Roman - Une écriture qui penche vers le reportage
Si le reportage social était la principale fonction du roman, La Rebelle, de Benoît Duteurtre, mériterait un prix. L'époque est au cliché, «être rebelle», qu'il s'agisse de publicité ou d'attitude pensante. La belle affaire, être rebelle, quand ce terme ne signifie plus qu'agitation, scandale et mal-être persistant. C'est bien ce que le romancier saisit de son époque.
Son écriture penche vers le reportage et vise l'immédiateté d'un look et de la pensée artistes, dont il épingle au passage l'origine détournée et loufoque dans les chansons des années 50.
Duteurtre s'adonne ici à son activité favorite: dénoncer les effets de mode, caricaturer le monde de la performance et l'étroitesse des Éliane, journaliste rebelle, dont il fait un portrait cinglant, en la promenant partout où la provocation sert d'alibi à l'action — sus aux Rimbaud Project — et mobilise des énergies dont l'intention est de faire jaser.
Son écriture penche vers le reportage et vise l'immédiateté d'un look et de la pensée artistes, dont il épingle au passage l'origine détournée et loufoque dans les chansons des années 50.
Duteurtre s'adonne ici à son activité favorite: dénoncer les effets de mode, caricaturer le monde de la performance et l'étroitesse des Éliane, journaliste rebelle, dont il fait un portrait cinglant, en la promenant partout où la provocation sert d'alibi à l'action — sus aux Rimbaud Project — et mobilise des énergies dont l'intention est de faire jaser.
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