Le Conseil de presse absout Pierre Duchesne

Le Conseil de presse du Québec (CPQ) rejette l’accusation de conflit d’intérêts portée par le Parti libéral du Québec (PLQ) à l’endroit de l’ex-journaliste Pierre Duchesne, devenu député et ministre dans le nouveau gouvernement péquiste. La décision du tribunal d’honneur de la profession journalistique, datée du 21 septembre, a été obtenue par Le Devoir.


La plainte remonte au 6 juillet dernier. Le PLQ, par l’entremise de son directeur général Karl Blackburn, estime alors que le journaliste de Radio-Canada (RC) Pierre Duchesne s’est placé en conflit d’intérêts en discutant de son éventuelle candidature aux élections générales avec le Parti québécois (PQ) alors qu’il couvrait toujours l’Assemblée nationale pour la télé d’État.


Le PLQ cite des articles de journal comme preuves. M. Duchesne démissionne de RC le 15 juin. Des textes, dont un publié dans La Presse du 30 juin et un autre diffusé par La Presse canadienne (PC) le 4 juillet, avancent que les discussions entre M. Duchesne et le PQ remontent à plusieurs mois, voire au début de l’année.


L’ex-journaliste critique la validité des sources anonymes et des opinions des journalistes spécialisés. Il « conteste catégoriquement le contenu de la plainte du PLQ et affirme de plus qu’elle repose sur une allégation incertaine, nourrie de sources anonymes », selon le résumé du CPQ. M. Duschesne affirme que « le premier contact » a eu lieu le 25 juin.


Le CPQ a contacté les journalistes de La Presse et de la PC, qui ont évidemment refusé de dévoiler leurs sources. Le PQ a abondé dans le sens de son candidat. Sur la base de ces deux positions, le tribunal d’honneur conclut qu’« il n’existe aucune preuve valable, concrète ou précise démontrant que M. Pierre Duchesne ait entrepris directement ou indirectement des négociations avec le Parti québécois alors qu’il était journaliste à la Société Radio-Canada ».


Pierre Duchesne a été élu le 4 septembre dans la circonscription de Borduas. Il est maintenant ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie.


6 commentaires
  • jacques lecuyer - Inscrit 5 octobre 2012 13 h 27

    votre titre est mal choisi

    Le mot absout est mal choisi car il implique un pardon. Comme M. Dufresne n'a rien fait de répréhensible, il n'a pas besoin d'une absolution.

    • Gilles Théberge - Abonné 5 octobre 2012 17 h 44

      Tout à fait d'accord avec ce commentaire. C'étaient des ...allégations non fondées. Autrement dit l'expression ou la manifestation de la panique du parti libéral.

      Et bien entendu, ni le parti libéral et son directeur général, ni Lessard de La grosse presse, ni Chantal Hébert ni Martineau ne subiront de conséquences quelconques au fait d'avoir contribué à salir un innocent. Ça fait bas de gamme assez merci les ramonages de ces commères.

  • Rock Dumais - Inscrit 5 octobre 2012 13 h 28

    Éthique

    Dommage que la Commission Charbonneau ne puisse enquêter sur la collusion entre le conseil de presse, les journalistes et le PQ. et son club école, Radio Canada.
    Imaginez: Le Conseil de Presse demande à M.Duchesne ce qu'il en pense et celui-ci dit qu'il n'a rien à se reprocher. Le Conseil de presse demande aussi au PQ et eux non plus n'ont rien à se reprocher. Donc après une enquête aussi impartiale qu'exaustive, il ne resteplus qu'à fermer le dossier Pourtant toute l'organisation péquiste de Borduas savait qu'on attendait une grosse pointure de Radio Canada .M'enfin

    • - Inscrit 5 octobre 2012 14 h 53

      Est-ce à dire que TVA est le CHLSD de l'ADQ et du PLC ? Dumont, Lapierre ....

  • Sébastien Chabot - Inscrit 5 octobre 2012 15 h 14

    Effectivement

    C'est une fin de non recevoir... Aussi connu sous le nom de petite politique libérale d'intimidation.

    Sébastien

  • - Inscrit 5 octobre 2012 17 h 28

    Un drôle !

    Ce que je retiens surtout c'est que les commentaires de Richard Martineau sont « des chroniques d’humeur... ».

    On s'en doutait, mais le Conseil de presse le confirme. Martineau émet des "humeurs". Pas des analyses, encore moins des idées ! Il est un fidèle complément des radiopoubelles. Voilà. Et le PLQ et la droite voient une fois de plus un de ses mercenaires se faire administrer un CDPAC !

    Alors. Qu'attent Télé-Québec pour montrer la porte à ce drôle ?