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Pourquoi Le Devoir n'ira pas voir The Police

Jean-François Nadeau   25 juillet 2007  Musique
«You don't have to put on the red light / Those days are over», chantait Sting dans Roxanne. C'était il y a plus de 20 ans. Mais pour être désormais bien en phase avec l'univers des marchands de produits qui contrôlent de plus en plus le monde de la musique, il faudrait semble-t-il que les médias acceptent eux-mêmes de se transformer en maisons de passes, d'allumer la lumière rouge et de signifier ainsi, comme dans les bordels de jadis, que tout est à prendre, puisque tout est forcément à vendre.

Le Devoir n'assistera pas ce soir au spectacle que donne à Montréal la formation The Police. On nous en a tout simplement refusé l'accès. Motif? «Il n'y a pas assez de billets pour tous les médias», nous a affirmé Groupe Spectacles Gillett vendredi dernier. Précision importante à noter au passage: il y a eu des billets pour tous les quotidiens de Montréal, sauf pour le seul qui soit indépendant...

Imaginez: il n'y avait tellement pas de billets que même le photographe du Devoir, qui n'en a pourtant pas besoin pour faire son travail debout l'espace de trois chansons, s'est vu refuser l'accès au spectacle... Bien sûr, qu'il soit un des photographes de presse les plus applaudis au Canada n'y change rien: c'est Le Devoir lui-même qui est en cause dans cette affaire. Et pourquoi donc?

«Le tirage du Devoir n'est pas assez élevé», nous a-t-on d'abord dit! Ah oui? La bonne vieille blague, tant de fois répétée! Quelqu'un va-t-il finir par remarquer pour de bon que le tirage du quotidien fondé en 1910 par Henri Bourassa n'a jamais été aussi élevé depuis des décennies?

Oui, les lecteurs du Devoir n'ont jamais été aussi nombreux! Faut-il le crier partout? Entre 293 000 et 353 000 lecteurs, selon les périodes, un lectorat d'ailleurs largement plus intéressé à l'univers de la culture que la moyenne de la population, comme le montrent sans cesse divers sondages.

Le motif de ce refus au Devoir est en vérité plus profond. Et, de fait, bien plus grave. Au téléphone, la directrice des «relations avec les médias» du Groupe Spectacles Gillett sort facilement le chat du sac. Elle ne se contente pas de s'en tenir à l'explication laconique qui veut que, «à cause du nombre très limité de billets, Le Devoir ne pourra couvrir l'événement». Elle révèle en plus, et sans gêne aucune, la vraie nature du rapport que l'on souhaite désormais établir avec les médias ou, pour dire plus juste, avec Le Devoir. Quel est-il?

On signale en un mot au Devoir que plusieurs médias annoncent volontiers la mise en vente des spectacles du groupe mais que notre journal, lui, s'entête depuis trop longtemps à ne pas vouloir confondre publicité et information. «Il est plus facile de faire des affaires avec d'autres journaux. Pourquoi est-ce que vous, vous n'annoncez pas la mise en vente des billets de nos différents spectacles?» On nous demande au passage d'expliquer comment il se fait qu'on tient à couvrir un spectacle de Barbra Streisand, par exemple, mais qu'on ne fait rien lorsqu'il s'agit de Disney on Ice, comme si le lien de l'un à l'autre allait de soi!

«Quand c'est possible, on vous accommode. Mais là, ce ne sera pas possible.» Point final. Le message est clair: cela s'appelle du chantage.

Ce refus d'accès est d'abord et avant tout un signe des temps, de notre temps: l'univers du spectacle change au point où on finit par y confondre de plus en plus l'«industrie» avec la musique elle-même ou, si l'on préfère, l'argent avec le droit à une véritable information culturelle.

Les rockeurs ont modelé l'histoire contemporaine à partir des années 1960 en nous suggérant un nouveau regard sur le monde. Ils ont créé de nouveaux modes d'expression qui nous ont permis d'envisager notre réalité autrement. Tout porte à croire que, le temps passant, cette capacité que le monde du rock avait de mobiliser notre imaginaire en faveur de la liberté a peu à peu été rattrapée par l'énorme pouvoir du monde marchand. La musique populaire est ainsi devenue une banque à pistons où, hélas, bien de ses artisans ne se comportent plus autrement que comme les pires des banquiers assoiffés de profits.

Devant pareil spectacle parfaitement navrant, nous croyons toujours que l'indépendance éditoriale doit être défendue comme un gage de liberté plus que jamais nécessaire à une meilleure compréhension de notre époque.

***
Jean-François Nadeau
Directeur des pages culturelles






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Vos réactions

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  • Gabriel Montreuil
    Abonné
    mardi 24 juillet 2007 23h47
    Et alors?
    « Je ne lis pas Le Devoir pour sa couverture de shows de musique, de cinéma, de théatre, de danse ou autres produits de l'industrie de la culture, que je trouve ailleurs. Je lis Le Devoir pour ce que je n'y trouve pas ailleurs: l'indépendance éditoriale dans l'information qui «librement s'engage à défendre les idées et les causes qui assureront l'avancement politique, économique, culturel et social de la société québécoise.». »

  • Paul Toutant
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 03h50
    Pas étonnant
    « J'appuie la position éditoriale du Devoir et incite le groupe Gillett à revoir sa politique à l'endroit de ce journal. Malheureusement, la couverture culturelle au Québec est devenue une affaire trouble entre les médias et les producteurs: la télé est la grande responsable, on n'y voit plus que des "plogues" sans aucun esprit critique. On a les médias qu'on mérite, c'est au public à réagir avec force. Tenez bon!
    Paul Toutant »

  • Yves Poitras
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 04h44
    Tenez bon
    « C'est pour ça qu'on aime tant Le Devoir »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 05h26
    Lodge a complaint to The Police
    « Nous serons peut-être au maximum 353 000 lecteurs à s'offusquer de cette nouvelle. Pourquoi seulement s'offusquer un tantinet? Le devoir pourrait tout simplement se plaindre à The Police. The Police et Disney On Ice, ce serait du pareil au même pour Gillett? Enfin, Peut-être que Sting serait intéressé de l'apprendre. Et puis, tous ces groupes qui viennent à Montréal, aimeraient-il savoir qu'ils seront traités comme de pure produits de consommation et que la critique de leurs spectacles sera proportionnelle à la gratuité de l'espace publicitaire offerte par les médias de Montréal dans le but d'être sur la "guest list"? Enfin,

    On vit vraiment dans un monde superficiel. Enfin, si je faisais parti d'un groupe rock ayant la notoriété de The Police, je préfèrerais aller jouer directement à Toronto, ou même Ottawa. Moi personnellement, le Centre Bell et Gillett c'est terminé. »

  • l poisson
    Inscrite
    mercredi 25 juillet 2007 05h56
    Qui ça "on" ?
    « Qui a dit ça et qui est son employeur ? Rigueur

    La FPJQ et le Conseil de presse font leurs choux gras de ces histoirettes au lieu de s'intéresser au marketting politique...pourtant identique et inaperçu à force d'être trop quotidien.
    J'entends illico tomber des larmes de crocodiles sympathisantes à Québec et à Ottawa.
    Si "The Police" va en Afghanistan, votre photographe aura son billet gratisse.
    Et, au retour: des p'tites sandwiches pas d'croûtes.
    Parlez-en au monde de Bagotville ou à St-Jean-Richelieu

    (Rappel partiel de l'article)
    «Il est plus facile de faire des affaires avec d'autres journaux. Pourquoi est-ce que vous, vous n'annoncez pas la mise en vente des billets de nos différents spectacles?» On nous demande au passage d'expliquer comment il se fait qu'on tient à couvrir un spectacle de Barbra Streisand, par exemple, mais qu'on ne fait rien lorsqu'il s'agit de Disney on Ice, comme si le lien de l'un à l'autre allait de soi!

