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    Le livre français sera bientôt de retour à Toronto

    La Librairie du Quartier, à Québec, ouvrira une succursale dans la Ville reine

    28 juillet 2015 |Jérôme Delgado | Livres
    L’expansion en Ontario pour la Librairie du Quartier s’est présentée presque comme une demande populaire.
    Photo: Michaël Monnier Le Devoir L’expansion en Ontario pour la Librairie du Quartier s’est présentée presque comme une demande populaire.

    Les livres en français retrouveront une niche à Toronto, peut-être avant même la fin de 2015. Et ce sera grâce à l’enthousiasme de libraires de Québec.

     

    Un an après son ouverture, la Librairie du Quartier, à Québec, voit déjà à son expansion. Le commerce du secteur Montcalm ouvrira une succursale à Toronto, quelque part entre « novembre et mars », selon son copropriétaire Christophe Gagnon-Lavoie.

     

    « On a déjà trouvé un local. On se greffe auprès d’un organisme francophone, une place que fréquentent les francophones. La démarche sera plus facile », dit-il, dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.

     

    Ce ne sont que des « questions contractuelles » qui l’empêchent de préciser l’endroit et le moment de l’ouverture. Que des détails, à entendre l’assurance dans la voix de l’homme qui veut combler un vide depuis la fermeture, à l’été 2014, du dernier point de vente de livres en français dans la métropole ontarienne.

     

    Pas de risque financier

     

    Christophe Gagnon-Lavoie et son associé, un comptable torontois dénommé « Greg », sont ceux qui ont permis à la rue Cartier, à Québec, de conserver sa vitrine littéraire. Les deux amis ont en effet lancé leur propre commerce après la faillite de la Bouquinerie de Cartier, en reprenant le local laissé vacant en avril 2014.

     

    L’expansion en Ontario pour la Librairie du Quartier s’est présentée presque comme une demande populaire. « Des gens ont approché Greg et on a fini par accepter, confie Christophe Gagnon-Lavoie. Ça représente une importante mobilisation d’argent, mais je ne le vois pas comme un risque financier. Le véritable risque concerne l’aménagement d’un local. »

     

    Christophe Gagnon-Lavoie, libraire et gérant de l’enseigne de la rue Cartier, assumera les mêmes fonctions pour la deuxième succursale. « Je ferai les commandes de livres pour les deux librairies, à partir de Québec. Ça évitera de doubler des postes », dit-il.

     

    L’antenne à Toronto sera plus petite, avec deux employés à temps plein, et offrira sur ses rayons environ la moitié des 8000 titres de la maison québécoise.

     

    Pas de livre numérique

     

    La jeune entreprise va si bien, de l’avis de son copropriétaire, qu’il n’est pas question d’offrir autre chose que des livres. « [Chez nous], les gens ne contournent pas des valises », pointe-t-il, mi-sérieux mi-moqueur. S’il a fini par demander une accréditation de librairie indépendante pour être sur la liste des collectivités (bibliothèques municipales, écoles, etc.), M. Gagnon-Lavoie assure qu’il aurait très bien pu s’en priver.

     

    Libraire pendant plusieurs années à la Bouquinerie, Christophe Gagnon-Lavoie est un de ceux qui croient à la survie du papier. Le marché numérique non seulement ne l’effraie pas, il « ne [s]’en occupe pas ». « Les gens aiment offrir un lecteur numérique en cadeau, c’est rare qu’ils offrent par la suite un code-barre. La tablette, estime-t-il, finit par se trouver sur une tablette. Nos clients apprécient la qualité du papier, son odeur, ils veulent le toucher. »

     

    La Librairie du Quartier, version torontoise, sera rebaptisée afin de mieux évoquer sa particularité linguistique. Elle aura une mission similaire, celle de vendre « le livre francophone at large », selon son futur gérant. Il compte sur le marché scolaire ontarien pour tenir la route, d’autant plus qu’il n’aura aucun concurrent, si ce ne sont que les librairies… québécoises.

     

    Depuis plusieurs années, il est question de la Maison de la Francophonie de Toronto, présentée comme « un guichet central de produits et de services en français et un phare culturel de la langue et de la culture françaises ». L’emplacement de ce projet de 25 millions, qui doit inclure des commerces et un centre de ressources, n’est toujours pas connu.













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