Littérature - Un livre vante les «Irréductibles Québécois»
17 février 2005
Livres
Paris — C'est peut-être le livre qui manquait aux Français pour bien prendre la mesure du Québec d'aujourd'hui. Paru il y a quelques jours, Irréductibles Québécois les invite non seulement à découvrir «la face ignorée et lumineuse du Québec», comme l'a dit Le Monde, mais aussi à prendre exemple sur lui.
Son auteure, Valérie Lion, est journaliste économique au magazine L'Express. Elle est aussi une des bonnes spécialistes françaises du Québec, dont elle est tombée amoureuse il y a une douzaine d'années.
En près de 300 pages, elle s'applique à faire comprendre à ses compatriotes que les Québécois ne sont pas simplement de gentils «cousins» habitant un «coin de la Douce France en Amérique». À travers cet ouvrage, les lecteurs du Québec réaliseront de leur côté que les Français ne les connaissent et ne les comprennent toujours pas.
«Malgré l'intensité des échanges et les centaines de milliers de touristes qui s'y rendent chaque année, le Français moyen connaît mal le Québec, souligne Valérie Lion. On a de lui une image superficielle, voire caricaturale. Les Français ignorent tout des succès des Québécois sur la scène internationale. Ils ne connaissent pas l'importance de Bombardier, de Quebecor ou du Cirque du Soleil.»
La presse française écrit régulièrement sur le Québec, élevé (avec le Canada) au rang de «boîte à idées» du gouvernement français, notamment en matière de «gouvernance», de réforme de l'État, d'immigration ou de développement des nouvelles technologies.
Jugeant qu'il n'a pas pour autant «la place qu'il mérite dans les médias», Valérie Lion a voulu aller plus loin, s'attachant à faire la synthèse des «progrès extraordinaires» réalisés dans tous les domaines par le Québec depuis la Révolution tranquille.
Dans Irréductibles Québécois, la journaliste dresse donc le portrait d'un Québec «sans complexe», qui choisit d'affirmer son identité non pas en se repliant sur lui-même, mais en s'ouvrant au monde.
«Les Québécois, écrit-elle par exemple, ont accepté d'amender le capitalisme sans jamais le rejeter, de se mettre au diapason de la mondialisation sans renoncer à leurs exigences sociales, comme l'égalité et la solidarité.»
Les Québécois se sont beaucoup inspirés du modèle français dans les années 60. Aujourd'hui, dit Valérie Lion, c'est au tour des Français de prendre exemple sur eux. «La France a énormément de choses à apprendre du Québec. La France dans l'Europe à 25 n'a plus le même poids. Les Québécois savent ce que c'est de vivre dans un grand ensemble. Ils nous montrent la voie à suivre.»
Son auteure, Valérie Lion, est journaliste économique au magazine L'Express. Elle est aussi une des bonnes spécialistes françaises du Québec, dont elle est tombée amoureuse il y a une douzaine d'années.
En près de 300 pages, elle s'applique à faire comprendre à ses compatriotes que les Québécois ne sont pas simplement de gentils «cousins» habitant un «coin de la Douce France en Amérique». À travers cet ouvrage, les lecteurs du Québec réaliseront de leur côté que les Français ne les connaissent et ne les comprennent toujours pas.
«Malgré l'intensité des échanges et les centaines de milliers de touristes qui s'y rendent chaque année, le Français moyen connaît mal le Québec, souligne Valérie Lion. On a de lui une image superficielle, voire caricaturale. Les Français ignorent tout des succès des Québécois sur la scène internationale. Ils ne connaissent pas l'importance de Bombardier, de Quebecor ou du Cirque du Soleil.»
La presse française écrit régulièrement sur le Québec, élevé (avec le Canada) au rang de «boîte à idées» du gouvernement français, notamment en matière de «gouvernance», de réforme de l'État, d'immigration ou de développement des nouvelles technologies.
Jugeant qu'il n'a pas pour autant «la place qu'il mérite dans les médias», Valérie Lion a voulu aller plus loin, s'attachant à faire la synthèse des «progrès extraordinaires» réalisés dans tous les domaines par le Québec depuis la Révolution tranquille.
Dans Irréductibles Québécois, la journaliste dresse donc le portrait d'un Québec «sans complexe», qui choisit d'affirmer son identité non pas en se repliant sur lui-même, mais en s'ouvrant au monde.
«Les Québécois, écrit-elle par exemple, ont accepté d'amender le capitalisme sans jamais le rejeter, de se mettre au diapason de la mondialisation sans renoncer à leurs exigences sociales, comme l'égalité et la solidarité.»
Les Québécois se sont beaucoup inspirés du modèle français dans les années 60. Aujourd'hui, dit Valérie Lion, c'est au tour des Français de prendre exemple sur eux. «La France a énormément de choses à apprendre du Québec. La France dans l'Europe à 25 n'a plus le même poids. Les Québécois savent ce que c'est de vivre dans un grand ensemble. Ils nous montrent la voie à suivre.»
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