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Mardi, sinon à la barre du jour, du moins au petit matin, j'ai bondi chez Achambault acheter Old Ideas, le nouveau disque de Leonard Cohen. Nul besoin de réclamer l'aide d'un commis, ou même de couvrir du regard les rayonnages, pour trouver l'album en question. On en voyait des piles partout, au comptoir, sur des présentoirs: best-seller assuré avant probation. Le magasin offrait un solde de lancement en ce premier jour de mise en vente. Mais les clients seraient venus de toute façon, sans songer à pirater le CD, avec ce besoin de tenir l'objet en main, par une sorte de respect, en somme. Cohen réconcilie les deux solitudes québécoises. Vivre à Montréal, c'est se vanter de sortir du même terreau que sa poésie, mais Old Ideas devrait s'écouler également comme des pains chauds à New York, à Londres et à Paris. Il possède l'élégance ironique de celui à qui ni la gloire ni l'amour n'ont retiré les doutes. Ses admirateurs sous toutes les latitudes lui en savent gré.
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C’est à lire absolument. Sur-le-champ. C’est un roman puissant, superbement écrit, construit. Le quatrième que publie Rachel Leclerc, par ailleurs poète, dont on apprécie tant l’intériorité méditative de ses livres.
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Il a fait la guerre de Corée. C'est d'ailleurs là que ce Britannique jusqu'alors pianiste acheta sa première guitare électrique, probablement une Lin Piao. Il a construit une maison dans un arbre de Manchester. Quoi d'autre? Depuis une cinquantaine d'années, il tient la route. En fait, il est toujours sur la route. Dans huit jours, il aura 76 ans. Il s'appelle John Mayall et demain il occupera la scène du Métropolis.