Vents d'est et battements thérapeutiques
Une bonne grosse brise orientale a soufflé hier soir à la Maison de la Culture Ahuntsic-Cartierville lors de la présentation de Zen'To. Une odyssée fort singulière avec le Marocain Hassan Boussou, musicien gnawa de haut niveau et des artistes montréalais et torontois qui tirent leur inspiration du Japon, de Chine, de Taiwan et de Perse.
La soirée débute avec Hassan qui sert de guide: un guide à la voix incantatoire, à la musique de transe, et aux symboles mystiques. Plutôt discret, le guide s'est adapté à l'art de ses partenaires, spirituel comme le sien. On part donc du Maroc. Le gnawa trace la route. Immédiatement accompagné par le dizi de Shuni Tsou, formidable improvisatrice et véritable révélation de l'événement. Avec sa flûte, la Taiwanaise passe à travers tous les mondes, laisse tomber toutes sortes de petits éclats, change de rythme, et joue avec les timbres sonores avec rapidité et précision déconcertantes.
Arrivent alors Bruneau Deschênes et Michel Dubeau, les deux joueurs de shakuhachi de l'Ensemble Matsu Také. La mystique se transforme alors en geste de méditation très sophistiqué d'une impeccable précision. Ici les silences comptent autant que les phrases musicales. Shuni Tsou survole ces mélodies comme l'oiseau qui s'envole.
Puis les torontois de l'Ensemble de Kiyoshi Nagata apporteront une suite de surprises avec leurs contrastes saisissants. Taïkos à la rythmique soutenue, clochettes aériennes, ils finiront par faire gronder les tambours ou même, procurer une douceur frénétique avant de s'associer très gaiement à Hassan Boussou qui livrait quelques incantations fortement senties. Un pur délice! Sans compter la suite livrée avec quatre types de flûtes asiatiques.
On en aurait pris encore pendant des heures. Suite ce soir et demain.
La soirée débute avec Hassan qui sert de guide: un guide à la voix incantatoire, à la musique de transe, et aux symboles mystiques. Plutôt discret, le guide s'est adapté à l'art de ses partenaires, spirituel comme le sien. On part donc du Maroc. Le gnawa trace la route. Immédiatement accompagné par le dizi de Shuni Tsou, formidable improvisatrice et véritable révélation de l'événement. Avec sa flûte, la Taiwanaise passe à travers tous les mondes, laisse tomber toutes sortes de petits éclats, change de rythme, et joue avec les timbres sonores avec rapidité et précision déconcertantes.
Arrivent alors Bruneau Deschênes et Michel Dubeau, les deux joueurs de shakuhachi de l'Ensemble Matsu Také. La mystique se transforme alors en geste de méditation très sophistiqué d'une impeccable précision. Ici les silences comptent autant que les phrases musicales. Shuni Tsou survole ces mélodies comme l'oiseau qui s'envole.
Puis les torontois de l'Ensemble de Kiyoshi Nagata apporteront une suite de surprises avec leurs contrastes saisissants. Taïkos à la rythmique soutenue, clochettes aériennes, ils finiront par faire gronder les tambours ou même, procurer une douceur frénétique avant de s'associer très gaiement à Hassan Boussou qui livrait quelques incantations fortement senties. Un pur délice! Sans compter la suite livrée avec quatre types de flûtes asiatiques.
On en aurait pris encore pendant des heures. Suite ce soir et demain.
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