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    Prix littéraire des collégiens

    Entre jeunesse mature et jeune maturité

    Britt, Guay-Poliquin, Lamothe, Savoie-Bernard et Turgeon forment un quintette solide

    12 novembre 2016 00h32 |Le Devoir | Livres
    <p>Les écrivains qui portent les cinq ouvrages dévoilés vendredi sont de différentes générations, usent de tons et de formes fort différents. C’est ainsi qu’on retrouve dans l’ordre alphabétique : Fanny Britt, Christian Guay-Poliquin, Serge Lamothe, Chloé Savoie-Bernard et David Turgeon.</p>
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir

    Les écrivains qui portent les cinq ouvrages dévoilés vendredi sont de différentes générations, usent de tons et de formes fort différents. C’est ainsi qu’on retrouve dans l’ordre alphabétique : Fanny Britt, Christian Guay-Poliquin, Serge Lamothe, Chloé Savoie-Bernard et David Turgeon.

    C’est un quintette solide, porté par un souffle littéraire fort qui sera soumis aux centaines de jeunes qui prendront part au 14e Prix littéraire des collégiens. Alliant jeunesse mature et jeune maturité, les cinq ouvrages dévoilés vendredi présentent une langue vive et brillante sertie dans un écrin singulier d’où émane une vraie lumière en dépit des grisailles qui les traversent. 

     

    Les écrivains qui les portent sont de différentes générations, usent de tons et de formes fort différents. Si certains radiographient le présent, d’autres le travestissent, mais tous le font avec un mordant réjouissant qui en dit long sur nos sociétés. C’est ainsi qu’on retrouve dans l’ordre alphabétique : Fanny Britt, Christian Guay-Poliquin, Serge Lamothe, Chloé Savoie-Bernard et David Turgeon. Survol.

     



    Les maisons de Fanny Britt (Le cheval d’août)

    Le jury a été touché par cette exploration sans complaisance d’un drame intérieur. « La plume de Fanny Britt y est d’une authenticité déconcertante. Cela tient beaucoup à sa capacité à allier vraie tendresse et autocritique mordante dans un même souffle. Les maisons propose à cet égard une réflexion intelligente et sensible sur l’amour et la transformation de soi, qui élève tout autant qu’elle trouble le lecteur. »

     


     

    Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin (La peuplade)
    Le jury a été captivé par ce roman déroutant à la violence contenue et aux accents douloureusement contemplatifs. « Thriller introspectif enfoui dans la blancheur de l’hiver québécois, Le poids de la neige décrit un climat social étouffant en déliquescence. Christian Guay-Poliquin y réduit les certitudes en charpie avec sa langue scalpel sombre et envoûtante. »

     


    Mektoub de Serge Lamothe publié chez Alto
    Le jury a été charmé par cette quête émouvante de deux êtres destinés à s’aimer coûte que coûte. « Inventif et joueur, Mektoub est un roman qui s’attache à éprouver les limites du libre arbitre. Il est au surplus porté par une langue et une forme singulières aux accents oniriques jamais gnangnans chez Serge Lamothe qui écrit comme un orfèvre cisèle. »

     


     

    Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard (Triptyque)
    Le jury dit avoir été marqué par l’auscultation âpre du désir faite par Chloé Savoie-Bernard dans ce premier recueil de nouvelles. « Des femmes savantes oppose nécessité de plaire et mise en scène de soi à une quête d’authenticité qu’une langue vive et subversive, voire carrément revendicatrice par moments, enrobe de beaucoup de justesse et d’aplomb. »

     




    Le continent de plastique de David Turgeon (Le quartanier)

    Le jury a été conquis par les digressions imaginatives et brillantes ponctuant cet ovni littéraire qui, en s’attachant à décrire la faune littéraire, en dit long sur nos contemporains. « Avec son ironie légère et sa tonalité doucement bédéesque, David Turgeon signe avec Le continent de plastique un roman plein de charme d’où émerge aussi une histoire d’amour pudique et délicate. »

     

    Les ouvrages retenus seront soumis aux collégiens. Des délibérations locales puis nationales leur permettront de trancher pour retenir un gagnant qui sera dévoilé au printemps prochain. L’an dernier, plus de 700 étudiants issus d’une soixantaine établissements collégiaux du Québec avaient pris part à cette aventure critique menée par la Fondation Marc Bourgie et dont Le Devoir est un étroit fidèle.

     

    Le jury était présidé cette année par le responsable des contenus littéraires au Devoir, Fabien Deglise. Ont pris part aux délibérations : les journalistes au Devoir Christian Desmeules et Dominic Tardif, Pierrette Boivin du magazine Main blanche, Martine-Emmanuelle Lapointe, professeur au département des littératures de langue française de l’Université de Montréal et la directrice des pages culturelles au Devoir, Louise-Maude Rioux Soucy.

    <p>Les écrivains qui portent les cinq ouvrages dévoilés vendredi sont de différentes générations, usent de tons et de formes fort différents. C’est ainsi qu’on retrouve dans l’ordre alphabétique : Fanny Britt, Christian Guay-Poliquin, Serge Lamothe, Chloé Savoie-Bernard et David Turgeon.</p>
Les ouvrages retenus seront soumis aux collégiens. Des délibérations locales puis nationales leur permettront de trancher pour retenir un gagnant qui sera dévoilé au printemps prochain.












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