41e Midem - Nouvelles technologies et musique gratuite sont au coeur de l'événement
22 janvier 2007
Musique
Cannes — Idées pour compenser la baisse des ventes de disques et dispositifs pour lutter efficacement contre le téléchargement gratuit étaient au coeur du 41e marché international du disque (Midem) qui s'est ouvert hier à Cannes.
Cette grand-messe annuelle est l'occasion de cerner les tendances à venir pour une industrie musicale mondiale bouleversée par les nouvelles technologies.
Les DRM, verrous de sécurité installés sur les fichiers numériques pour éviter qu'ils ne soient «piratés», étaient l'un des grands thèmes évoqués hier lors d'une des conférences du Midem.
Les Digital Rights Management servent à vérifier si le consommateur a le droit d'écouter un morceau acheté sur Internet, de fixer le nombre de copies qu'il lui est permis de faire et de surveiller les transferts vers les différents appareils numériques. «L'industrie musicale doit protéger ses droits, sinon on en arrive à un point où il n'y a plus de respect de la propriété intellectuelle», a déclaré Mitch Bainwol, responsable de la RIAA (Association des producteurs américains).
Les anti-DRM ont, eux, dénoncé des conditions d'utilisation restreintes et un frein à l'explosion du marché de la musique numérique dont les revenus dans le monde ont doublé en 2006 (2 milliards de dollars), mais n'ont toujours pas compensé le déclin des ventes de disque.
Samedi, en prélude au Midem, le Midemnet consacré aux nouvelles technologies et intitulé cette années Le pouvoir du consommateur, a principalement évoqué le succès des sites communautaires type MySpace ou YouTube.
L'industrie de la musique s'intéresse notamment aux modèles du «Web 2.0» qui impliquent davantage le consommateur et le font passer de spectateur à acteur.
L'Américain Brian Camelio a présenté son site ArtistShare, qui fonctionne sur le principe du mécénat et où le public finance la musique qu'il apprécie, musique disponible uniquement sur Internet. «L'artiste de jazz Maria Schneider est ainsi devenue en 2004 la première musicienne à recevoir un Grammy Award pour un album qui n'était pas vendu en magasin», s'est-il félicité.
Enfin, les producteurs de disques ont évoqué leur inquiétude devant le nombre d'artistes-interprètes, tels que les Beatles ou Pink Floyd, qui vont bientôt voir leurs premiers enregistrements tomber dans le domaine public.
L'une des priorités de l'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique) pour 2007 sera de tenter d'obtenir un allongement de la durée de ces droits auprès de la Commission européenne qui statuera au printemps 2008.
Cette grand-messe annuelle est l'occasion de cerner les tendances à venir pour une industrie musicale mondiale bouleversée par les nouvelles technologies.
Les DRM, verrous de sécurité installés sur les fichiers numériques pour éviter qu'ils ne soient «piratés», étaient l'un des grands thèmes évoqués hier lors d'une des conférences du Midem.
Les Digital Rights Management servent à vérifier si le consommateur a le droit d'écouter un morceau acheté sur Internet, de fixer le nombre de copies qu'il lui est permis de faire et de surveiller les transferts vers les différents appareils numériques. «L'industrie musicale doit protéger ses droits, sinon on en arrive à un point où il n'y a plus de respect de la propriété intellectuelle», a déclaré Mitch Bainwol, responsable de la RIAA (Association des producteurs américains).
Les anti-DRM ont, eux, dénoncé des conditions d'utilisation restreintes et un frein à l'explosion du marché de la musique numérique dont les revenus dans le monde ont doublé en 2006 (2 milliards de dollars), mais n'ont toujours pas compensé le déclin des ventes de disque.
Samedi, en prélude au Midem, le Midemnet consacré aux nouvelles technologies et intitulé cette années Le pouvoir du consommateur, a principalement évoqué le succès des sites communautaires type MySpace ou YouTube.
L'industrie de la musique s'intéresse notamment aux modèles du «Web 2.0» qui impliquent davantage le consommateur et le font passer de spectateur à acteur.
L'Américain Brian Camelio a présenté son site ArtistShare, qui fonctionne sur le principe du mécénat et où le public finance la musique qu'il apprécie, musique disponible uniquement sur Internet. «L'artiste de jazz Maria Schneider est ainsi devenue en 2004 la première musicienne à recevoir un Grammy Award pour un album qui n'était pas vendu en magasin», s'est-il félicité.
Enfin, les producteurs de disques ont évoqué leur inquiétude devant le nombre d'artistes-interprètes, tels que les Beatles ou Pink Floyd, qui vont bientôt voir leurs premiers enregistrements tomber dans le domaine public.
L'une des priorités de l'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique) pour 2007 sera de tenter d'obtenir un allongement de la durée de ces droits auprès de la Commission européenne qui statuera au printemps 2008.
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