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    Vitrine du livre

    Mèche, Sébastien B. Gagnon

    20 août 2016 |Hugues Corriveau | Livres
    Poésie
    Mèche
    Sébastien B. Gagnon
    L’Oie de Cravan
    Montréal, 2016, 68 pages

    Promesse d’amour, promesse d’auteur, comme on peut le jurer quand on est ado : écrire 54 poèmes en 54 jours à l’être aimé, parce qu’il faut prouver à l’autre son importance. Folie douce qui dure ce que durent les roses, à savoir pas même 54 jours, que cet amour-là. L’auteur réalisera tout de même son projet jusqu’au désamour à partir de la page 49. La passion se dit de façon étrange ici : « je t’y donnerai mon innocence / mes matins / tous mes matins / pour plier ma main avec la tienne / comme dans les accidents d’automobiles ». Nous imaginons déjà l’amoureuse transie et bouleversée, mais c’est notre propre imagination qui est alors sollicitée. Étrange chant porté par une naïveté qu’on pourrait croire feinte et une conscience politico-sociale qui taraude le présent des amoureux. Pas simple, l’amoureux. Il avoue, un peu candide : « tu me renieras peut-être parce que j’aurai jugé tout seul ce qui est bon ou mauvais ». Cette poésie, qui aurait pu sombrer dans le quétaine fini, tient pourtant la route, car la sincérité veille à ce que le style ne s’édulcore pas. Et cette tendresse parfois, qui fait survivre l’émoi, nous mène à ce seul vers qui à lui seul résume le projet : « pourrais-tu ramasser mes morceaux si je perds un peu de toi 

    Mèche
    Sébastien B. Gagnon, L’Oie de Cravan, Montréal, 2016, 68 pages












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