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    Vitrine du livre

    Les moustiques, Jocelyn Boisvert

    10 juin 2017 |Marie Fradette | Livres

    Dans le petit village perdu de Ronde-Vallée, c’est le calme plat. Rien ne bouge assez pour égayer la vie d’un adolescent, Maxence, persuadé qu’il va y « crever d’ennui ». Mais l’arrivée d’une nuée de moustiques géants « transformant en statue chaque être vivant sur son passage » chasse rapidement ses futiles pensées. En compagnie d’Emma, sa soeur, et de la belle Jessica, il tente le tout pour le tout afin de rester en vie. Ce monde apocalyptique avait déjà été imaginé, et de façon plus percutante, par André Marois dans Les voleurs du soir (La courte échelle), une dystopie nous propulsant dans le Québec de 2048. Si Boisvert parvient à rendre l’effroi vécu, à installer le décor d’une ville assiégée par des moustiques qui s’infiltrent partout, on lui reprochera quelques incongruités, notamment les sorties à l’extérieur sans protection, et sans aucune conséquence, des deux héroïnes ainsi que le pouvoir étonnant de la glace sur un personnage attaqué par un de ces insectes. Son écriture rythmée assure toutefois l’intérêt, mais les pouvoirs surhumains des héros tout comme la finale fleur bleue ont pour effet d’affaiblir la force du drame joué au départ.

    Les moustiques
    ★★ 1/2
    Jocelyn Boisvert, Soulières, Montréal, 2017, 120 pages












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