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    Vitrine du livre

    Satin Island, Tom McCarthy

    17 juin 2017 |Fabien Deglise | Livres

    La catastrophe habite encore une fois l’univers romanesque de Tom McCarthy avec ici la mort accidentelle d’un parachutiste qui vient hanter le quotidien de U, coloniser l’esprit de ce narrateur, anthropologue de son état, dont la curiosité et l’acuité du regard sont mises au service d’une « grande société de conseil ». Le gars est payé pour voyager, saisir la réalité du monde et ainsi aider ses clients à mettre du contexte et des arguments sur leurs produits et services. U — à prononcer en anglais pour être interpellé — est au service d’un commerce singulier, celui des récits qui façonnent la réalité, et il le fait avec un peu d’ironie : dans sa jeunesse, il a rêvé de marcher dans les traces de Lévi-Strauss pour s’approcher du « maître sens » du monde autour de lui.

     

    Exposé comme un rapport de recherche, avec des paragraphes numérotés, Satin Island concentre, dans un tout à la tonalité parodique aussi charmante que subtile, les obsessions habituelles du romancier sur le storytelling, sur le couple bancal et sur l’impossibilité du réel ou la possibilité de la réalité alternative, ce chemin socialement dangereux, surtout lorsque le parachute de l’esprit critique manque son ouverture. En somme.

    Satin Island
    ★★★ 1/2
    Tom McCarthy, traduit de l’anglais par Thierry Decottignies, Éditions de l’Olivier Paris, 2017, 208 pages












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