    «Quand c'est possible, on vous accommode. Mais là, ce ne sera pas possible.» Point final. Le message est clair: cela s'appelle du chantage. »

  • Jasette
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 06h08
    Le Devoir lave-t-il vraiment plus blanc que blanc?
    « Le système capitaliste le veut ainsi. Les ti-amis du capital se tiennent les coudes serrés et c'est normal! C'est un grand luxe de nos jours que d'avoir une tribune et de pouvoir dénoncer ce genre de copinage.

    Par ailleurs, un copain m'a déjà dit que Le Devoir avait des tendances nationalistes. Je ne sais pas si c'est exact! Mais je lui ai répondu: "bof, et puis après"! Pour moi, il ne faut pas confondre les idées que l'on défend et ceux qui défendent le capitalisme sauvage. »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 07h06
    Showbizz, Big Brother et décervelage
    « Cher Jean-François Nadeau,

    Votre angélisme face au souffle contestataire du rock demeure charmant mais Gonzo en avait une vision quelque peu différente qui me semble plus proche de la réalité...

    "The music business is a cruel and shallow money trench, a long plastic hallway where thieves and pimps run free, and good men die like dogs... There's also a negative side." - Hunter S. Thompson

    Fort d'admettre que la sphère médiatique traditionnelle n'est plus que la branche propagandiste de nos maîtres, il vous faut désormais être entièrement dédié au décervelage systématique débilitant qui transforme le citoyen en simple consommateur. Showbizz, sport, désinformation et ce que René Lévesque appelait déjà dans son temps du "pablum journalistique" sont désormais les seules avenues de "communication" encouragés.

    « Le traitement journalistique fait mine de constater ce qu'il contribue largement à mettre en scène. » - A. Rindel

    La pensée rationnelle et la rigueur intellectuelle doivent supplanter la religion, l'autorité, la tradition et maintenant les médias corporatifs, avant de s'imposer.

    Bonne chance ! Avec les publicistes qui admettent ouvertement s'adresser à un âge mental de 13 ans et un quotient de 100 ; vous en aurez grandement besoin ;)

    "L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est le cerveau de l'opprimé." - Steve Biko »

  • Christian Rioux
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 07h14
    La convergence en marche !
    « Voilà donc les résultats de la convergence des médias dont on nous a tant parlé. Lentement mais surement le piège s'est refermé sur la possibilité d'expression des journaux indépendants, avec la complicité des gouvernements, et nous voici face aux premiers résultats. Et encore, ce n'est que pour du rock... attendez la suite ! »

  • Francois Piazza
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 07h15
    Ça recommence !
    « Ancien routier du métier de la culture et du show-biz, dans lequel j'ai vécu ( partie québécoise) pendant 27 ans, je suis un peu étonné de l'angélisme de J.F.Nadeau.
    Moi aussi, via les attachées de presse, j'ai connu le même système de pression. Celui du «block-buster» : une entrevue exclusive contre un ou deux papiers sur des produits à lancer ( quelques fois très bon) Celui du voyage organisé se répétant dépendant de «l;a cire à botte utilisée ». Celui vous demandant que vous assignez un autre journaliste, le spécialiste étant réputé « hostile » ou démolisseur de métier. Celui du téléphone au patron refusant l'accès aux salles contrôlées par tel ou tel producteur tant que... Celui annonçant la fin de toute publicité dans le journal tant les articles cesseront d'être négatifs.
    Ce n'est pas constant mais récurant selon les années. Ce ne sont pas feu Tony, ni jadis Cloutier, ni certain membre de la famille Latraverse qui diront le contraire. N'est ce « Maman » ? Ni même certains grands comédiens coiffant deux chapeaux à l'occasion.
    Il faut savoir dire non, laisser la vague passer jusqu'à la prochaine bouffée d'autocratie et faire notre métier.
    C'est pourquoi je félicite Jean-François Nadeau pour son courage et sa détermination qui reste dans la tradition des pages culturelles du Devoir que je connais depuis Jean Basile jusqu'à lui. Vive le Devoir libre !

    François Piazza »

  • Jerome Camus
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 07h31
    Bravo!
    « Tiens! Si Sting, Stewart at Andy ne font pas changer d'opinion au promoteur, cela me déinstéresse complètement d'assister aux Police. Ils ont, après tout, la force de le faire. »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 07h39
    Vive Le Devoir libre!
    « Aujourd'hui, avec Internet, Le Devoir est un phare dans la francophonie Américaine. Je supporte la direction du Devoir dans son combat pour préserver sa liberté et son indépendance. »

  • Raymond Vaillancourt
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 08h08
    Se tenir debout !
    « Bravo pour votre réaction. Est-il nécessaire de rappeler qu'en ces temps d'incertitude, se tenir debout nous coûte toujours quelque chose...

    Raymond Vaillancourt
    Prospect Gestion »

  • Olivier Remillard
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 08h09
    De la Vraie information
    « Merci de nous informer de façon aussi transparente. Etrre un journal indépendant ne semble pas toujours simple, mais c'est pour cette raison que nous vous avons choisi. Merci de garder le journal exempt de publicité détournée, merci de rester intègre. Pour de ce qui est de la compagnie en question, on s'en souviendra. En espérant ne jamais lire de texte sur Diney on Ice dans notre journal... »

  • Raymond Langlois
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 08h26
    Merci de résister au pouvoir de l'argent.
    « Conservez votre indépendance et continuez à promouvoir la culture sans devoir passer par la convergence. »

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 08h34
    The Police ? je n'en ai rien à f....
    « Le Devoir ne sera pas au concert donné par The Police ? Je n'en suis pas fâché car ce groupe me laisse totalement indifférent. Je vais continuer à lire le Devoir, pour tout ce qui est vraiment important; les groupes de musique rock ou autre me laisse froid. »

  • Isabelle ___
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 08h34
    Vous avez eu raison
    « Vous avez eu entièrement raison de dénoncer cet état de fait et d'ouvrir le débat. Je suis curieuse de savoir si vous allez avoir un commentaire officiel du Groupe Spectacles Gillett suite à la parution de cette explication.

