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    Adaptation

    D’un travail d’été à Québec

    8 septembre 2015 |Fabien Deglise | Livres
    Brigitte Lafleur, Julie Le Breton et Myriam Leblanc dans une scène de «Paul à Québec».
    Photo: Remstar Brigitte Lafleur, Julie Le Breton et Myriam Leblanc dans une scène de «Paul à Québec».

    Cela aurait pu se passer l’été dans un camp de vacances des Laurentides, mais c’est finalement à Québec — et à Montréal — que va se jouer la première adaptation cinématographique de Paul, personnage du 9e art québécois. « Paul a un travail d’été [relatant le quotidien et le voyage initiatique d’un Paul au sortir de l’adolescence et travaillant dans une colonie de vacances pour enfants] était l’album que j’imaginais être porté à l’écran quand j’ai pris contact avec François Bouvier [le réalisateur], il y a quatre ans, résume Michel Rabagliati, père du personnage. Mais les producteurs ont plutôt jeté leur dévolu sur Paul à Québec, sans doute parce que le récit est encore plus humain et qu’il permet de mettre davantage des têtes d’affiche. »

     

    Pas d’enfants en masse — il en aurait fallu 45 —, pas d’acteurs prépubères dans l’antichambre de la célébrité, l’incursion dans les derniers jours de Roland, beau-père de Paul que le héros accompagne avec humanité, se dévoile ici dans l’adaptation de Bouvier avec faste et surtout avec sa cohorte de gros noms : Gilbert Sicotte dans le rôle de l’ancien et François Létourneau, dans celui de Paul, que Julie LeBreton, Louise Portal, Patrice Robitaille, Brigitte Lafleur et Mathieu Quesnel accompagnent dans cette mise en chair et en os d’un récit initialement dessiné.

     

    « C’est une incroyable distribution, dit Michel Rabagliati, qui a retrouvé dans cette transposition toute la sensibilité, la densité, la poésie du quotidien qu’il avait injectées dans son roman graphique sorti chez La Pastèque en 2009. Paul à Québec, le film, est une adaptation isolée, mais rien ne l’empêche de démarrer une série de films mettant en vedette Paul », lance-t-il en espérant secrètement que la suite des choses évoquera ce travail d’été qui, en 2002 et en plusieurs langues, a finalement donné des ailes à un personnage dessiné, des ailes à l’envergure désormais suffisante pour lui assurer aujourd’hui une descente tout en douceur sur le tarmac du 7e art.













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