Cowboy Junkies au Spectrum - Éloge de la langueur
Cowboy Junkies
La déprime décantée en cent couplets, tel un chapelet inlassablement égrené. La lenteur en tant que mode d'expression, transfigurée en langueur délicieusement alanguie. Frérot Michael penché sur sa guitare, concentré comme s'il était éternellement en train d'apprendre son accord de ré. Soeurette Margo la plus que sensuelle, tête enfouie dans ses bras déposés sur le micro comme si elle s'appuyait sur l'épaule de son homme. C'était bel et bien les Timmins, Margo et Michael, et aussi Peter à la batterie, et Alan Anton à la basse. Nos Junkies, nos Cowboys, ces Montréalais partis de Montréal pour ne plus revenir. Ou enfin, pas souvent.
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