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Démocratiser l'accès à la musique

Alexandre Shields   7 septembre 2006  Musique
Si l'Orchestre symphonique de Montréal s'est produite hier sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, dehors, sur l'Esplanade de la Place des Arts, cette 73e rentrée a ravi les spectateurs qui ont fait fi de la grisaille du ciel pour venir prendre le pouls de ce que sera l'ère de Kent Nagano.

Ils étaient quelques milliers de spectateurs, malgré la brise fraîche qui soufflait au coup d'envoi du concert, vers 20h15. Mais la musique s'est chargée de la faire oublier, et de belle façon, d'autant plus que la prestation était diffusée sur écran géant avec une qualité d'image et de son plus qu'appréciable.

Et cette idée, qui rappelle les concerts estivaux de l'OSM dans les parcs, a permis, le temps d'une soirée, de «démocratiser» davantage l'accès à la musique classique, selon Danielle Deland, rencontrée sur les lieux. Les spectateurs présents hier reflétaient d'ailleurs un large éventail de générations, un signal qu'elle juge encourageant. Diane Labrie a elle aussi salué l'idée d'accroître la diffusion des oeuvres jouées par l'OSM: «Avoir accès à l'Orchestre symphonique de Montréal, ici, ça donne l'impression d'assister à quelque chose de spécial, d'être privilégié».

Les mélomanes accomplis ou en devenir ont eu droit ont été séduits par la célébrissime Symphonie n° 9 de Beethoven. Signe de l'importance donnée à l'événement par l'OSM, les premières mesures ont même été accompagnées du son des cloches de toutes les églises de Montréal.

Au quatrième mouvement, 200 choristes qui avaient pris place en deux blocs distincts situés de chaque côté de l'écran géant, dans les marches de l'Esplanade de la Places des Arts, ont donné plus de corps à l'oeuvre, dirigés par le réputé chef de choeur Iwan Edwards. Quatre danseurs classiques, dont Geneviève Guérard, ex-danseuse des Grands ballets canadiens, ont quant à eux exécuté une chorégraphie rythmée par la symphonie sur une scène située directement devant l'écran. Au final, l'OSM, mais aussi son chef, ont eu droit à des applaudissements nourris pendant plusieurs minutes, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Après quelques années difficiles pour l'OSM, le coeur de Montréal la mélomane pourrait bien battre plus fort pour son orchestre.






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