Polar québécois - Casse-tête au Cachemire
«Qui peut dormir quand les autres meurent?» Cette phrase tirée du Mahabharata, gigantesque poème épique indien, éclaire à elle seule l'acharnement de certains des protagonistes de ce thriller politico-policier.
Escroc professionnel notoire, recherché par de nombreux services policiers depuis des années, Max O'Brien a derrière lui une carrière de fuyard qui, hormis quelques millions, «ne lui avait donné que la liberté de fuir de plus en plus loin». Onze ans après l'assassinat de son frère, alors ambassadeur en Amérique centrale, son neveu David, sous-secrétaire à l'ambassade canadienne de New Delhi, est victime d'un attentat apparemment inexplicable.
En compagnie de son «associé» indien né à Montréal, grand amateur de hockey, ainsi que de la jeune épouse de David, Max O'Brien mènera sa propre enquête tout en jouant au chat et à la souris avec un enquêteur de la Sûreté du Québec qui le traque depuis une quinzaine d'années.
Coincé au nord entre le Pakistan islamique et une Inde «hindouiste» de plus en plus intolérante, le conflit ouvert du Cachemire sert de toile de fond à cette histoire haletante. Au coeur de ce théâtre des extrêmes, Max découvrira ainsi peu à peu ce qu'il y a sous la surface, allant même jusqu'à affronter quelques fantômes tenaces de son propre passé. Une histoire de gros sous, de centrale hydroélectrique construite par une société canadienne, de marchandage politico-religieux et de faiblesse humaine.
Avant tout scénariste pour la télévision et le cinéma, où il a récemment mis la main au long métrage Le Dernier Tunnel, Mario Bolduc est aussi réalisateur (L'Oreille d'un sourd, 1995). Il s'agit ici de son premier roman.
Thriller efficace, thriller voyageur, Cachemire est écrit dans une langue plutôt juste. Et en scénariste aguerri, Mario Bolduc ne laisse rien au hasard: ses personnages ont de l'étoffe, leurs motivations nous sont exposées, décortiquées ou insaisissables. Le décor est une poudrière. En bref: un dosage maîtrisé d'action, de dialogues et d'intériorité.
Escroc professionnel notoire, recherché par de nombreux services policiers depuis des années, Max O'Brien a derrière lui une carrière de fuyard qui, hormis quelques millions, «ne lui avait donné que la liberté de fuir de plus en plus loin». Onze ans après l'assassinat de son frère, alors ambassadeur en Amérique centrale, son neveu David, sous-secrétaire à l'ambassade canadienne de New Delhi, est victime d'un attentat apparemment inexplicable.
En compagnie de son «associé» indien né à Montréal, grand amateur de hockey, ainsi que de la jeune épouse de David, Max O'Brien mènera sa propre enquête tout en jouant au chat et à la souris avec un enquêteur de la Sûreté du Québec qui le traque depuis une quinzaine d'années.
Coincé au nord entre le Pakistan islamique et une Inde «hindouiste» de plus en plus intolérante, le conflit ouvert du Cachemire sert de toile de fond à cette histoire haletante. Au coeur de ce théâtre des extrêmes, Max découvrira ainsi peu à peu ce qu'il y a sous la surface, allant même jusqu'à affronter quelques fantômes tenaces de son propre passé. Une histoire de gros sous, de centrale hydroélectrique construite par une société canadienne, de marchandage politico-religieux et de faiblesse humaine.
Avant tout scénariste pour la télévision et le cinéma, où il a récemment mis la main au long métrage Le Dernier Tunnel, Mario Bolduc est aussi réalisateur (L'Oreille d'un sourd, 1995). Il s'agit ici de son premier roman.
Thriller efficace, thriller voyageur, Cachemire est écrit dans une langue plutôt juste. Et en scénariste aguerri, Mario Bolduc ne laisse rien au hasard: ses personnages ont de l'étoffe, leurs motivations nous sont exposées, décortiquées ou insaisissables. Le décor est une poudrière. En bref: un dosage maîtrisé d'action, de dialogues et d'intériorité.
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