Le Petit Robert met le cap sur l'étymologie
Le Petit Robert 2006 met l'accent sur l'étymologie à travers de nombreux encadrés, proposant aussi bien sûr ses mots nouveaux, notamment autour des nouvelles technologies et des loisirs, et ses personnalités entrantes.
Ce nouveau Petit Robert comprend 60 000 mots et 300 000 sens et nuances. Au centre de la couverture blanche, pour la première fois millésimée, une empreinte digitale, «véritable sceau de l'individu», signifie que tout un chacun doit s'approprier la langue.
Millésimé, Le Petit Robert deviendra donc un produit plus périssable, comme Le Petit Larousse, dont la désuétude programmée s'impose déjà au public comme un argument de vente.
Alain Rey et son équipe abordent, dans 650 encadrés étymologiques, la participation du français à l'enrichissement lexical des langues européennes: «Comme toute langue vivante, le français s'enrichit en effectuant des emprunts lexicaux à d'autres langues. Ce que l'on sait moins, c'est que le phénomène inverse, les emprunts faits au français, est également abondamment attesté.»
Cet apport du français est considérable en anglais, non négligeable en italien et en allemand, moins important en espagnol, portugais ou néerlandais. «Les mots anglais "space", "error", "colour", "beauty", "circle", "language", "lesson", "music", "tailor" laissent aisément percevoir les mots français dont ils proviennent», selon l'ouvrage.
Les mots nouveaux sont, sans surprise, issus des nouvelles technologies, des sciences ou des loisirs (notamment la gastronomie), comme «antirétroviral», «ayurvéda», «blog», «brevetabilité», «cancéropôle», «collector», «écotourisme», «lassi», «minivirus», «minispace», «miso», «pancetta», «parodontie», «picodon», «plancha», «quinzomadaire», «shiatsu», «snowpark», «téléboutique» ou «TNT». On trouve aussi «investiguer», «islamité», «microcrédit» ou «relocaliser».
Sens nouveaux
Beaucoup de sens nouveaux sont proposés: catastrophe (sanitaire), compétence (bilan de compétence), genou (mou du genou), etc.
Parmi les personnalités qui entrent dans Le Petit Robert des noms propres: Benoît XVI, Philippe Découflé, Claude Lanzmann, David Lodge, Amin Maalouf, Michael Moore, Mahmoud Abbas, le caricaturiste Plantu, tous les Nobel, etc.
Cet automne, la maison d'édition Dictionnaires Le Robert, appartenant au groupe Éditis, fera paraître un ambitieux Dictionnaire culturel en langue française. Quatre volumes élaborés à partir d'un «choix» de mots privilégiant, outre l'articulation des sens et leurs définitions, l'étymologie, l'histoire du mot et son éclairage par des textes. «C'est sans équivalent», dit Alain Rey, qui a dirigé ce travail collectif.
Ce nouveau Petit Robert comprend 60 000 mots et 300 000 sens et nuances. Au centre de la couverture blanche, pour la première fois millésimée, une empreinte digitale, «véritable sceau de l'individu», signifie que tout un chacun doit s'approprier la langue.
Millésimé, Le Petit Robert deviendra donc un produit plus périssable, comme Le Petit Larousse, dont la désuétude programmée s'impose déjà au public comme un argument de vente.
Alain Rey et son équipe abordent, dans 650 encadrés étymologiques, la participation du français à l'enrichissement lexical des langues européennes: «Comme toute langue vivante, le français s'enrichit en effectuant des emprunts lexicaux à d'autres langues. Ce que l'on sait moins, c'est que le phénomène inverse, les emprunts faits au français, est également abondamment attesté.»
Cet apport du français est considérable en anglais, non négligeable en italien et en allemand, moins important en espagnol, portugais ou néerlandais. «Les mots anglais "space", "error", "colour", "beauty", "circle", "language", "lesson", "music", "tailor" laissent aisément percevoir les mots français dont ils proviennent», selon l'ouvrage.
Les mots nouveaux sont, sans surprise, issus des nouvelles technologies, des sciences ou des loisirs (notamment la gastronomie), comme «antirétroviral», «ayurvéda», «blog», «brevetabilité», «cancéropôle», «collector», «écotourisme», «lassi», «minivirus», «minispace», «miso», «pancetta», «parodontie», «picodon», «plancha», «quinzomadaire», «shiatsu», «snowpark», «téléboutique» ou «TNT». On trouve aussi «investiguer», «islamité», «microcrédit» ou «relocaliser».
Sens nouveaux
Beaucoup de sens nouveaux sont proposés: catastrophe (sanitaire), compétence (bilan de compétence), genou (mou du genou), etc.
Parmi les personnalités qui entrent dans Le Petit Robert des noms propres: Benoît XVI, Philippe Découflé, Claude Lanzmann, David Lodge, Amin Maalouf, Michael Moore, Mahmoud Abbas, le caricaturiste Plantu, tous les Nobel, etc.
Cet automne, la maison d'édition Dictionnaires Le Robert, appartenant au groupe Éditis, fera paraître un ambitieux Dictionnaire culturel en langue française. Quatre volumes élaborés à partir d'un «choix» de mots privilégiant, outre l'articulation des sens et leurs définitions, l'étymologie, l'histoire du mot et son éclairage par des textes. «C'est sans équivalent», dit Alain Rey, qui a dirigé ce travail collectif.
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