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    Lettres

    Les idées de l’autre

    12 septembre 2017 | Huguette Poitras, écrivaine Québec, le 9 septembre 2017 | Livres

    Qu’il est difficile d’être un intellectuel au pays du Québec ! Qu’il est encore plus risqué d’oser parler de nos racines ! Bien sûr, il est moins périlleux de se fondre dans le grand nulle part, d’où l’on ressort usiné, dépossédé de particularités, transparent. L’article de Michel Lapierre, « L’utopie comme étincelle d’espoir » (Le Devoir, 9 et 10 septembre 2017), portant sur le livre de Jacques Pelletier, est tout simplement navrant. Bien sûr, Jacques Pelletier a parfaitement le droit de défendre son point de vue dans son livre. Mais ce sont les commentaires désobligeants de Michel Lapierre à l’égard de Mathieu Bock-Côté qui détonnent.

     

    Michel Lapierre se réjouit d’une façon malsaine de la satire de Jacques Pelletier à l’égard de Mathieu Bock-Côté, qu’il qualifie de « satire efficace bien méritée ». Il se réfugie derrière l’auteur du livre dont il fait la critique pour lancer ses fléchettes empoisonnées, étant sans doute bien incapable de le faire à découvert. Car il faut de l’esprit et de la culture pour se mesurer à Mathieu Bock-Côté. Michel Lapierre frétille aux insultes de Jacques Pelletier qui traite Mathieu Bock-Côté de « singe savant ». Il en rajoute en parlant de « portrait plus vrai que nature ». On croirait un enfant qui lance des pierres aux passants, caché sur son balcon sous l’oeil bienveillant de papa-maman. En se travestissant en père Fouettard de nos intellectuels, Michel Lapierre ne se grandit pas, et fait reculer le sain débat d’idées, déjà fragilisé au Québec.













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