    Oui, il est devenu difficile de faire la différence entre "plogues" et "informations", entre "publicité déguisée" et "compte-rendu objectif". Malheureusement, cette tendance ne va qu'en s'accentuant, tant les groupes médias deviennent tentaculaires ("Plogue-moi ma mousse à raser et tu pourras aller voir Pavarotti").

    Quant à l'indépendance éditoriale, je pense malheureusement qu'elle n'existe quasiment plus et c'est dommage car cela contibue, à mon avis, au désintérêt de plus en plus croissant du public pour les médias imprimés. »

  • Jonathan Vallée Payette
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 08h44
    Contact du groupe Gillett
    « Afin de faire savoir votre désaccord le plus total envers la politique d'ingérence du groupe Gillett, voici leur contact :

    http://www.geg.ca/fre/termsPrivacy/redirect.cfm?sectionID=gegContactForm.cfm »

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    mercredi 25 juillet 2007 08h44
    Le Devoir...
    « Je sais pourquoi je lis le Devoir, et, sans surprise, cet article me donne encore et toujours raison. Longue longue vie cher journal. »

  • Jeremy Lewsaw
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 08h45
    pas clair
    « La question la plus évidente est pourquoi Le Devoir ou les autres médias ont vraiment besoin d'une telle lourde présence à ce genre de show anyway. Est-ce qu'on a vraiment besoin de voir une autre photo de Sting ? Je pense qu'on connait tous assez bien son visage. A-t-on besoin de lire qu'ils ont joué Every Breath You Take et si c'était bon ou pas ? Je m'imagine qu'ils vont jouer cette chanson et sans doute Roxanne aussi et que les gens qui ont payé autant pour y être seront ravis.

    Des artists qu'on ne connait pas si bien par contre, des pièces de théâtre innovatrices, c'est beaucoup plus intéressant à lire dans le journal. On se demande si la raison pour laquelle il y a toujours une véritable armée des gens des médias aux big shows n'est pas simplement parce qu'ils aiment bien y aller.

    Qu'ils achètent un billet comme tout le monde. »

  • bernard bujold
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 08h49
    Pas d'invitation - Pas de couverture
    « Le magazine Internet www.LeStudio1.com appuie
    entièrement la position du journal Le Devoir dans
    ce conflit qui fait rage sur la place publique,
    à Montréal, entre le Groupe Gillett
    (Centre Bell) et le journal Le Devoir.
    Le débat autour de l'accès des journalistes
    aux spectacles présentés au complexe
    appartenant au propriétaire du club
    de hockey Les Canadiens n'est pas nouveau
    ni unique et Le Devoir n'est pas le seul média
    qui n'est pas invité. Mais c'est le premier
    média qui discute de la situation publiquement.
    LeStudio1.com a autrefois demandé à être invité
    mais nous avons toujours reçu la même réponse qu'il n'y a
    pas de place disponible. Après quelques refus,
    nous avons simplement décidé de commenter certains
    spectacles mageurs (Madonna,The Rolling Stones,etc.)
    mais sans mentionner les cooordonnées du
    Centre Bell ni inviter les gens à acheter des billets.
    Évidemment nous ne sommes jamais invité
    au Centre Bell et nous ne demandons même plus à l'être.
    Lorsque nous y allons, nous devons acheté nos billets
    ou nous sommes l'invité des artistes et leur gérant.
    LeStudio1.com appuie donc Le Devoir dans sa démarche et
    nous appliquons nous aussi, pour tous les groupes
    organisateurs de spectacles, la politique reconnue
    partout dans le monde par les médias:
    "Pas d'invitation- Pas de couverture"
    Bernard Bujold
    Éditeur
    LeStudio1.com »

  • Frédéric Tremblay
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 08h53
    Bravo et merci
    « Je suis soudainement fier de lire un journal qui affiche autant de rigueur. C'est justement ce qui distingue le Devoir des soi-disant "chroniqueurs culturels" de certains bulletins télévisés: information et critique contre stricte promotion pécuniaire. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 09h07
    Le Devoir: un phare dans la nuit!
    « M. Nadeau,

    Bravo! Le Devoir doit demeurer un journal "indépendant"! C'est justement pourquoi ses lecteurs l'apprécient! De grâce, continuez à résister à tous ces maîtres chanteurs qui considèrent les médias comme de simples courroies de transmission publicitaire! »

  • Réjean Beaulieu
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 09h23
    Quelle belle critique!
    « Bravo au Devoir pour s'etre tenu debout et faire part à ses lecteurs de la réalité qui se cache derrière les belles parures. Les "experts" de relations publiques devront dorénavant y penser deux fois. »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 09h28
    Échange commercial ???
    « J'ai toujours considéré que donner des billets à ceux qui ont les moyens de les payer a un but avoué; la promotion. Je te donne des billets, tu me donne de l'espace médiatique. Il serait préférable qu'aucun billet ne soit donné au média afin d'éviter le conflit d'intérêt...Les média ont plus les moyens que les citoyens de payer leurs billets, et ils n'ont pas besoin de charité.Les média deviendrait ainsi comme tout consommateur qui a payé son billet et a donc le droit de donner son opinion franche et directe. Sinon pour avoir des billets gratuits, lunch et alcool..ils seront portés à ne pas être aussi objectifs. »

  • Benoit Bisson
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 09h36
    L'ère de la «plogue»
    « Il serait drôlement intéressant de faire un dossier de fond sur le sujet, particulièrement en ce qui concerne «l'industrie musicale», et il n'y a sans doute que Le Devoir qui pourrait se le permettre.

    Je crois sincèrement qu'il n'existe à peu près plus de promoteurs de spectacles (ou si peu!) qui se contenteraient d'une couverture «indépendante» de leur produit.

    Il y a déjà quelques années, je me souviens avoir lu une entrevue d'un promoteur qui expliquait que pour bien des artistes, il n'avait essentiellement pas besoin des journalistes, la popularité de l'artiste suffisant à assurer une salle comble. Alors, tout ce qu'il avait à faire, pour assurer un certain battage médiatique autour de l'événement, c'était de remettre des billets à quelques stations de radio et quelques chaînes télé pour qu'ils organisent des «concours» et le tour était joué.

    Financièrement, quand il s'agit d'un spectacle, ils n'en ont rien à foutre qu'un journaliste couvre l'événement pour en parler le lendemain: ça ne leur rapportera aucun profit.

