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    Avec pas d'casque, les champions des premières parties

    28 juillet 2007 | Philippe Papineau | Musique
    Pas une, ni deux, ni trois fois. Ni quatre, d'ailleurs. Mais plutôt cinq! Le sympathique trio Avec pas d'casque, au style «folk de garage», réchauffera pas moins de cinq fois la foule des FrancoFolies, une fois pour Malajube ce soir, puis quatre fois avec Tricot Machine en fin de festival. L'occasion rêvée pour causer avec les champions des premières parties.

    Le groupe au nom inspiré de l'expression popularisée par le collègue Jean Dion a déjà en poche un démo et un album, Trois chaudières de sang, paru en 2006 sur Dare To Care (Malajube, Pawa Up First, We Are Wolves). Leur musique folk désinvolte flirtant avec le country, appuyée de solides textes, a permis aux trois gars de fouler les planches de plusieurs scènes du Québec, et leurs pièces accrocheuses se sont hissées dans la plupart des palmarès des radios communautaires et étudiantes.

    L'automne dernier, à l'Escogriffe, ils recevaient ironiquement Tricot Machine en première partie. Aujourd'hui, les rôles sont inversés, quatre fois plutôt qu'une. Toutefois, pour le chanteur Stéphane Lafleur, le batteur Joël Vaudreuil et le musicien à tout faire Nicolas Moussette, il n'y a rien d'ingrat à réchauffer les auditoires de la sorte. «Nous, on aime bien le fait de ne pas avoir la pression d'être la tête d'affiche, raconte Lafleur. Et jouer une quarantaine de minutes, c'est une durée parfaite, d'autant qu'on n'a pas un répertoire gigantesque.»

    En exagérant un peu, on pourrait dire que les astres culturels s'alignent pour Stéphane Lafleur. C'est qu'en plus d'un horaire «francofou» assez chargé, Lafleur, qui mène parallèlement une carrière cinématographique, a vu son premier long métrage, Continental, un film sans fusil, être sélectionné au Festival de Venise. «Avec le groupe, ç'a été plus dur cette année de se faufiler à travers les horaires de tournage et de postproduction, avoue le guitariste et parolier. L'avantage, c'est qu'on n'est pas vraiment carriériste, ça devient un projet un peu en dilettante. On monte sur scène assez régulièrement pour que ça continue, et juste assez pour ne pas se tanner.» Les premières parties s'insèrent visiblement assez bien dans cette optique.

    Cinéma ou musique?

    Pour Stéphane Lafleur, frayer entre les deux univers comporte son lot de bons côtés. «Par rapport au cinéma, faire de la musique a quelque chose de plus spontané. Oui, il faut travailler les textes, mais en même temps il n'y a pas de règles, il y a une liberté de création totale. Dans le milieu du cinéma, il y a plus d'intervenants, ça prend plus de sous, et il y a pas mal plus de monde qui regarde au-dessus de ton épaule pour savoir ce que t'es en train d'écrire!»

    Les textes d'Avec pas d'casque ne s'inscrivent pas dans une veine narrative. La force des paroles de Lafleur réside beaucoup plus dans l'évocation d'images fortes, d'univers un peu tristounets, parfois absurdes. «Y'a pas une grande prétention dans ce qu'on fait, insiste-t-il. Moi j'écris par nécessité, que ça soit des tounes ou des films, on dirait que c'est tout ce que je sais faire dans la vie... Tsé, je suis incapable de poser une tablette!»

    ***

    - Avec pas d'casque: en première partie de Malajube ce soir au Club Soda, et de Tricot Machine du 1er au 4 août au Cabaret Juste pour rire.
     
     
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