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    Vitrine du livre

    La chair de Clémentine, Vincent Brault

    28 octobre 2017 |Guillaume Lepage | Livres

    Vivons-nous dans le déni de notre propre fin ? La mort indispose, effraie, chagrine… mais pour Vincent Brault, elle est une source d’inspiration. En entrevue au Devoir en 2015 à l’occasion de la sortie de son premier roman, Le cadavre de Kowalski, le professeur de philosophie promettait une prochaine fiction « avec beaucoup de morts, à chaque chapitre ». La chair de Clémentine tient promesse. Nous entrons dans le quotidien de Gustave chez qui les médecins ont diagnostiqué très jeune « une sorte d’attirance maladive pour les gens qui sont en train de mourir ». Animaux et humains décèdent dans les bras du garçon aujourd’hui âgé de 19 ans. Il trouve cela étrange, bien sûr, mais heureusement, un enquêteur et une exterminatrice lui apporteront leur aide. Il faudra pour cela interroger le père, jaloux d’un secret sur l’enfance de son fils, et sur les circonstances troubles entourant la mort de sa femme, Clémentine. Sans réinventer la roue, Vincent Brault livre ici un ovni littéraire rafraîchissant, inventif et habillement ficelé. Le gore y côtoie le fantastique et l’enquête policière, mais l’histoire divertit plus qu’elle n’effraie.

    La chair de Clémentine
    ★★★
    Vincent Brault Héliotrope Montréal, 2017, 168 pages












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