Bande dessinée - Bilal, hachures en utopies
D'une page à l'autre, on perçoit l'évolution de Bilal vers la somptuosité et la maîtrise graphique
Dans les années 70, d'aucuns rêvaient très fort et tout haut. Portées par les mouvements de revendications sociales, par une certaine candeur peut-être, les utopies, croyait-on, pouvaient se réaliser, à tout le moins s'ébaucher. Les trois longs récits de Légendes d'aujourd'hui témoignent de ces quêtes.
De l'antimilitarisme de La Croisière des Oubliés à la justice sociale de La ville qui n'existait pas, en passant par l'écologie du Vaisseau de Pierre, le scénariste et journaliste Pierre Christin se faisait le chantre de l'idéalisme. Si ces thématiques sont toujours et peut-être plus que jamais pertinentes, si leurs associations au genre fantastique séduisent, la narration des Légendes d'aujourd'hui s'avère un peu lourde, besogneuse. Christin fera mieux, Bilal aussi, d'ailleurs.
Les Histoires courtes 1971/1981 réunies par les Humanos en 1996 donnaient à voir de Bilal un vaste éventail de styles. Cette décennie, au bout de laquelle l'artiste entrera dans sa trentième année, en sera une de recherche, de jongleries avec les hachures, les modes de figuration et les techniques de colorisation. Les longs récits des Légendes d'aujourd'hui sont évidemment plus homogènes.
Mais d'une page à l'autre, on perçoit l'évolution de Bilal vers la somptuosité et la maîtrise graphique qui éclatera dans Partie de chasse et la Trilogie Nikopol.
denislord@endirect.qc.ca
Dans les années 70, d'aucuns rêvaient très fort et tout haut. Portées par les mouvements de revendications sociales, par une certaine candeur peut-être, les utopies, croyait-on, pouvaient se réaliser, à tout le moins s'ébaucher. Les trois longs récits de Légendes d'aujourd'hui témoignent de ces quêtes.
De l'antimilitarisme de La Croisière des Oubliés à la justice sociale de La ville qui n'existait pas, en passant par l'écologie du Vaisseau de Pierre, le scénariste et journaliste Pierre Christin se faisait le chantre de l'idéalisme. Si ces thématiques sont toujours et peut-être plus que jamais pertinentes, si leurs associations au genre fantastique séduisent, la narration des Légendes d'aujourd'hui s'avère un peu lourde, besogneuse. Christin fera mieux, Bilal aussi, d'ailleurs.
Les Histoires courtes 1971/1981 réunies par les Humanos en 1996 donnaient à voir de Bilal un vaste éventail de styles. Cette décennie, au bout de laquelle l'artiste entrera dans sa trentième année, en sera une de recherche, de jongleries avec les hachures, les modes de figuration et les techniques de colorisation. Les longs récits des Légendes d'aujourd'hui sont évidemment plus homogènes.
Mais d'une page à l'autre, on perçoit l'évolution de Bilal vers la somptuosité et la maîtrise graphique qui éclatera dans Partie de chasse et la Trilogie Nikopol.
denislord@endirect.qc.ca
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

