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    Vitrine du livre

    Tous sont vivants, Klaus Vogel

    26 août 2017 |Fabien Deglise | Livres

    Il y a plusieurs façons de devenir un héros sur les mers : en les traversant, en les domptant ou, plus rarement, en contribuant à sauver les immigrants clandestins qui, pour atteindre une vie meilleure, n’hésitent pas à mettre leur vie en danger sur des embarcations de fortune. Voilà le destin qui a frappé Klaus Vogel, capitaine dans la marine marchande qui, en 2015, a plaqué son emploi dans une grande compagnie de transport maritime pour aider ses frères humains, à la barre de l’Aquarius. Ce navire sillonne depuis 2016 la Méditerranée, au large des côtes de la Libye, pour récupérer les victimes des passeurs. Il a ramené à ce jour 18 000 naufragés sur la terre ferme. Daniel Pennac a dit de lui qu’il était « l’honneur de l’Europe ». L’homme se raconte dans ce livre, avec la complicité de Valérie Péronnet, en rappelant que des familles de migrants ont encore besoin d’aide en pleine mer et en démontrant surtout que l’impuissance affichée par plusieurs face à cette tragédie humanitaire n’est qu’une excuse facile remise en question par ceux qui, comme lui, un jour, ont laissé leur humanité les guider vers un passage à l’acte.

    Tous sont vivants
    ★★★ 1/2
    Klaus Vogel, Les arènes, Paris, 2017, 228 pages.












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