Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Vitrine du livre

    17, Bernard Chambaz

    17 juin 2017 |Fabien Deglise | Livres

    On ne parle jamais assez de la solitude des nombres premiers et pas assez non plus du fait que leur singularité peut, paradoxalement, accompagner une très faible originalité. Bernard Chambaz en fait la démonstration avec son 17, étrange objet de littérature qui assemble le récit bref de 17 vies que le romancier, poète et historien, connecte au chiffre 17 de l’année en cours. Il y est question de Pocahontas, morte il y a 400 ans cette année, en 2017, de Pierre Athanase Larousse, à cause du bicentenaire de sa naissance, de Thelonious Monk dont on va célébrer le centenaire de la naissance comme de Germaine de Staël pour le bicentenaire de sa mort. Entre autres. La balade, tantôt biographique, tantôt anecdotique, mais au final surtout affligée par une profonde banalité du propos, cherche sa cohérence dans le rapport au chiffre et au temps. Elle peine surtout à livrer plus qu’une courtepointe brodée autant à l’érudition qu’à l’insignifiance du détail superficiel. Et du coup, 138 pages plus loin, le lecteur peut se demander ce qu’il vient de lui arriver et se désoler surtout que les nombres premiers ne sont pas seulement multiples de un, mais aussi, et c’est bien triste dans ce cas-ci, multiples d’eux-mêmes.

    17
    ★★
    Bernard Chambaz, Seuil, Paris, 2017, 138 pages












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.