    Le droit à la couverture journalistique est maintenant devenu une question de «plogue»: tu fais la promotion de mes événements, quels qu'ils soient, et tu auras un bonbon - l'accès pour rédiger une critique et faire des photos. Et comme la majorité des médias jouent le jeu, devenant même souvent «partenaires» de l'organisation (à se demander qui «plogue» qui!), bye-bye couverture journalistique. »

  • Laurence Bie
    Inscrite
    mercredi 25 juillet 2007 09h37
    Quelle contradiction !
    « Je suis totalement en accord avec vos propos et surtout avec votre réaction face au Groupe Spectacles Gillett qui possède tous les pouvoirs dans cet univers de "machine à fric" !
    Toutefois, j'ai pu lire certains articles (en design, notamment) qui, par la nature même du texte, manquaient totalement d'objectivité. À penser que le (la) journaliste s'était fait payer par "l'interviwé" pour écrire ces mots !!
    Vous parlez d'un journal indépendant ???!!! Bravo !
    Alors, lorsque vous écrivez qu'on puisse confondre l'argent avec le droit à une véritable information culturelle, d'accord, mais êtes-vous seul au Devoir à penser ainsi !!
    Laurence »

  • Dominique Dupire
    Inscrite
    mercredi 25 juillet 2007 09h39
    Pleurnichard
    « Vraiment ! Quelle est la nature réelle du préjudice ? Le Devoir n'est pas capable de se payer son billet et d'aller voir le show anyways ? n'oublions quand même pas que le journal fait de l'argent avec l'article sur le concert, et donc avec le concert et dans cette perspective le prix du billet est un investissement raisonnable ; la gratuité un privilège ; le directeur un pleurnichard méprisant qui estime, de surcroit, que les banquiers sont des pervers(cette qualification s'applique-t-elle à ceux qui font crédit au Devoir pour écrire ces âneries ?) »

  • Tina Marie Lalonde
    Abonnée
    mercredi 25 juillet 2007 09h55
    Pourquoi j'ai choisi Le Devoir ?
    « Parce que c'est un journal indépendant! Merci.
    J'ai un grand respect pour tout journaliste résistant à la tendance du publireportage et reconnaissant le droit du public à l'information. Si je veux de la pub, je sais où me tourner et on sait tous que le choix est grand!
    Lorsque je lis le journal, je n'ai ni le temps, ni l'intérêt de lire pub après pub, mais surtout, et avant tout, je ne veux plus avoir à m'interroger sur l'intégrité du message. On est déjà trop mésinformés et souvent par ce qui semble être de grossières manipulations d'information.
    Le Groupe Spectacles Gillett (GEG) et certains journalistes (it takes two to tango!) auront beau vouloir ignorer le guide de déontologie de la FPJQ (article 5d) (http://www.fpjq.org/index.php?id=deontologiefr#diffusion), mais nous ne sommes pas tous dupes.
    Je fais partie du groupe cible intéressé à voir The Police, je suis aussi abonné au journal Le Devoir et « too bad » je refuse de contribuer aux bénéfices de compagnies se comportant cavalièrement avec les consommateurs. Si les convictions de Sting sont bels et bien ce qu'il présente, j'me demande bien ce qu'il penserait de GEG !
    PS GEG perd beaucoup à ne pas avoir Jacques Nadeau couvrir leur événement. Il est un photographe exceptionnel capable de donner vie à une image. C'est un vrai photographe. »

  • Jacques Deschênes
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 10h03
    Vous avez raison
    « Je suis un abonné d'abord parce que Le Devoir est un journal de qualité. Le fait que Le Devoir soit indépendant est une raison de plus pour que je maintienne mon abonnement. Ne vous laissez pas intimider par les gérants de caisses enregistreuses! Ne cédez pas! »

  • Daniel Vézina
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 10h09
    Vous avez mon support à 100%
    « Le Devoir est, Dieu merci, encore aujourd'hui un journal où il fait bon s'y retrouver pour obtenir de l'information et non de la "Pub" à outrance comme dans les autres "quotidiens", ou j'irais plutôt jusqu'a dire "encart publicitaire payant"... ;-)

    Merci de vous tenir debout et sachez qu'en tant que lecteur assidu du Devoir, je ne me sentirai absolument pas lésé par cette non-couverture du spectacle. Disons que mes priorités en tant que lecteur vont dans d'autres sujets que le "entertainment"... »

  • yvan laprise
    Inscrite
    mercredi 25 juillet 2007 10h18
    merci pour votre puritanissme.
    « Celà ne fais pas très longtemps que je vous lis,et j'aime bien qu'un journal reste indépendant dans une situation de ce genre.Un jounal comme le vôtre doit être capable de payé des billets a son journaliste et photopraphe et ne pas avoir a liché les bottes du producteur. C'est pour celà que je vous lis et continuré de le faire. »

  • Yan Harvey
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 10h22
    Bravo!
    « Vous me donnez le goût de m'abonner. L'intégrité en ce bas monde est définitivement une chose qui se perd.

    Bravo encore! »

  • Lapierre Claude
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 10h32
    Pourquoi Le Devoir n'ira pas voir The Police
    « C'est grâce à vos prises de positions que j'aime lire le Devoir.
    Bravo. »

  • Nic 0
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 10h37
    Le Devoir est ce que dois
    « M. Nadeau,

    Vous nous donnez encore plus le goût de vous lire et uniquement vous, et oui, comment le dire autrement.
    irrésistiblement, Vous Rapportez. Autrefois vous aviez des compétiteur dans la "pseudo-culture" et la "culture" Aujourd'hui vous êtes libre sur le marché de la conscience et de la pure information pour ceux qui ne connaissent pas, qui sont curieux. Et non au service de la machine et de la propagande des nouveaux "Médias culuturels" à la fois juge et partie, à la fois " on veut des billet gratis pour y aller sans payer". O Médianémie, grattons-nous le dos le dos, mais après... Il faut en couvrir de la saucisse pour tous ce bo monde. »

  • Lacroix Yannick
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 11h02
    il faut aller plus loin
    « Bravo! Le Québec a désespérément besoin d'un journal indépendant. Mais il faut aller plus loin. Cessez de couvrir l'industrie culturelle, point. The Police? Aucune signification culturelle. Faites la même chose en politique. Cessez de faire la pute pour les amis de Lucien Bouchard et publiez des vrais articles qui donneront voix aux opinions divergentes, systématiquement occultées dans les autres médias commerciaux. »

  • Richard Aubry
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 11h04
    Un sport?
    « Ainsi, l y a longtemps que les journalistes (?) des sports ne sont que des vendeurs du temple, sauf au Devoir... »

  • . Conseil de la famille et de l'enfance
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 11h17
    le gagnant?
    « ouain mais finalement c'est qui qui s'en sort gagnant la dedans... tous les autres journalistes vont y aller (Stéphane Laporte l'annonce meme dans son blog et fait aucunement mension de cette controverse).

    je suis de votre coter mais malheureusement on dirait que vous êtes dans une impasse »

