Marie-Christine fait ce que doit

L'enseignante Marie-Christine Lalande a réussi avec brio l'épreuve de l'émission spéciale Tous pour un sur Le Devoir, animée par Francis Reddy.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir L'enseignante Marie-Christine Lalande a réussi avec brio l'épreuve de l'émission spéciale Tous pour un sur Le Devoir, animée par Francis Reddy.

L'enseignante Marie-Christine Lalande savait bien sûr qui se cachait sous le pseudonyme de Rivard dans les pages culturelles du Devoir: «André Laurendeau!» Après qu'elle eut répondu à la dernière question du jeu Tous pour un mettant en vedette Le Devoir , hier soir, elle a quitté le plateau avec 8000 $.

Tandis qu'un sourire s'affichait sur son visage, toute la salle de rédaction du Devoir, pendue à ses lèvres depuis une heure, l'applaudissait du marché Bonsecours, où le match a ponctué la soirée, ont confié les journalistes sur place, impressionnés par sa performance.

Après deux premières étapes difficiles, la participante du jeu-questionnaire a réussi coup sur coup et presque sans hésitation les quatre dernières étapes et la question boni, une raison de plus de célébrer en ce jour du centième anniversaire du quotidien.

Les directeurs du Devoir et les scandales des 100 dernières années lui ont donné du fil à retordre au début de l'émission télévisée en direct, mais Marie-Christine Lalande s'est montrée confiante au seuil de la troisième étape.

L'audience a tout de même retenu son souffle à la dernière étape, alors qu'elle a failli perdre les gains accumulés. Appel à tous! Un téléspectateur l'a sauvée in extremis en précisant l'année d'arrivée du directeur actuel du journal, Bernard Descôteaux: 1999.

Henri Bourrassa lui-même prenait place dans les gradins réservés au public. Le petit-fils du fondateur du Devoir, qui porte le patronyme de son aïeul, était accompagné de son frère François et de ses soeurs Jeanne et Thérèse. Pour la famille, les célébrations du centenaire ont été très émouvantes, cette fin de semaine. Le centenaire du Devoir remue bien des souvenirs et fait remonter des anecdotes de toutes sortes. Mais jamais ils n'auraient relevé le défi que Marie-Christine affrontait hier soir, ont-ils avoué peu avant l'entrée en ondes. «On aurait aimé faire la démarche, l'étude, mais on n'aurait jamais eu la mémoire pour finir!», confie Jeanne Bourassa en riant.

Pour l'émission en direct, le jour même du centenaire d'un journal qu'elle lit depuis le cégep, Marie-Christine Lalande ressentait un trac certain en entrant dans la tour radio-canadienne à 18h. L'animateur Francis Reddy, impressionné par la quantité d'informations que la jeune participante devait mémoriser, l'a félicitée avant même l'entrée en ondes. «À tout à l'heure, et on va passer une belle soirée!» lui a-t-il dit peu avant l'heure fatidique. Il est revenu sur ses pas. «Et déjà bravo, très impressionnant.» L'équipe de Tous pour un, qui a dû consacrer trois fois plus de temps à préparer cette édition du jeu qu'à l'habitude, mesurait l'ampleur du défi.

Avec la montre d'Henri Bourassa au fond d'une poche de Francis Reddy, que pouvait-il arriver?
2 commentaires
  • Monique Letourneau - Inscrit 11 janvier 2010 08 h 34

    Bravo

    Vous avez été tout simplement exceptionnelle. Je n'aurais pas aimé être à votre place; le stress a dû être intenable.

  • Marc Rainville - Inscrit 11 janvier 2010 09 h 59

    Pur bonheur

    Nous venons toutes et tous de passer un week-end extraordinaire. Il n'y a pas beaucoup d'institutions culturelles au Québec qui suscitent autant l'adhésion que Le devoir. Les deux émissions de télévision de Radio-Canada m'ont permis de participer à ce centenaire comme je n'étais pas sur la liste des invités au Marché Bonsecours ! Rien à dire, j'aurais pu aller à la journée porte ouverte. Bravo pour cette invitation grand public. Je voulais simplement ajouter ma voix au concert d'éloge que ne manquera pas de recevoir notre nouvelle bergère nationale. Elle a mon vote n'importe quand. Quelle figure charismatique ! Radio-Canada lui avait préparé un vrai champ de mines...
    En ce qui concerne la question au sujet du pseudonyme d'André Laurendeau, le fameux Rivard. J'ai planché sur la question. Quelle est la fonction d'un critique ? Certainement pas ravir... Rivard est l'anagramme homonymique de ravir, son contraire en fait. C'est ma théorie.
    Ça fait depuis 1984 que j'écris au Courrier des lecteurs du devoir. Excusez les fautes de l'auteur,
    Marc O. Rainville, b.s.