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    Vitrine du livre

    Les fleurs ne saignent pas, Alexis Ravelo

    4 février 2017 |Yannick Marcoux | Livres

    Invitation au voyage sur l’archipel des Canaries, Les fleurs ne saignent pas, première traduction en français pour le prolifique auteur espagnol Alexis Ravelo, nous plonge dansle duel improbable entre une bande d’habitués aux petits larcins et des mafieux à cols blancs abonnés à la corruption. À l’intérieur : Lola, Diego, Felo et Paco usent d’ingéniosité pour escroquer les touristes et délester les machines à sous de leur contenu dans les bars. Leur vie bascule lorsqu’Eusebio le Gaucher, ancien mentor et complice, leur soumet une proposition : kidnapper la fille d’un des plus grands magnats financiers de l’archipel et exiger une rançon de centaines de milliers d’euros en argent sonnant. L’intrigue du récit est habilement menée. Elle multiplie les retournements de situation et amuse jusqu’à son dénouement, même si Ravelo conduit son histoire avec une rigueur maniaque et des descriptions minutieuses qui dérangent : une bonne centaine de pages auraient pu être élaguées. Quant à l’abus d’images, il brime l’imagination du lecteur. Heureusement, l’humour noir qui teinte le roman atteint sa cible et installe une empathie pour des personnages pris eux aussi avec la corruption et l’insoutenable tolérance qui s’installe autour.

    Les fleurs ne saignent pas
    ★★ 1/2
    Alexis Ravelo, traduit de l’espagnol par Amandine Py, Mirobole éditions, Bordeaux, 2016, 416 pages












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