  • Mylène Larivière
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 11h26
    Persistez et signez!
    « Bravo Monsieur Nadeau!
    Je devine que, dans le futur, vous vous verrez assurément opposer refus sur refus de la part du navrant groupe Gillette. Mais ne vous en faites. Ces billets-là, vos lecteurs aussi n'en veulent plus! »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 11h39
    Demandez à Sting
    « À la lumière de ce texte, il serait intéressant d'avoir l'opinion du principal intéressé : Sting... »

  • Pruneau Carl
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 11h41
    Qu'à cela ne tienne !
    « La logique mercantile du Groupe Spectacles Gillett se tient, un service en appel un autre. Cependant, le Devoir a tout à fait raison de s'opposer aux pratiques de chantage menées sans ambages et sans dignité par ses dirigeants. Le plus drôle, dans toute cette pathétique histoire, c'est le reproche quant à la couverture des évènements par le Devoir... Si les lecteurs du Devoir tiennent à un quotidien de qualité qui ne s'arrête pas aux insipidités du Journal de Montréal ou à la propagande de LaPresse, qui sont-ils pour critiquer chacune de ces 350 000 personnes ? Mauvaise idée et mauvaise cible, si le Devoir se devait de céder à ce genre de procédés, et du coup, couvrir une mise en vente de billet pour Disney On Ice, la réflexion porterait à questionner sa raison d'être plutôt que l'éthique de ces choix de couverture. »

  • Félix B. Desfossés
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 11h54
    Ça prend des couilles!
    « À M. Nadeau,
    merci et félicitations pour ce texte. Ça prend des couilles en béton dans le contexte actuel pour diffuser une telle information et les couilles, ça manque au journalisme québécois.

    Trop de médias culturels et membres de notre industrie musicale se grattent le dos tour à tour, proximité et concentration dans un bassin de population limité aux québécois "culturés", voire aux montréalais francophones "culturés", obligent, pense-t-on.

    Plusieurs semblent souvent oublier que l'information culturelle doit être considérée au même titre que l'information au sens large, de la politique aux sports... elle se doit d'être juste et non influencée par un quelconque intérêt, économique ou autre. Je ne parle même pas ici d' un traitement objectif, puisque je ne crois pas au concept, mais plutôt d'un travail noble et de cette indépendance éditoriale dont vous, et Le Devoir, faites preuve. Merci.

    Félix B. Desfossés »

  • Claude Boucher
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 12h07
    Bravo!
    « Bravo M. Nadeau. Votre dénonciation s'inscrit en droite ligne avec la position historique du Devoir d'honnêteté et d'indépendance. Sans évidemment être comparable, cette situation éveille en moi celle qui avait cours à l'époque de la Grande noirceur, où les journalistes du Devoir étaient bannis des conférences de presse du "Cheuf". On a vu ce que l'histoire en aura retenu. Duplessis est mort et enterré et le Devoir est toujours là, un demi-siècle plus tard! »

  • Jean-Pierre Dupuis
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 12h33
    C'est révoltant
    « Comme on le dit dans l'article, tout est de plus en plus régis par le commerce et les lobbies, ce qui fait que les médias sont muselés sur plusieurs sujets. Impossible de critiquer les grosses compagnies qui tirent les ficelles et font la pluie et le beau temps. Bravo au Devoir pour son intégrité et c'est une chance que nous ayons au moins ce quotidien indépendant. »

  • François Carrier
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 12h37
    Pourquoi se navrer? Engager donc plutôt un jeune!
    « Bonjour,

    The Police, ou encore les Stones, April Wine, Dion et autres dinosaures de cet acabit - c'est du « vieux stock » tout ça, fossilisé dans le temps et dans une formule à succès. Si au moins on nous servait ce qui se faisait de mieux dans ces incroyablement fertiles années 70-80! Enfin, ça ne risque pas d'arriver, et je me demande bien pourquoi vous vous offusquer des pratiques de ces machines à fric qui ne devraient surprendre personne, encore moins vous au Devoir. En toute franchise, et avec tout le respect possible, aurait-on eu droit à cette sortie de votre part si vous aviez eu accès au concert?

    Je ne suis certainement pas d'accord avec votre verdict sans trop de nuance en fin de texte : le monde du rock possède toujours cette capacité de création et de rassemblement. Elle est certes étouffée par ces incessantes et lucratives campagnes de publicité, ou encore noyée dans une marée de productions médiocres sur internet, mais elle est bien vivante : il y d'innombrables jeunes - et des moins jeunes - qui n'en rien à foutre de ce qui se passe au Centre Bell, croyez-le.

    Écouter CISM 89.3 plutôt que CHOM-FM ouvre l'esprit sur d'autres horizons musicaux. Aller aux concerts offerts par la Sala Rossa permet de réaliser qu'il y a une scène à Montréal, en dehors de MUTEK et des « gros noms » comme GYBE et Arcade Fire, une scène qui attire des artistes de par le monde. Il serait peut-être temps que Le Devoir explore pour nous ces sentiers peu fréquentés, souvent tortueux, mais qui ont le mérite de tenter d'ouvrir de nouvelles perspectives musicales. Entendre parler d'eux plus souvent nous ferait changement de la gibelotte qu'on peu très bien lire dans La Presse et autres publications qui n'ont pas les ambitions du Devoir.

    Bien à vous,

    François Carrier »

  • julien lanthier
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 13h06
    Pas surprenant!
    « Tout un pied-de-nez que pose ici le Groupe Gillett à l'intégrité journalistique, mais malgré tout, ce n'est pas surprenant, au prix ou se vendent les billets aujourd'hui...
    Faudrait envoyer un communiqué à l'attaché de presse du groupe,
    s'ils ne sont pas aussi vendu que les promoteurs locaus, ils vous placeront au premières loges de la guest-list. »

  • Pierre Lavallée
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 13h10
    Payer son billet...
    « Pourquoi ne pas tout simplement payer votre billet... comme tout le monde ! »

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 13h13
    Bande de connards
    « Je supporte! »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mercredi 25 juillet 2007 13h39
    culture dénaturée... ?
    « La preuve une fois de plus que la culture est considérée comme une marchandise.
    Longue vie au Devoir que je lis justement pour sa dose intelligente et substantielle de culture entre autre et pcq son papier sert à des textes de fond et non à des tonnes de pub ad nauseam qui détruisent les forêts inutilement.

    Marie-Claude Leclerc
    Trois-Pistoles »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 13h39
    Bah!
    « Une occasion de moins de contribuer à l'américanisation de notre société. Il n'y a pas assez d'artistes francophones qui donnent des spectacles au Québec pour en faire état dans les pages du Devoir? Il faut se rabattre sur des spectacles aliénants et se plaindre lorsqu'on ne peut les couvrir? Arrêtez, vous allez me faire pleurer! »

  • Jean Bernatchez
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 14h06
    Chaque fois...
    « Bonjour. Bravo! Chaque fois que cela arrive, faites un petit topo sur les relations incestueuses entre médias et promoteurs. Cordiales salutations. »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 14h20
    Alors allez au spectacle en payant votre billet
    « Faites comme 95% de la population.
    Puis permettez-vous une critique objective comme toujours.
    Si The Police a mal vieilli, si le concept est maintenant dépassé, ne vous gênez surtout pas pour nous en parler en nous rappelant au passage, que n'annonçant pas Disney on Ice, le promoteur refuse de vous donner un billet de courtoisie journalistique. Si j'étais un journaliste d'un autre média. Je vous enverrais un billet supplémentaire par solidarité journalistique et je le mentionnerais dans mon article. »

  • Claude Desjardins
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 14h21
    L'incorruptible
    « Je ne croyais pas que l'on puisse en arriver à aller aussi bas pour soudoyer la presse libre et non complaisante.

