreille, Catherine Leduc et Matthieu Beaumont ne veulent surtout pas perdre le contrôle, question que la vague ne se casse pas de sitôt et que la glisse se fasse à leur façon.

Aux FrancoFolies, le duo — qui forme aussi un couple dans la vie — a obtenu un mandat de taille. Pendant quatre soirs, ils rempliront le Cabaret Juste pour rire de leurs chansonnettes à la fois belles et sombres, aux images évocatrices et touchantes. Un peu partout en ville, les grands yeux bleus de Catherine et le regard timide de Matthieu se retrouvent sur les poteaux, les boîtes à lettres et les murs d'affichage. «Au début, c'était ben épeurant, confie Catherine en regardant Matthieu. On nous avait offert un seul concert à l'extérieur, mais après notre lancement, en mars, Laurent Saulnier nous a proposé ces quatre soirs. C'était un pari risqué, car on aurait pu ne pas avoir autant de succès.»

Autant de succès... Cette phrase à peine prononcée, Matthieu se redresse lentement et, de sa voix posée, relativise le tout. Oui, 8000 exemplaires vendus, c'est énorme pour la «scène locale», mais qu'est-ce donc à côté des 130 000 copies de Pierre Lapointe, par exemple? Pas fou! «Je pense que ça va tout le temps être artisanal, dit Matthieu. On fait pas ça pour devenir gros, on le fait parce qu'on aime ça. C'est d'abord de la musique, juste du son avec des émotions, et c'est ça qu'on veut faire.»

Les amoureux avouent tout de même que les dernières semaines ont été remplies de beaux moments. «On a fait tous les festivals que je trouve le fun, dit Matthieu, qui se gratte la barbe en souriant. Tadoussac, Petite-Vallée, le Festival d'été de Québec, les Francos... Tout ça juste dans un été!» Catherine poursuit en comptant sur ses doigts: «À Québec, on a gagné le prix Miroir [meilleur concert d'un artiste québécois], le lendemain, on recevait quatre nominations au Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec... On dirait qu'il y a tellement de belles choses en même temps que j'ai de la misère à en profiter!» De beaux problèmes, quoi.

Quatre fois onze

Au Cabaret Juste pour rire, du 1er au 4 août, Tricot Machine sera accompagné de toute la fanfare qu'on peut entendre sur son album éponyme. En tout, ils seront 11 musiciens sur scène, au plus grand plaisir du biologiste et de la tricoteuse, qui ont toujours leur emploi respectif. «Tsé, tout ces musiciens-là, ça coûte des sous, même si ce sont des amis, explique Catherine. Alors, c'est toute une chance et, chaque fois, c'est spécial de jouer avec eux.» Matthieu en rajoute: «Ça reste un duo à la base, mais tout le monde met son humanité, sa personnalité. Quand la fanfare embarque dans Un monstre sous mon lit, ça nous fait tous quelque chose dans le ventre.»

Si les plans pour un deuxième album sont déjà bien entamés, Tricot Machine ne parle pas trop des nombreux projets caressés pour la suite des choses. Sous la torture, Catherine et Matthieu ont tout de même avoué vouloir faire un livre-disque et aussi offrir aux fans quelques objets liés au tricot, sans toutefois tomber dans le macramé. Un nouveau clip pour leur pièce L'Ours — d'ailleurs réalisé par Joël Vaudreuil, du groupe Avec pas d'casque — devait aussi être lancé hier.

Quant à la possibilité de partir en tournée dans la Francophonie, Tricot Machine reconnaît y avoir songé, mais il n'y aurait rien d'organisé à ce jour. «C'est sûr qu'on veut se promener, dit Matthieu. En France, en Afrique ou dans l'Ouest canadien, n'importe où. Sans vouloir faire une tournée mondiale, on pourrait faire les festivals folk.» «L'important, c'est qu'on fasse pas toujours la même affaire, conclut Catherine. Je peux pas croire qu'il y a du monde qui s'amuse à répéter la même singerie 250 fois par années à Las Vegas!»

***

- Tricot Machine, du 1er au 4 août, au Cabaret Juste pour rire, 15,50 $. Première partie: Avec pas d'casque.
 
 
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  • Jacques Fontaine
    Inscrit
    mercredi 1 août 2007 11h58
    Tsé, toutes ces fautes-là... dans Le Devoir ne plus !
    Tsé, tout ces musiciens-là
    250 fois par années

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