Bilan de l'«année Mozart» - Riche pour la culture, bonne pour le commerce
11 décembre 2006
Musique
Wolfgang Amadeus Mozart
Vienne — L'année du 250e anniversaire de Mozart aura donné lieu à une avalanche de concerts, créations et expositions pour mieux connaître le génial compositeur, mais aura été aussi source de revenus touristiques lucratifs pour l'Autriche, estiment musicologues et organisateurs.
«L'année Mozart», officiellement lancée par une fête internationale le 27 janvier, jour de la naissance de Wolfgang Amadeus à Salzbourg, se poursuit certes jusqu'à la fin du mois. Mais le grand final avec plusieurs versions de son Requiem, sa dernière oeuvre inachevée, a été donné dans la nuit du 4 au 5 décembre pour marquer la mort du génie à Vienne en 1791. Il s'est éteint à seulement 35 ans, non pas dans la misère, mais dans la gêne financière croulant sous les dettes.
Le chef d'orchestre autrichien Nikolaus Harnoncourt avait mis en garde dès janvier devant l'exploitation commerciale de Mozart, idée qu'il a maintenue dans une récente interview au journal Österreich: «Mozart n'a pas besoin de nous, c'est nous qui avons besoin de lui pour vivre», a-t-il souligné.
Responsable des multiples célébrations à Vienne en 2006 avec un budget de 30 millions d'euros, Peter Marboe estime que «le message est qu'une vie avec Mozart, et avec sa musique, est plus belle que sans lui», notamment auprès de milliers d'enfants et de millions d'auditeurs dans le monde entier. Mozart reste en tout cas une bonne marque pour l'Autriche, pays au tourisme, notamment culturel, florissant. La capitale va dépasser les neuf millions de nuitées cette année (+6,7 %), un record, dont 250 000 touristes venus spécialement pour les fêtes mozartiennes, selon la porte-parole de l'office du tourisme viennois, Vera Schweder. À deux pas de la cathédrale, la «Mozarthaus» témoigne de l'engouement des touristes étrangers, japonais entre autres. La ville était assaillie samedi par des cars de Polonais, Italiens, Hongrois ou Slovaques pour les emplettes sur les marchés de Noël.
Longtemps baptisée «Maison de Figaro» — il y vécut en famille de 1784 à 1787 et y composa Les Noces de Figaro — l'immeuble restauré et transformé en musée aura accueilli 200 000 visiteurs en 2006, a indiqué un porte-parole à l'AFP. Des expositions temporaires pédagogiques ont connu le succès, comme la ludique Viva Mozart à Salzbourg et celle du musée viennois de l'Albertina présentant le compositeur dans le mouvement des Lumières en Europe à la fin du XVIIIe siècle.
Selon le pianiste Rudolf Buchbinder, malgré le scepticisme initial, le grand projet artistique du Festival de Salzbourg et de son directeur sortant Peter Ruzicka, de monter l'ensemble des 22 opéras de Mozart cet été, a été un succès: «On a vite compris qu'on n'aurait plus de sitôt la chance d'apprécier des oeuvres inconnues — oubliées à juste titre pour certaines.»
La «Mozartjahr 2006» aura aussi permis la création de plusieurs oeuvres contemporaines, souvent irrévérencieuses, comme l'opéra de Bernhard Lang I hate Mozart (Je déteste Mozart).
Le metteur en scène américain Peter Sellars avait lui reçu carte blanche pour faire éclater à l'automne un festival multiforme baptisé New Crowned Hope (Le nouvel espoir couronné) du nom de la loge maçonnique de Mozart. Du Cambodge à l'Afrique, Peter Sellars a commandé des créations (cinéma, danse, musique, théâtre) inspirées, mais de très loin, de l'esprit de tolérance et d'ouverture du compositeur autrichien.
En 2007, comme chaque année, le «divin Mozart» restera souvent joué en Autriche.
