Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous

    Le livre numérique, un complément plutôt qu’un concurrent au papier ?

    Un rapport démontre que les Québécois sont plus nombreux à utiliser les appareils numériques et intelligents

    19 novembre 2014 |Frédérique Doyon | Livres
    Selon le rapport, 14 % des Québécois ont acheté un livre électronique en 2014, par rapport à 11 % en 2012.
    Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Selon le rapport, 14 % des Québécois ont acheté un livre électronique en 2014, par rapport à 11 % en 2012.

    Lentement mais sûrement. Le livre numérique occupe une place grandissante dans les habitudes des Québécois. Mais le bouquin papier ne perd pas d’intérêt pour autant, du moins pour l’instant. C’est ce qui ressort du rapport « Les intentions d’achat de livres numériques » réalisé par la firme Léger pour le compte de la Société de gestion de la Banque de titres de langue française (BTLF), deux ans après un premier coup de sonde.

     

    La part de la population qui a téléchargé gratuitement au moins un livre en format électronique est ainsi passée de 20 à 27 % en deux ans. « C’est une augmentation relativement importante des gens qui l’ont essayé », note Mathieu Gagné, vice-président adjoint aux communications stratégiques chez Léger.

     

    Mais l’essayer n’est pas encore tout à fait l’adopter, puisque 14 % des Québécois en ont acheté en 2014, par rapport à 11 % en 2012.

     

    Le fait de débourser pour des bouquins virtuels constitue toutefois moins un frein qu’il y a deux ans, alors qu’« on a presque doublé [de 18 à 29 %] le taux de Québécois qui ont payé 20 $ et plus », indique M. Gagné. Même si une plus grande part (38 %) a déboursé entre 10 et 19 $. Le motif principal invoqué pour ne pas en acheter ? Un Québécois sur deux n’aime pas lire sur un support numérique.

     

    Pendant ce temps, les deux tiers de la population (65 %) continuent d’acheter en format papier, chiffre qui n’a pas bougé depuis 2012. Et les intentions d’achat demeurent stables pour la prochaine année (voir l’encadré ci-bas) tant pour le livre virtuel que l’imprimé.

     

    « C’est une étude qui apporte un nouvel éclairage sur les ventes de livres au Québec, affirme Diane Ouellet, directrice générale de la BTLF. Quelle est l’attitude des Québécois face au livre numérique ? Est-il un concurrent au papier ? Il semble que non. Il semble plutôt être un complément. »

     

    « Il y a des occasions d’achat qui semblent transférées vers le numérique, mais l’acheteur de livres imprimés reste un acheteur de livres imprimés, note M. Gagné. La progression ne semble pas se faire par vases communicants. »

     

    Succès pour la tablette

     

    Là où les chiffrent bondissent, c’est du côté des supports qui permettent de lire de façon dématérialisée. « La pénétration de la tablette électronique a plus que doublé », signale M. Gagné, passant de 23 % à 50 % des Québécois qui en possèdent. La liseuse a pour sa part trouvé preneur chez 13 % de la population, par rapport à 7 % en 2012. Près du quart de la population (23 %) n’utilise aucun de ces appareils (contre 45 % en 2012).

     

    Les livres en français dominent (43 %) ceux en anglais (33 %) dans les habitudes d’achat, mais « ces chiffres diffèrent de la distribution naturelle de la population » francophone versus anglophone, souligne M. Gagné. La part de livres en français a toutefois gagné quatre points de pourcentage en deux ans, alors que celle des titres en anglais a reculé de 1 %.

     

    BTLF a pour mission d’agréger de l’information — promotionnelle, bibliographique et statistique — sur le livre pour le compte de 3000 professionnels (diffuseurs, libraires, bibliothécaires, etc.). Elle gère notamment Gaspard, l’outil de mesure des ventes de livre au détail.

     

    Le sondage a été mené par Internet auprès de 2018 personnes du 13 au 28 octobre dernier. Pour un sondage téléphonique équivalent, Léger déclare que la marge d’erreur serait de plus ou moins 2 %, 19fois sur 20.













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.