Carlinhos Brown au Festival international de jazz de Montréal - Le carnaval malgré le cauchemar!
C'était soir de grand rassemblement hier en face de la grande scène du Festival de jazz. Le vert et jaune étaient de mise. Au menu, un prolifique artiste-phare, emblématique de toute une génération bahianaise, ouvert à toutes les écoles de musique, toujours lumineux dans le meilleur comme dans le pire. « Aujourd'hui, nous avons réussi un miracle», dit d'entrée de jeu Laurent Saulnier. «Les instruments, les costumes et même l'équipe technique sont quelque part entre Chicago et Montréal».
Cauchemar! Et pourtant... Les musiciens entrent en dansant au son d'un tama. Carlinhos arrive en jupe longue et chapeau blanc. Plutôt original comme tenue en dépit des manques. Les son est plutôt exécrable, mais on comprend. On se dit que le vrai carnaval de rue se passe parfois comme ça : avec les moyens du bord. Et que les vrais artistes n'ont pas besoin d'artifices. On ne s'y trompe pas. Le héros de la soirée donne tout, frappe sur tout ce qui sert de tambour, attaque une guitare électrique qu'il aura du mal à sonoriser, fait danser, fait crier, se livre à de vrais dialogues avec ses deux choristes ou ses trois percussionnistes, s'arrête pendant les chansons pour s'adresser à la foule en portugais, en anglais et même en français qu'il maîtrise assez bien . Un communicateur naturel est sauvé par son charisme... et l'énergie du désespoir.
Tout est plus improvisé que prévu. Aux organisateurs, Carlinhos avait dit, en guise d'explication du programme de la soirée : «Ça sera une pièce rapide, puis une lente et ainsi de suite». Entendons-nous tout de même sur le sens de la lenteur. Parfois plus léger que frénétique, mais jamais amorphe, le répertoire fut pluriel : ska d'enfer, rythmiques africaines, accents de salsa portoricaine, inflexions des psychédéliques, battements proche de ceux de la samba reggae de sa ville-mythique ... Carlinhos parvenait à battre la mesure comme il l'aurait fait chez lui, même si on parvenait difficilement à entendre la portée des arrangements tellement la sono paraissait déjantée. Mais l'important était ailleurs et la fête fut tout de même sauvée. Mieux, on se rappellera de cette soirée comme de l'une des grandes anecdotes de l'histoire du festival.
***
Collaborateur du Devoir
Cauchemar! Et pourtant... Les musiciens entrent en dansant au son d'un tama. Carlinhos arrive en jupe longue et chapeau blanc. Plutôt original comme tenue en dépit des manques. Les son est plutôt exécrable, mais on comprend. On se dit que le vrai carnaval de rue se passe parfois comme ça : avec les moyens du bord. Et que les vrais artistes n'ont pas besoin d'artifices. On ne s'y trompe pas. Le héros de la soirée donne tout, frappe sur tout ce qui sert de tambour, attaque une guitare électrique qu'il aura du mal à sonoriser, fait danser, fait crier, se livre à de vrais dialogues avec ses deux choristes ou ses trois percussionnistes, s'arrête pendant les chansons pour s'adresser à la foule en portugais, en anglais et même en français qu'il maîtrise assez bien . Un communicateur naturel est sauvé par son charisme... et l'énergie du désespoir.
Tout est plus improvisé que prévu. Aux organisateurs, Carlinhos avait dit, en guise d'explication du programme de la soirée : «Ça sera une pièce rapide, puis une lente et ainsi de suite». Entendons-nous tout de même sur le sens de la lenteur. Parfois plus léger que frénétique, mais jamais amorphe, le répertoire fut pluriel : ska d'enfer, rythmiques africaines, accents de salsa portoricaine, inflexions des psychédéliques, battements proche de ceux de la samba reggae de sa ville-mythique ... Carlinhos parvenait à battre la mesure comme il l'aurait fait chez lui, même si on parvenait difficilement à entendre la portée des arrangements tellement la sono paraissait déjantée. Mais l'important était ailleurs et la fête fut tout de même sauvée. Mieux, on se rappellera de cette soirée comme de l'une des grandes anecdotes de l'histoire du festival.
***
Collaborateur du Devoir
Haut de la page

