Le Festival international des Nuits d'Afrique en photos
Photo : Jacques Nadeau
Ousmane Touré
Ils s'amènent sur la scène en levant l'index au ciel, en dansant ou en saluant tout bonnement. Ils s'affirmeront dignement, avec de splendides boubous, en tenue de ville ou en simples jeans. Ils se révéleront profonds, engagés, denses, solennels, légers, coquins, charmeurs, désinvoltes. Ils tâteront le pouls de la foule, la feront chanter, crier, sauter, danser; la diviseront entre hommes et femmes pour mieux la faire participer.
Ils baisseront le ton le temps d'un rappel des ancêtres, d'un moment d'histoire ou d'une leçon de sagesse; élèveront la voix pour un message politique ou un appel à l'unité. Ils parleront de famille et de condition humaine, d'identité et de métissage, d'amour et de déchirure. Ils improviseront librement selon les situations.
Ils s'imprégneront d'extase et de spiritualité, s'élanceront sur une mélopée pour survoler les instruments intimes, plongeront dans les polyrythmies complexes, dégageront la plainte. Ils viendront du village natal ou global. Ils seront d'hier et de demain, d'Afrique et de diaspora; de jazz, de blues, de soul, de funk, de rumba, de salsa, de reggae et de rap.
Les artistes du FINA laissent leur empreinte. Cette semaine, Ricardo Lemvo a dévoilé une fois de plus son mélange de salsa et de rumba africanisées. Ousmane Touré a offert une démonstration de finesse mondialisante. La Cap-Verdienne Gabriela Mendes fut désarmante de simplicité et riche d'un fort bagage de racines. La Comorienne Nawal a bellement communiqué sa musique épurée aux inflexions orientales. Vieux Farka Touré a fait revivre le blues terreux de son père en ajoutant plus d'électricité. Quant au légendaire Sud-Africain Hugh Masekela, il s'est révélé impérial.
Depuis 1987, les invités du FINA font parler leurs tambours et leurs cordes magiques. Jusqu'à dimanche, ils livreront gratuitement, au parc Émilie-Gamelin, une parcelle de leur âme.
Collaborateur du Devoir
***
- Festival international des Nuits d'Afrique au parc Émilie-Gamelin jusqu'à dimanche soir. Informations: tél: 514 499-FINA
Ils baisseront le ton le temps d'un rappel des ancêtres, d'un moment d'histoire ou d'une leçon de sagesse; élèveront la voix pour un message politique ou un appel à l'unité. Ils parleront de famille et de condition humaine, d'identité et de métissage, d'amour et de déchirure. Ils improviseront librement selon les situations.
Ils s'imprégneront d'extase et de spiritualité, s'élanceront sur une mélopée pour survoler les instruments intimes, plongeront dans les polyrythmies complexes, dégageront la plainte. Ils viendront du village natal ou global. Ils seront d'hier et de demain, d'Afrique et de diaspora; de jazz, de blues, de soul, de funk, de rumba, de salsa, de reggae et de rap.
Les artistes du FINA laissent leur empreinte. Cette semaine, Ricardo Lemvo a dévoilé une fois de plus son mélange de salsa et de rumba africanisées. Ousmane Touré a offert une démonstration de finesse mondialisante. La Cap-Verdienne Gabriela Mendes fut désarmante de simplicité et riche d'un fort bagage de racines. La Comorienne Nawal a bellement communiqué sa musique épurée aux inflexions orientales. Vieux Farka Touré a fait revivre le blues terreux de son père en ajoutant plus d'électricité. Quant au légendaire Sud-Africain Hugh Masekela, il s'est révélé impérial.
Depuis 1987, les invités du FINA font parler leurs tambours et leurs cordes magiques. Jusqu'à dimanche, ils livreront gratuitement, au parc Émilie-Gamelin, une parcelle de leur âme.
Collaborateur du Devoir
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- Festival international des Nuits d'Afrique au parc Émilie-Gamelin jusqu'à dimanche soir. Informations: tél: 514 499-FINA
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