À voir à la télévision le vendredi 26 décembre - Tombé dedans quand il était petit
Tout a commencé par un gros nez. Quand il était encore tout jeune, déjà prodige du coup de crayon, Albert Uderzo dessinait des personnages qui avaient tous un point en commun: un énorme pif. On entend souvent dire, raconte-t-il, qu'au fond les dessinateurs se dessinent eux-mêmes; dans son cas, c'est faux, puisqu'il a un nez tout à fait ordinaire. Ses héros, en revanche...
Uderzo, aujourd'hui âgé de 76 ans, est bien sûr, par-delà la mort, l'éternel complice de René Goscinny, avec qui il eut le coup de génie, à la fin des années 1950, de pasticher les moeurs françaises contemporaines en mettant en scène des héros de bande dessinée tirés de l'Antiquité. Ainsi sont nés Astérix, Obélix (dont, à l'origine, l'existence n'était pas prévue), puis tous les autres, entrés par la grande porte — 280 millions d'exemplaires en 60 langues — dans l'imaginaire des enfants et des anciens enfants du monde entier.
Le plus drôle, c'est qu'au début, on était persuadé que cette oeuvre ne serait pas exportable, trop franco-française. Et pourtant. Ce documentaire, dans lequel Uderzo se raconte avec bonhomie — et où on apprend des trucs intéressants: par exemple, le dessinateur est... daltonien, et Obélix devait avoir les cheveux verts! —, illustre d'ailleurs bien l'universalité de la chose: coproduit par la chaîne française Arte et la chaîne allemande ZDF, il présente plusieurs témoignages d'Allemands qui montrent que les petits travers des Gaulois et des Romains s'appliquent tout aussi bien aux Ostrogoths, aux Wisigoths ou aux Goths tout court. Et certainement aux Hispaniques. Aux Bretons. Aux Hellènes. Aux Helvètes. Et aux Thraces.
Il faut le dire, les aventures d'Astérix ont quelque peu dépéri depuis qu'Uderzo, quelques mois après le décès subit de Goscinny en 1977, a décidé de poursuivre l'entreprise seul. Mais on le lui pardonnera sans problème, pour services — et bonheurs — rendus.
Grands Reportages / Astérix et Cie : L'univers d'Uderzo
RDI, 20h et 1h
Uderzo, aujourd'hui âgé de 76 ans, est bien sûr, par-delà la mort, l'éternel complice de René Goscinny, avec qui il eut le coup de génie, à la fin des années 1950, de pasticher les moeurs françaises contemporaines en mettant en scène des héros de bande dessinée tirés de l'Antiquité. Ainsi sont nés Astérix, Obélix (dont, à l'origine, l'existence n'était pas prévue), puis tous les autres, entrés par la grande porte — 280 millions d'exemplaires en 60 langues — dans l'imaginaire des enfants et des anciens enfants du monde entier.
Le plus drôle, c'est qu'au début, on était persuadé que cette oeuvre ne serait pas exportable, trop franco-française. Et pourtant. Ce documentaire, dans lequel Uderzo se raconte avec bonhomie — et où on apprend des trucs intéressants: par exemple, le dessinateur est... daltonien, et Obélix devait avoir les cheveux verts! —, illustre d'ailleurs bien l'universalité de la chose: coproduit par la chaîne française Arte et la chaîne allemande ZDF, il présente plusieurs témoignages d'Allemands qui montrent que les petits travers des Gaulois et des Romains s'appliquent tout aussi bien aux Ostrogoths, aux Wisigoths ou aux Goths tout court. Et certainement aux Hispaniques. Aux Bretons. Aux Hellènes. Aux Helvètes. Et aux Thraces.
Il faut le dire, les aventures d'Astérix ont quelque peu dépéri depuis qu'Uderzo, quelques mois après le décès subit de Goscinny en 1977, a décidé de poursuivre l'entreprise seul. Mais on le lui pardonnera sans problème, pour services — et bonheurs — rendus.
Grands Reportages / Astérix et Cie : L'univers d'Uderzo
RDI, 20h et 1h
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