    Henri Bourassa serait fier de vous.

    Claude Desjardins
    Québec-Politique.com »

  • Gille tremblay
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 14h45
    Bravo et bon courage
    « Et que dire du controle des soit-disant critiques? Les beaux voyages et chambres de luxe ne sont pas fournies pour rien. Le meilleur exemple vient des récents lancements du cirque du soleil à Vegas. Impossible de trouver un seul petit bémol dans les résumés de spectacles que j'ai vu et qui étaient grandement perfectibles. Récemment, un journaliste de la presse n'en finissait plus de se pâmer devant la première du spectacle des mêmes Police à Vancouver, ce même spectacle étant généralement décrit dans les blogues comme très mauvais y compris par un membre de la formation! Et je constate la même chose au cinéma. »

  • frédéric gilbert
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 15h51
    Pourris jusqu'à l'os
    « Félicitation pour votre indépendance, cela est votre plus grande ressource. Le lichage de c.. entre le monde des médias et celui des arts et spectacles est navrant. Boycottons le centre bell ! je le sais les québécois sont des pissous, tel que les anglais nous le disaient (pea soup) ils n'entre pas dans ces jeux là, dommage. »

  • Yohan Tremblay
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 16h23
    Merci pour votre intégrité.
    « Je crois que Le Devoir mérite des éloges pour son indépendance face au Groupe Spectacles Gillett. La liberté de pensée dans les arts est en danger. Soyons solidaires et lisons Le Devoir.
    Yohan Tremblay,
    Directeur artistique et politicien »

  • Marc Beauregard
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 16h44
    Et le déclin continue...
    « Il semblerait que le déclin de la musique contemporaine ne se limite plus aux nouveaux genres insipides tel le rap et aux vieux routards qui endossent les multinationales! C'est au tour des producteurs de spectacles de s'aligner à ces pseudo-artistes produits des grosses boîtes à cash à la Sony Musique et d'agir en pourvoyeurs à la consommation.

    Au fond, peu importe l'âge, posez-vous la question: vaut-il la peine d'encourager Gillett et leurs amis millionnaires pour aller voir le retour d'un groupe de punk/wave des années 80? Après-tout, on ne parle pas ici de Peter Gabriel et Steve Hackett qui reviennent au bercail de Genesis...

    Plus de quinze ans se sont écoulés depuis ma dernière visite au Centre Bell/Forum et je n'y compte pas y retourner de si tôt. »

  • Gyslène Blais-Remy
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 16h57
    Ne renoncez jamais à votre intégrité.
    « MERCI. C'est justement l'une des raisons pour lesquelles je suis abonnée au DEVOIR depuis les années 1970 : votre indépendance. Avec, bien sûr, la qualité de vos éditoriaux, de vos informations culturelles et de vos analyses politiques. Je vous en prie, ne renoncez jamais à cette intégrité qui fait votre valeur et votre charme...
    Gyslène Blais-Remy »

  • Yves Capuano
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 17h03
    Bien bon pour vous!
    « J'ai présenté un spectacle sur le poème Le Voyage de Charles Baudelaire en septembre et novembre dernier. Ce poème de 144 vers en alexandrins constitue la conclusion des Fleurs du Mal. Vous connaissez? Une telle oeuvre, mise en scène pour la première fois au Monument National avec la danse contemporaine et de la musique jazz contemporain n'a attiré aucun journaliste du Devoir, ni de La Presse. Les lecteurs internautes du Voir lui ont pourtant donné 4 et 5 étoiles sur 5. J'ai pourtant engagé une attachée de Presse pour vous inviter. Vous n'êtes pas allés. Qu'est-ce que Sting à côté de Baudelaire??? J'ai eu droit à un article sur ce spectacle dans les Cahiers Théâtre-Jeu. Une bonne revue d'intellos: Imaginez vous que la journaliste Guylaine Massoutre n'a même pas compris qu'il s'agissait du poème Le Voyage de Charles Baudelaire... Je n'ai pas de sympathies pour vos journaliste culturels, désolé...
    Yves Capuano
    Les productions GESTE »

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 19h21
    Le capitalisme ou la dictature de la médiocrité
    « Effectivement, le capitalisme, depuis qu'il est entré dans la phase monopolistique, a acquis un formidable pouvoir de censure de la diversité et de la dissidence.

    Durant la Guerre Froide, on nous chantait les louange du capitalisme comme système économique qui donne la place à la liberté de l'individu. Or, le capitalisme ne joue pas ce rôle et pour plusieurs raisons.

    D'abord, le capitalisme est entré dans la phase monopolistique prédite par Marx. Les multinationales grossissent et les fusions se multiplie. La concurrence y perd. Le résultat ultime évoquera probablement le système fasciste où l'économie est ultimement contrôlé par une ou quelques personne mais que, contrairement au communisme, la prorpiété demeure privée. Il est difficile de voir comment la liberté peut s'y épanouir.

    Plus fondamental encore, le capitalisme, même libéral (par opposition à fasciste), favorise l'oppression de la différence, de la dissidence et de l'évolution par la masse et par ceux qui savent manipuler les désirs de la masse. Personne n'a-t-il jamais remarqué que lorsqu'on a un besoin rare, on paie plus cher, et ce, si on trouve finalement ce qu'il nous faut. Pourquoi, parce qu'il est moins rentable de produire et de vendre ce qui est moins acheté.
    Par exemple, un journal qui refuse le sensationnalisme et préfère encourrager le lecteur à réfléchir davantage sur la société pourra, si la tendance se maintient, souffrir d'un problème de distribution car, rentabilité oblige, les kiosques à journaux préféreront accorder l'espace de leurs étagères aux publications qui rapportent davantage. Playboy rapporte davantage que L'Aut Journal. En retour, le public sera beaucoup moins exposé aux idées exprimées dans les publications censurées par la loi du profit. Un cycle s'installe et il se pourrait bien que certains changements se retrouvent ainsi tués dans l'oeuf. Liberté par le capitalisme ?

    C'est bien sûr encore plus vrai lorsque les médias eux-même dépendent des bonnes grâce des acheteurs de publicité. Une variante très pernicieuse de cette dépendance s'est manifestée ici: on a carrément refusé de fournir l'information. Heureusement, Internet tempère quelque peu le phénomène.