Pour l'avenir proche, deux rendez-vous sont déjà donnés pour deux autres grands compositeurs de l'empire des Habsbourg: en 2009 l'année Joseph Haydn et en 2010-2011 celle de Gustav Mahler.
«L'année Mozart», officiellement lancée par une fête internationale le 27 janvier, jour de la naissance de Wolfgang Amadeus à Salzbourg, se poursuit certes jusqu'à la fin du mois. Mais le grand final avec plusieurs versions de son Requiem, sa dernière oeuvre inachevée, a été donné dans la nuit du 4 au 5 décembre pour marquer la mort du génie à Vienne en 1791. Il s'est éteint à seulement 35 ans, non pas dans la misère, mais dans la gêne financière croulant sous les dettes.
Le chef d'orchestre autrichien Nikolaus Harnoncourt avait mis en garde dès janvier devant l'exploitation commerciale de Mozart, idée qu'il a maintenue dans une récente interview au journal Österreich: «Mozart n'a pas besoin de nous, c'est nous qui avons besoin de lui pour vivre», a-t-il souligné.
Responsable des multiples célébrations à Vienne en 2006 avec un budget de 30 millions d'euros, Peter Marboe estime que «le message est qu'une vie avec Mozart, et avec sa musique, est plus belle que sans lui», notamment auprès de milliers d'enfants et de millions d'auditeurs dans le monde entier. Mozart reste en tout cas une bonne marque pour l'Autriche, pays au tourisme, notamment culturel, florissant. La capitale va dépasser les neuf millions de nuitées cette année (+6,7 %), un record, dont 250 000 touristes venus spécialement pour les fêtes mozartiennes, selon la porte-parole de l'office du tourisme viennois, Vera Schweder. À deux pas de la cathédrale, la «Mozarthaus» témoigne de l'engouement des touristes étrangers, japonais entre autres. La ville était assaillie samedi par des cars de Polonais, Italiens, Hongrois ou Slovaques pour les emplettes sur les marchés de Noël.
Longtemps baptisée «Maison de Figaro» — il y vécut en famille de 1784 à 1787 et y composa Les Noces de Figaro — l'immeuble restauré et transformé en musée aura accueilli 200 000 visiteurs en 2006, a indiqué un porte-parole à l'AFP. Des expositions temporaires pédagogiques ont connu le succès, comme la ludique Viva Mozart à Salzbourg et celle du musée viennois de l'Albertina présentant le compositeur dans le mouvement des Lumières en Europe à la fin du XVIIIe siècle.
Selon le pianiste Rudolf Buchbinder, malgré le scepticisme initial, le grand projet artistique du Festival de Salzbourg et de son directeur sortant Peter Ruzicka, de monter l'ensemble des 22 opéras de Mozart cet été, a été un succès: «On a vite compris qu'on n'aurait plus de sitôt la chance d'apprécier des oeuvres inconnues — oubliées à juste titre pour certaines.»
La «Mozartjahr 2006» aura aussi permis la création de plusieurs oeuvres contemporaines, souvent irrévérencieuses, comme l'opéra de Bernhard Lang I hate Mozart (Je déteste Mozart).
Le metteur en scène américain Peter Sellars avait lui reçu carte blanche pour faire éclater à l'automne un festival multiforme baptisé New Crowned Hope (Le nouvel espoir couronné) du nom de la loge maçonnique de Mozart. Du Cambodge à l'Afrique, Peter Sellars a commandé des créations (cinéma, danse, musique, théâtre) inspirées, mais de très loin, de l'esprit de tolérance et d'ouverture du compositeur autrichien.
En 2007, comme chaque année, le «divin Mozart» restera souvent joué en Autriche.
Pour l'avenir proche, deux rendez-vous sont déjà donnés pour deux autres grands compositeurs de l'empire des Habsbourg: en 2009 l'année Joseph Haydn et en 2010-2011 celle de Gustav Mahler.
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