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Mardi soir, je me suis rendue à la belle salle de la Maison symphonique de la Place des Arts pour écouter Angèle Dubeau et son groupe de musiciennes La Pietà. Le côté incongru d'un orchestre de filles me plaît et m'émeut, autant le dire. Réunir ces dames en noir et rouge derrière les archets, la harpe et le piano a quelque chose de baveux: Voyez, les filles arrivent! En les voyant entrer en scène, l'élan de solidarité féminine que les femmes ressentent aux alentours du 8 mars et qu'elles feraient mieux d'éprouver toute l'année m'a même saisie un moment.
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Mardi, sinon à la barre du jour, du moins au petit matin, j'ai bondi chez Achambault acheter Old Ideas, le nouveau disque de Leonard Cohen. Nul besoin de réclamer l'aide d'un commis, ou même de couvrir du regard les rayonnages, pour trouver l'album en question. On en voyait des piles partout, au comptoir, sur des présentoirs: best-seller assuré avant probation. Le magasin offrait un solde de lancement en ce premier jour de mise en vente. Mais les clients seraient venus de toute façon, sans songer à pirater le CD, avec ce besoin de tenir l'objet en main, par une sorte de respect, en somme. Cohen réconcilie les deux solitudes québécoises. Vivre à Montréal, c'est se vanter de sortir du même terreau que sa poésie, mais Old Ideas devrait s'écouler également comme des pains chauds à New York, à Londres et à Paris. Il possède l'élégance ironique de celui à qui ni la gloire ni l'amour n'ont retiré les doutes. Ses admirateurs sous toutes les latitudes lui en savent gré.
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C’est à lire absolument. Sur-le-champ. C’est un roman puissant, superbement écrit, construit. Le quatrième que publie Rachel Leclerc, par ailleurs poète, dont on apprécie tant l’intériorité méditative de ses livres.