    Une manière possible de contrer la dépendance des médias envers les bailleurs de publicité: accepter de payer votre journal plus cher et refuser d'acheter les produits des fournisseurs de publicité qui se livrent à un odieux chantage envers les médias. »

  • Paul Rémillard
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 19h43
    Gillett, c'est pas chic!
    « Voilà pourquoi il faut lire Le Devoir. Pas de confusion dans les genres, de l'information, quoi. Avant d'acheter des billets de Groupe Spectacles Gillett, j'y penserai à deux fois. »

  • Dominique Lefebvre
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 19h54
    Des enfantillages...
    « M. Nadeau, votre jugement me laisse perplexe. Vous affirmez être fier d'écrire dans un quotidien indépendant. Ensuite, vous y aller avec la popularité du journal en y déclarant, en plus, un des plus fort tirage de son histoire. Sous prétexte d'une certaine notoriété, que ce soit celle du journal ou du photographe, vous refusez de couvrir cet évenement.

    M. Nadeau, si vous croyez que vos lecteurs, supposément avides de culture, seront interressés par ce spectacle, faites vous rembourser votre billet par votre patron! Justifiez-vous à lui, pas aux lecteurs... On vous a refusé un bonbon, ne pleurez pas par jalousie! Gardez l'indépendance du journal, c'est tout! Et bonne chance pour préserver votre poste...

    Dominique »

  • Denis Bénard
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 20h41
    Une indépendance à conserver
    « Je suis un lecteur du journal Le Devoir depuis plusieurs années, et une des raisons qui ont motivé ma fidélité, c'est justement «l'indépendance» de ce quotidien. Vous avez raison M. Nadeau d'écrire: «...nous croyons toujours que l'indépendance éditoriale doit être défendue comme un gage de liberté plus que jamais nécessaire à une meilleure compréhension de notre époque.» C'est rafraîchissant et rassurant de lire cela.
    D. Bénard
    Boucherville »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 20h42
    POLICE
    « Il faudrait être peu au courant du fait que la culture est de plus en plus rentabilisée au Québec pour ne pas appuyer Jean-François Nadeau, auteur de l'article précédent à propos du spectacle de Police auquel le Devoir n'a pu assister, faute de billets!?... Faites-moi rire en deux spectacles...C'est vrai qu'on avait déjà oublié que nous sommes à la période du Festival Juste pour Rire. Probablement que le groupe Gillett a voulu s'amuser.

    Monsieur Nadeau, merci de nous avoir renseignés sur le Devoir et à la radio où je vous ai heureusement entendu en fin d'après-midi.

    Les mots me manquent pour dénoncer ces pratiques déloyales du monde du spectacle.

    D'autant plus flagrant que tous les autres media sauf le vôtre n'ont pas eu accès à se spectacle, même pas en photographie. Le groupe Gillett s'est ridiculisé aux yeux de la Presse québécoise.

    «Le tirage du Devoir n'est pas assez élevé», se sont-ils fait dire!?...Entre 293 000 et 353 000 lecteurs, pas assez élevé! Faites-moi rire en deux journaux.

    ! Et ils reprochent au Devoir de confondre publicité et information. La belle affaire!

    Voilà où mène la convergence, au chantage éhonté d'une clique de Conrad Black qui n'arrivent pas à programmer les lecteurs plus au fait de leurs magouilles.

    C'est ce qui arrive quand on rentabilise la culture.

    "Cette capacité que le monde du rock avait de mobiliser notre imaginaire en faveur de la liberté a peu à peu été rattrapée par l'énorme pouvoir du monde marchand."; c'est bien envoyé, monsieur Nadeau.

    Ils n'ont pas encore compris le sens de notre devise: Je me souviens. »

  • Pierre Belzile
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 20h46
    Achetez donc le billet !
    « Avec un lectorat de 300,000, surprenant que le Devoir ne puisse s'acheter le billet et etre totalement independant ! »

  • Lucille Vaillant
    Abonnée
    mercredi 25 juillet 2007 21h19
    Chapeau
    « Vous avez bien fait et honte au groupe Gillett. Ne cèdez pas au chantage!

    merci »

  • Patrick Cormier
    Inscrit
    mercredi 25 juillet 2007 21h51
    Les pouvoirs de l'argent....
    « "Devant pareil spectacle parfaitement navrant, nous croyons toujours que l'indépendance éditoriale doit être défendue comme un gage de liberté plus que jamais nécessaire à une meilleure compréhension de notre époque."

    Que dire de plus... Mais malheureusement ce n'ai que 20% de la population qui font fonctionner le 80% qui reste.... »

  • Patricia O'Farrell
    Abonnée
    mercredi 25 juillet 2007 22h02
    Le Veau d'Or
    « Les médias qui ne semblent pas promouvoir tel ou tel événement culturel sont au ban des accusés, c'est du moins ce que vous dénoncez. Vous êtes victimes de votre non-collaboration à un système qui prime avant tout le profit qu'ils tirent des gens prêts à tout puisqu'ils ont perdu leur sens critique, victimes elles-mêmes de leur propre nostalgie. Ce système est totalement indifférent à l'art que vous entendez promouvoir. J'entendais il y a quelques heures qu'il restait des billets à 250 $, et bien, nous voyons bien ici que la nostalgie n'a plus de prix. Ce n'est plus le talent que l'on vend mais la sensibilité des gens que l'on achète pour leur rendre quasi intacte cette époque musicale qui a marqué leur jeunesse. Et pourquoi diable iriez-vous vous offusquer d'une attitude que vous dénoncez par le fait même de votre mission journalistique? Je vous le demande. La popularité d'un groupe, passé, mort et ressuscité le temps d'un spectacle passe nécessairement par une acte mercantile. Que vous soyez exclu de ce cirque qui évoque le Veau d'Or, est tout à votre honneur. Je dirais même que vous pouvez en tirer une certaine gloriole, celle de ne pas vous abaisser, disons-le, à ces bassesses. Vous vous seriez joint au troupeau pour dire que c'est dommage après tout que The Police n'ait rien créé depuis vingt ans... et qu'ils s'en tirent à bon compte avec leurs grands succès. Oui, on aurait pu entendre votre voix indépendante. Dommage donc. Vous avez cependant parfaitement raison de dénoncer l'attidute de Spectacles Gillett qui éclaire très bien dans ces circonstances bien précises le mépris des promoteurs pour les spectateurs ($), les journalistes et enfin les lecteurs. Il est dommage que votre équipe n'ait pu entrer en communication directement avec l'attaché (e) de presse du groupe Police qui, j'en suis sûre, n'aurait pas apprécié le traitement que vous avez subi de la part du Groupe Spectacles Gillett. »

  • Guy Lafrenière
    Abonné
    jeudi 26 juillet 2007 05h37
    A ceux qui désapprouvent "Le Devoir".
    « Que font les dictateurs lorsqu'ils prennent le pouvoir ?
    S'empressent-ils de promouvoir la libre information ?
    - - - - - -
    L'article paru dans "Le Devoir", mardi, le 24 juillet 2007
    Des images qui dénoncent
    Lisa-Marie Gervais
    Venus des quatre coins du globe, trente militants des droits de l'homme sont à Montréal du 15 au 27 juillet pour apprendre les rudiments de la caméra et du montage vidéo. (texte intégral)
    - - - - - - - - -

    Les photographes qui parcourrent le monde, dans le but de montrer ce qui se passe dans les pays totalitaires, sont menacés de mort dans des endroits comme la Birmanie-Myanmare.

