Décès de la soprano Régine Crespin, grande voix française du XXe siècle
Photo : Agence France-Presse
La diva Régine Crespin fêtait son 70e anniversaire le 25 avril 1997 à Marseille. Premier prix du conservatoire de Paris en 1950, celle que l’on surnommait «la lionne» fit ses adieux à la scène en 1990. Elle est décédée cette semaine.
Paris — La soprano dramatique Régine Crespin, une des grandes voix françaises de la seconde moitié du XXe siècle, est décédée hier dans un hôpital parisien à l'âge de 80 ans, a indiqué à l'AFP sa maison de disque, EMI.
Née à Marseille le 23 février 1927, elle s'est illustrée sur les plus grandes scènes lyriques du monde, notamment à New York (Metropolitan Opera), Londres (Covent Garden), Milan (la Scala) et Vienne (Staatsoper) ainsi qu'aux festivals de Bayreuth, en Allemagne, et de Salzbourg, en Autriche.
Elle fut une des grandes Maréchales (Le Chevalier à la rose de Richard Strauss) de son temps, de même qu'une soprano wagnérienne de tout premier plan, comme le rappellent les témoignages discographiques de ses interprétations d'Elisabeth (Tannhäuser), Elsa (Lohengrin) ou encore Kundry (Parsifal).
Son sens de la déclamation, sa voix large et son timbre franc se sont aussi pleinement exprimés dans le répertoire français (Didon dans Les Troyens de Berlioz, Marguerite dans Faust de Gounod).
Elle a participé à la première française de Dialogues des carmélites de Poulenc en 1957 et fut de la création de plusieurs oeuvres, notamment de Marius Constant (Cinq chants et une vocalise, 1968) et Henri Tomasi (Sampiero Corso, 1956).
La musique italienne ne lui était pas étrangère, et elle a marqué de sa forte personnalité La Tosca de Puccini ou le rôle de Desdémone dans Otello de Verdi.
Pédagogue reconnue, elle a enseigné au Conservatoire de Paris entre 1976 et 1992.
«La Crespin» avait fait ses adieux à la scène en 1989 à l'Opéra de Paris après y avoir beaucoup brillé. Signe de son rayonnement, une rose à son nom a été créée en 1990.
Née à Marseille le 23 février 1927, elle s'est illustrée sur les plus grandes scènes lyriques du monde, notamment à New York (Metropolitan Opera), Londres (Covent Garden), Milan (la Scala) et Vienne (Staatsoper) ainsi qu'aux festivals de Bayreuth, en Allemagne, et de Salzbourg, en Autriche.
Elle fut une des grandes Maréchales (Le Chevalier à la rose de Richard Strauss) de son temps, de même qu'une soprano wagnérienne de tout premier plan, comme le rappellent les témoignages discographiques de ses interprétations d'Elisabeth (Tannhäuser), Elsa (Lohengrin) ou encore Kundry (Parsifal).
Son sens de la déclamation, sa voix large et son timbre franc se sont aussi pleinement exprimés dans le répertoire français (Didon dans Les Troyens de Berlioz, Marguerite dans Faust de Gounod).
Elle a participé à la première française de Dialogues des carmélites de Poulenc en 1957 et fut de la création de plusieurs oeuvres, notamment de Marius Constant (Cinq chants et une vocalise, 1968) et Henri Tomasi (Sampiero Corso, 1956).
La musique italienne ne lui était pas étrangère, et elle a marqué de sa forte personnalité La Tosca de Puccini ou le rôle de Desdémone dans Otello de Verdi.
Pédagogue reconnue, elle a enseigné au Conservatoire de Paris entre 1976 et 1992.
«La Crespin» avait fait ses adieux à la scène en 1989 à l'Opéra de Paris après y avoir beaucoup brillé. Signe de son rayonnement, une rose à son nom a été créée en 1990.
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