L'Hexagone pleure Sagan
Paris — Françoise Sagan aura «marqué toute une génération». De nombreuses personnalités ont salué la romancière et dramaturge, commentant avec tristesse la disparition de l'auteur de Bonjour tristesse, dont les obsèques auront lieu demain après-midi dans son Lot natal.
«C'est un écrivain qui a marqué toute une génération, a commenté l'écrivain Philippe Labro sur France-Info. Son premier roman [Bonjour tristesse, 1954] demeure un véritable petit chef-d'oeuvre de grâce d'intelligence, de cruauté, de précision», a-t-il souligné, insistant sur «l'impact énorme» du roman à l'époque.
Pour le président Jacques Chirac, «avec finesse, esprit et subtilité, Françoise Sagan aura exploré les ressorts et les passions de l'âme humaine» et «aura contribué à l'évolution de la place des femmes dans notre pays».
«Ce qui reste, c'est évidemment la grâce formidable de ce style où les choses sont dites sans y insister, de façon elliptique, amusée, narquoise, retient l'académicien Bertrand Poirot-Delpech, interrogé par France-Info. Ce ton-là lui appartient en propre.»
Un autre académicien, Frédéric Vitoux, a souligné sur France-3 que Françoise Sagan «avait un ton, elle, une petite musique».
«Et ça, c'est pas donné à tout le monde», a-t-il salué, comparant l'écrivaine à Simone de Beauvoir pour son action militante en faveur de la liberté des femmes.
Pourtant, «quand on lui disait qu'elle avait du talent, elle paraissait étonnée», s'est souvenu sur France 3 l'acteur Claude Rich, qui a joué au théâtre la première pièce de Françoise Sagan (Château en Suède, 1959). «Elle trouvait que ce qu'elle faisait, c'était bien banal, elle espérait qu'elle ferait mieux plus tard.»
«Pour qui la connaissait, [...] elle était la femme la plus délicieuse, la plus drôle, la plus mutine qu'on puisse imaginer», a assuré le critique littéraire Jérôme Garcin sur France-Info.
Selon lui, Françoise Sagan «n'a jamais cherché ni le scandale ni l'apparition dans de sombres affaires pour le plaisir. Simplement, elle obéissait à sa loi intérieure qui était celle de l'absolue liberté.»
À la fin de sa vie, «dans le silence et un demi-oubli», l'écrivaine aura vécu «tout ce qu'elle avait détesté, c'est-à-dire le chagrin, la difficulté de vivre, a ajouté Bertrand Poirot-Delpech. C'est le paradoxe de ce destin qui démarre dans la grâce, la gaieté, l'insouciance, la joie de vivre».
Les obsèques de la romancière auront lieu demain à 14h30, dans le petit cimetière du village de Seuzac, où se trouve le caveau de sa famille, a annoncé Pierre Cassoulet le maire de la commune. Françoise Sagan était née en 1935 à quelques kilomètres de là, à Cajarc.
«C'est un écrivain qui a marqué toute une génération, a commenté l'écrivain Philippe Labro sur France-Info. Son premier roman [Bonjour tristesse, 1954] demeure un véritable petit chef-d'oeuvre de grâce d'intelligence, de cruauté, de précision», a-t-il souligné, insistant sur «l'impact énorme» du roman à l'époque.
Pour le président Jacques Chirac, «avec finesse, esprit et subtilité, Françoise Sagan aura exploré les ressorts et les passions de l'âme humaine» et «aura contribué à l'évolution de la place des femmes dans notre pays».
«Ce qui reste, c'est évidemment la grâce formidable de ce style où les choses sont dites sans y insister, de façon elliptique, amusée, narquoise, retient l'académicien Bertrand Poirot-Delpech, interrogé par France-Info. Ce ton-là lui appartient en propre.»
Un autre académicien, Frédéric Vitoux, a souligné sur France-3 que Françoise Sagan «avait un ton, elle, une petite musique».
«Et ça, c'est pas donné à tout le monde», a-t-il salué, comparant l'écrivaine à Simone de Beauvoir pour son action militante en faveur de la liberté des femmes.
Pourtant, «quand on lui disait qu'elle avait du talent, elle paraissait étonnée», s'est souvenu sur France 3 l'acteur Claude Rich, qui a joué au théâtre la première pièce de Françoise Sagan (Château en Suède, 1959). «Elle trouvait que ce qu'elle faisait, c'était bien banal, elle espérait qu'elle ferait mieux plus tard.»
«Pour qui la connaissait, [...] elle était la femme la plus délicieuse, la plus drôle, la plus mutine qu'on puisse imaginer», a assuré le critique littéraire Jérôme Garcin sur France-Info.
Selon lui, Françoise Sagan «n'a jamais cherché ni le scandale ni l'apparition dans de sombres affaires pour le plaisir. Simplement, elle obéissait à sa loi intérieure qui était celle de l'absolue liberté.»
À la fin de sa vie, «dans le silence et un demi-oubli», l'écrivaine aura vécu «tout ce qu'elle avait détesté, c'est-à-dire le chagrin, la difficulté de vivre, a ajouté Bertrand Poirot-Delpech. C'est le paradoxe de ce destin qui démarre dans la grâce, la gaieté, l'insouciance, la joie de vivre».
Les obsèques de la romancière auront lieu demain à 14h30, dans le petit cimetière du village de Seuzac, où se trouve le caveau de sa famille, a annoncé Pierre Cassoulet le maire de la commune. Françoise Sagan était née en 1935 à quelques kilomètres de là, à Cajarc.
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