    L'esclavage peut débuter lorsque l'argent rend aveugle: la raison s'effrite.


    Bravo : j'admire le courage de ceux qui veulent informer le monde des manigances employées par des manipulateurs. »

  • Christine Spadafora
    Inscrite
    jeudi 26 juillet 2007 07h09
    Salutations distinguées
    « Je vous salue haut et fort. Votre intégrité est fort appréciée. Et quelle audace d'avoir divulgué le faux pas de Gillett! »

  • Kristian Bolduc
    Inscrit
    jeudi 26 juillet 2007 12h17
    Une déclaration de crédibilité journalistique.
    « La candeur de la relationniste est révélatrice d'une pratique en cours dans la sphère médiatique depuis très longtemps déjà. Depuis toujours, les organisateurs d'événements - qu'ils soient politiques, économiques ou "culturelles" - tentent d'obtenir de la visibilité gratuite dans les journaux, télévisions et autres médias de masse. Rien de neuf sous le soleil. "It's the name of the game", disent les Américains. Un rapport de force normal entre le journaliste qui détient le pouvoir arbitraire de choisir ce qui se trouvera dans le journal et le relationniste qui veut faire "passer" son message.

    Ce qui est intéressant ici, c'est la capacité de comprendre le degré d'intégration du capitalisme dans la sphère autrefois réservée à l'information. Si j'étais marxisme, je paraphraserais mon maître en disant que nous avons atteint le stade final du capitalisme, lequel permet au marché de se déployer dans tous les racoins de notre existence.

    Il ne faut pas s'étonner d'une telle pratique. Vous vous souvenez de la période du libre-échance canado-américain? On parlait de dérèglementation, de libéralisation des marchés, d'abolition des frontières pour permettre au commerce de se faire librement? Dans la réalité de tous les jours, on constate avec cet article que les conséquences vont jusqu'à une tentative pas très subtile (mais la publicité peut-elle être subtile?????) de décervelage des cerveaux.

    Dans les années 1980, le président américain Ronald Reagan a fait abolir la "Fairness doctrine", une loi qui empêchait notamment la concentration de la presse entre les mains de capitalistes dont le seul objectif est la maximisation du profit.

    Au Canada, réagissant encore une fois à la pavlovienne, le gouvernement donna l'autorisation au CRTC d'aller dans le sens de la rérèglementation des lois, lesquelles assuraient une pluralité médiatique nécessaire au maintien d'un équilibre démocratique. Résultat: au Québec, seuls Gesca (Power corp.) et Québecor contrôlent plus de 99% des médias; aux États-Unis, General Electric, Disney et AOL Time Warner imposent la même philosophie d'entreprise aux médias sous leur direction. Profitabilité, rendement et réduction des coûts. Et qu'est-ce qui vend des journaux et de la publicité? Des lecteurs qui s'intéressnt aux vedettes et aux faits divers.

    Les ralationnistes le savent. Les entreprises de presse le savent. Ensemble, ils font des affaires sur le dos de l'information, de la liberté de presse et de la liberté d'expression. Ils nous veulent seulement pour consommer leurs produits. Et leur donner notre argent.

    En affirmant un tel truisme, la relationniste du groupe Gillett dit au Québec entier qu'il ne reste qu'un quotidien qui refuse la putasserie de confondre information et publicité. Un journal qui respecte encore assez son lectorat pour ne pas lui faire avaler une publicité en forme de reportage journalistique indépendant. Rien de neuf sous le soleil, Maurice "Le Noblet" Duplessis utilisait le même stratagème dans les années 1940-1950 pour museler Le Devoir. »

  • Bibliothèque Fraser Milner Casgrain
    Abonné
    jeudi 26 juillet 2007 12h38
    Sortir du jeu
    « Oui, je suis d'accord avec M. Belzile. Achetez-donc votre billet et arrêter d'attendre après des "faveurs" de l'industrie pour faire votre travail. »

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    jeudi 26 juillet 2007 23h30
    La valeur symbolique d'une sanction, aussi minime puisse-t-elle parraître.
    « J'ai remarqué que plusieurs des lecteurs qui ont réagit sont acculturé par le pouvoir de l'argent. Ils mettent l'emphase sur le coût-en argent-du billet. Ils ommettent le geste de pouvoir arrogant qui se cache derrière le geste.

    Si les responsables des relations média chez Groupe spectacle Gillette ont refusé de fournir des billets gratuits au Devoir, c'est bien parce que la coutume du milieu est d'en fournir. C'est une façon d'exclure quelqu'un qu'on trouve insuffisamment soumis. Si le Devoir avait payé le billet, il aurait alors agit tel un capon qui se prosterne pour des choses qui n'en valent pas la peine, tel celui qui espère s'éviter des contraventions de stationnement en devenant indicateur de police.

    Si le Devoir décidait de payer son billet, alors, à l'avenir, Groupe Spectacle Gillette déciderait probablement que les journalistes du Devoir doivent réserver par les même canaux que tout le monde et faire la file. Si le Devoir acceptait, probablement qu'à l'avenir, il ne resterait pas de place.

    Il est peut-être souhaitable que les médias paient leurs propres billets, mais alors, il faudrait changer la coutume du milieu et faire payer TOUS les journalistes.

    Réduire le préjudice au seul coût du billet, c'est faire montre de cette logique marchande où tout se mesure en argent. Combien pour vous congédier ? Combien pour vous cracher au visage ? Combien pour vous emprunter votre femme ? Combien pour votre rein ? Combien pour adopter votre enfant ? Combien pour mettre fin à une enquête ou à un procès ? »

  • Michel Mongeau
    Inscrit
    lundi 30 juillet 2007 08h54
    Le Devoir fait honneur à la profession journalistique!
    « Enfin une attitude critique dans une presse ''grand tirage'' qui rehausse la valeur du discours mou, flagorneur et corrompu qui y règne. Moi qui a été un grand amateur de ce qu'on nomme, sans trop savoir ce que ça veut dire, Rock,c'est tout à fait fini ce cirque immature, complaisant et conformiste. Je veux de la musique, de la poésie, de l'intelligence, de la sensibilité authentique. Et je veux une presse qui possède également ces qualités et surtout un sens critique aiguisé et sans compromis, qualité indispensable à un journal digne de ce nom. Michel Mongeau »

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