Télévision - Les voix de Lhasa
On connaît surtout Lhasa de Sela pour ses chansons en espagnol, tirées de ses deux albums La Llorona et The Living Road. Mais l'auteure-compositrice-interprète chante également en français, en anglais et même en arabe, peut-être influencée par le souvenir de cet arrière-grand-père libanais pour qui elle a d'ailleurs écrit la chanson J'arrive à la ville.
À part cet aïeul, Lhasa de Sela reste discrète sur ses origines, peut-être pour entretenir un certain mystère. Née dans l'État de New York en 1972, d'un père mexicain et d'une mère américaine, elle a ensuite voyagé pendant sept ans entre les États-Unis et le Mexique avec sa famille. Plus tard, elle partira à la découverte de l'Europe, pour finalement venir se fixer à Montréal... pour le moment.
Véritable métisse polyglotte de la musique, elle fait d'ailleurs tout pour brouiller les pistes en s'inspirant aussi bien de la chanson française que de la musique populaire mexicaine, passant d'une langue à l'autre au rythme des émotions qui la traversent.
Mais peu importe la langue dans laquelle elle livre son message, celui-ci reste empreint de poésie et de mélancolie. Ses chansons, où passé et présent s'entremêlent, abordent les thèmes du voyage, du souvenir, de la solitude. Et surtout, elle les livre d'une voix profonde et envoûtante, aux accents multiples.
Les voix de Lhasa, ce sont aussi les instruments, nombreux et souvent singuliers (glockenspiel, synclavier), qui donnent vie à ses chansons en reproduisant le souffle du vent ou encore l'ambiance joyeuse des fêtes foraines.
Mais c'est sur scène que l'on découvre véritablement Lhasa. Et l'été dernier, les spectateurs qui ont pu la voir au Festival d'été de Québec ont pu apprécier toute l'ampleur de son talent. Ses chansons, tout en mots et en gestes, cachent sous un couvert dramatique la grande timidité de celle qui, pourtant, montait déjà sur scène pour interpréter des airs de jazz à l'âge de 13 ans. Accrochée à son micro, elle se donne tout entière dans ses chansons, elle les vit et savoure chacun des mots qu'elle prononce d'une voix chaude qui se fait souvent murmure. Son visage, très expressif, devient le miroir de ses émotions. Et parfois, lorsqu'elle chante dans une autre langue que le français, elle prend quelques instants pour expliquer ses chansons au public, pour résumer brièvement, de façon très imagée, l'histoire qu'elle s'apprête à lui raconter en musique.
Il faudra peut-être attendre encore quelques années avant que Lhasa ne sorte un nouvel album puisqu'il s'est effectivement écoulé presque sept ans entre son premier disque et The Living Road, sorti en 2003. Signe encourageant, peut-être, la saison des concerts, qui a duré plus de deux ans après la sortie de son deuxième album, semble maintenant terminée. Lhasa était au Festival de jazz de Mexico à la fin du mois de mai, puis au Festival Art Rock de Saint-Brieuc, en France, au début de juin. Sa plus récente prestation au Québec remonte au mois de décembre 2005, sans compter la visite d'un soir qu'elle a rendue à Thomas Hellman lors des dernières FrancoFolies de Montréal. Récemment, sa collaboration avec Stuart A. Staples, le chanteur du groupe Tindersticks, a également donné naissance à la pièce That Leaving Feeling, qu'on peut entendre sur le deuxième album solo de Staples.
En attendant que cette période de repos bien mérité porte fruits et que Lhasa nous livre un troisième album, on peut toujours se tourner vers le petit écran puisque TV5 diffusera le spectacle que la chanteuse a donné au Festival d'été de Québec l'an dernier.
Lhasa de Sela au Festival d'été de Québec 2005, sur TV5 le mercredi 26 juillet à 20h30. En rediffusion le jeudi 27 juillet à 14h et à 0h30.
À part cet aïeul, Lhasa de Sela reste discrète sur ses origines, peut-être pour entretenir un certain mystère. Née dans l'État de New York en 1972, d'un père mexicain et d'une mère américaine, elle a ensuite voyagé pendant sept ans entre les États-Unis et le Mexique avec sa famille. Plus tard, elle partira à la découverte de l'Europe, pour finalement venir se fixer à Montréal... pour le moment.
Véritable métisse polyglotte de la musique, elle fait d'ailleurs tout pour brouiller les pistes en s'inspirant aussi bien de la chanson française que de la musique populaire mexicaine, passant d'une langue à l'autre au rythme des émotions qui la traversent.
Mais peu importe la langue dans laquelle elle livre son message, celui-ci reste empreint de poésie et de mélancolie. Ses chansons, où passé et présent s'entremêlent, abordent les thèmes du voyage, du souvenir, de la solitude. Et surtout, elle les livre d'une voix profonde et envoûtante, aux accents multiples.
Les voix de Lhasa, ce sont aussi les instruments, nombreux et souvent singuliers (glockenspiel, synclavier), qui donnent vie à ses chansons en reproduisant le souffle du vent ou encore l'ambiance joyeuse des fêtes foraines.
Mais c'est sur scène que l'on découvre véritablement Lhasa. Et l'été dernier, les spectateurs qui ont pu la voir au Festival d'été de Québec ont pu apprécier toute l'ampleur de son talent. Ses chansons, tout en mots et en gestes, cachent sous un couvert dramatique la grande timidité de celle qui, pourtant, montait déjà sur scène pour interpréter des airs de jazz à l'âge de 13 ans. Accrochée à son micro, elle se donne tout entière dans ses chansons, elle les vit et savoure chacun des mots qu'elle prononce d'une voix chaude qui se fait souvent murmure. Son visage, très expressif, devient le miroir de ses émotions. Et parfois, lorsqu'elle chante dans une autre langue que le français, elle prend quelques instants pour expliquer ses chansons au public, pour résumer brièvement, de façon très imagée, l'histoire qu'elle s'apprête à lui raconter en musique.
Il faudra peut-être attendre encore quelques années avant que Lhasa ne sorte un nouvel album puisqu'il s'est effectivement écoulé presque sept ans entre son premier disque et The Living Road, sorti en 2003. Signe encourageant, peut-être, la saison des concerts, qui a duré plus de deux ans après la sortie de son deuxième album, semble maintenant terminée. Lhasa était au Festival de jazz de Mexico à la fin du mois de mai, puis au Festival Art Rock de Saint-Brieuc, en France, au début de juin. Sa plus récente prestation au Québec remonte au mois de décembre 2005, sans compter la visite d'un soir qu'elle a rendue à Thomas Hellman lors des dernières FrancoFolies de Montréal. Récemment, sa collaboration avec Stuart A. Staples, le chanteur du groupe Tindersticks, a également donné naissance à la pièce That Leaving Feeling, qu'on peut entendre sur le deuxième album solo de Staples.
En attendant que cette période de repos bien mérité porte fruits et que Lhasa nous livre un troisième album, on peut toujours se tourner vers le petit écran puisque TV5 diffusera le spectacle que la chanteuse a donné au Festival d'été de Québec l'an dernier.
Lhasa de Sela au Festival d'été de Québec 2005, sur TV5 le mercredi 26 juillet à 20h30. En rediffusion le jeudi 27 juillet à 14h et à 0h30.
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