Près de 160 emplois coupés à «La Presse»

Photo: Olivier Zuida Le Devoir

La direction de La Presse a annoncé jeudi matin la suppression de près de 160 emplois, dont plus du quart au sein de la rédaction du quotidien de la rue Saint-Jacques.

Le passage de La Presse à La Presse + ne s’effectuera donc pas sans heurts pour les employés. Une semaine après avoir annoncé qu’elle délaissait le papier, en semaine, au profit de son édition tablette, l’entreprise précise l’étendue des pertes d’emplois qui en découlera.

Un total de 158 emplois seront éliminés, dont 43 au sein de la rédaction du quotidien, qui inclut à la fois les journalistes et les pupitreurs chargés de mettre en page les éditions papier, Web et tablette du quotidien.

« La réduction de personnel touchera 102 emplois réguliers et 56 emplois temporaires, pour un total de 158 emplois. Les postes touchés sont des emplois syndiqués, non syndiqués et cadres, et proviennent de tous les secteurs de l’entreprise. Les employés concernés seront rencontrés aujourd’hui et auront accès à des mesures de soutien. Les départs respecteront les conventions collectives en vigueur, notamment en ce qui a trait à l’ancienneté. La presque totalité des départs aura lieu dans trois mois, pour janvier 2016. À l’issue de cette réduction d’effectifs, La Presse comptera 633 employés réguliers », a précisé l’entreprise dans un communiqué.

À la suite de cette opération, 283 employés réguliers et temporaires demeureront à la rédaction.

L’édition tablette, gratuite, de La Presse est viable, a réitéré l’éditeur Guy Crevier, devant les employés du journal. Du même souffle, il a indiqué que la direction reverrait probablement à la baisse le nombre « d’écrans » ou page de La Presse + en période de faible activité, par mesure d’économie.

« En 2011, La Presse a choisi d’investir massivement pour développer l’application La Presse +, la déployer, assurer sa mise en marché, répondre aux besoins supplémentaires des annonceurs et des lecteurs et, surtout, être en mesure d’exploiter simultanément deux plateformes, La Presse papier et La Presse +. Pour répondre à la demande, elle a procédé à des embauches importantes. Aujourd’hui, La Presse retourne dans un environnement à une seule plateforme principale, avec un nouveau modèle d’affaires. Après les départs, le nombre d’employés réguliers sera équivalent au niveau de 2011 pour l’ensemble de l’organisation », soutient le quotidien dans un communiqué.

Plus de détails suivront.

5 commentaires
  • Daniel Lemieux - Abonné 24 septembre 2015 12 h 23

    La gratuité a un prix

    L'application du « modèle d'affaires » dont la Direction de La Presse est si fière se poursuit. Power Corporation, l'actionnaire principal, sera satisfait. Il n'y a pas là de quoi pavoiser.

    L'entreprise a réduit tous ses coûts de production et force le consommateur à s'équiper d'une tablette pour avoir accès au contenu de La Presse.

    À croire que le « virage numérique » a servi de prétexte pour alléger Gesca, qui a déjà vendu ses journaux régionaux.

    C'est ça, le progrès ?

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 24 septembre 2015 12 h 30

    Le Devoir, le seul choix pour un quotidien éclairé

    Plus que jamais, Le Devoir apparaît comme un phare dans le paysage de l'information au Québec. Soutenons-le en invitant nos proches à s'y abonner que ce soit en format papier ou numérique.

    Journal indépendant, il n'appartient à aucune oligarchie, à aucune idéologie. Il n'appartient qu'à son lectorat.

    • André Nadon - Abonné 24 septembre 2015 17 h 10

      Parfaitement d'accord avec vous, même si je déplore l'orientation du chroniqueur politique qui considère la joute politique comme une joute sportive et écrit en conséquence sans autres considérations. C'est un journal formidable que je lis depuis des décennies.

  • Nicole Delisle - Abonné 24 septembre 2015 13 h 05

    C'était à prévoir!

    Après l'abandon de la version papier en semaine, les employés de La Presse devaient
    tout de même voir venir cette annonce d'aujourd'hui. La vente des journaux régionaux de Gesca à M. Cauchon devaient faire partie de la stratégie de la famille
    Desmarais. Quant à moi, je préfère et de loin mon abonnement au Devoir où les articles de fond et d'analyse écrits par des journalistes compétents et respectueux pour leurs lecteurs, enchantent mes réveils et font de moi une personne plus avertie,
    plus consciente des enjeux de l'actualité quotidienne. Un grand merci à vous tous et
    longue vie au DEVOIR!

  • Yves Corbeil - Inscrit 24 septembre 2015 19 h 06

    Bien voyons M.Desmarais

    On a pas encore annoncé la date du prochain référendum, êtes-vous vraiment le devin qu'on prétends. Le Devoir du Québec, ça sonne bien ça.