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    Édition - Michel Brûlé est sur le point d'acheter Lanctôt éditeur

    7 juin 2005 |Caroline Montpetit | Livres
    Photo de Jacques Lanctôt prise en 1997.
    Photo: Jacques Grenier Photo de Jacques Lanctôt prise en 1997.
    Michel Brûlé, éditeur des Intouchables, s'apprête à acheter Lanctôt éditeur. La vente de la maison d'édition, fondée par Jacques Lanctôt en 1995, devrait s'effectuer au cours des prochains jours, à moins d'un revirement spectaculaire des choses. Hier, Michel Brûlé confirmait avoir déjà conclu une entente avec Jacques Lanctôt à ce sujet. En fait, hier après-midi, Michel Brûlé avait déjà reconduit certains contrats d'impression de Lanctôt éditeur, dont il entend d'ailleurs conserver le nom.

    «C'est un secret de Polichinelle que la maison d'édition connaissait des difficultés financières», a dit hier Michel Brûlé, qui s'estime un ami personnel de Jacques Lanctôt. Reconnaissant le problème de rentabilité de Lanctôt éditeur, Brûlé espère pouvoir rendre la maison d'édition rentable, notamment en améliorant son marketing.

    «On va continuer à publier de la poésie et du théâtre, je crois que c'est plus une question de marketing», dit M. Brûlé, qui semble avoir le vent dans les voiles ces temps-ci, puisqu'il annonçait aussi la semaine dernière son intention de lancer un nouvel hebdomadaire gratuit pour concurrencer Voir et Ici.

    Il semble pourtant que Jacques Lanctôt ne sera plus éditeur de la maison d'édition, et que ce poste sera assumé par un éditeur déjà choisi par Brûlé, mais dont le nom demeure secret pour l'instant. Michel Brûlé ne semble pas vouloir se mêler de trop près à la gestion de la maison d'édition dont il sera le nouveau propriétaire.

    Déjà, Jacques Lanctôt a annoncé à ses auteurs l'imminence de la vente de sa maison d'édition. Et Dany Laferrière, l'un de ses auteurs-vedettes, s'est dit très peiné de la nouvelle.

    «Je suis plutôt peiné pour Jacques, qui est un éditeur très important pour moi. Il a publié tous mes livres, depuis le premier jusqu'au treizième, ils sont passés dans ses mains», dit-il. Jacques Lanctôt a en effet une longue feuille de route derrière lui comme éditeur québécois. D'abord conseiller, puis propriétaire chez VLB éditeur, il a ensuite vendu cette maison d'édition à Sogides, où il est resté éditeur. Il a ensuite fondé la maison d'édition Jacques Lanctôt en partie avec des auteurs qu'il avait connus chez VLB.

    M. Laferrière n'a cependant pas voulu sonner le glas du travail de Jacques Lanctôt, qu'il considère comme «un très bon éditeur, un ami fiable, et un passionné». Laferrière a notamment loué l'audace de Jacques Lanctôt, qui n'a pas hésité à lancer de nouveaux auteurs. C'est ainsi que le premier roman de Laferrière, Comment faire l'amour à un nègre sans se fatiguer, a trouvé le chemin de la publication. Lanctôt a d'ailleurs publié toute une brochette d'auteurs, dont Sylvain Rivière, Hélène Pedneault, Audrey Benoît, pour ne nommer que ceux-là.

    «Lanctôt est un batailleur. Tant qu'il n'a pas officiellement dit qu'il fermait, il ne faut pas l'enterrer avant qu'il soit mort», ajoute M. Laferrière.

    Pour sa part, Jacques Lanctôt n'a pas répondu aux appels du Devoir hier.
     
     
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