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    Vitrine du livre

    Les cordons de la bourse, Clément de Gaulejac

    2 août 2014 |Fabien Deglise | Livres
    Bande dessinée
    Les cordons de la bourse
    Clément de Gaulejac
    La mauvaise tête
    Montréal, 2014, 92 pages

    C’est un petit précis illustré des paradoxes et de l’absurdité de la culture économique dominante. Avec Les cordons de la bourse, le dessinateur Clément de Gaulejac varlope avec une finesse évidente et un trait sombre plus que maîtrisé l’abjection de l’actionnaire avant tout, l’indécence de l’urgence du profit, les dérives de l’insouciance de la productivité, et plusieurs autres mots-clés de cette « idéologie en cours ». Il y est question de Zurich, plaque tournante de la finance, de résultats, de goût du risque, de cible, de passion du résultat, de talent, de ressources humaines… tout cela habité par ces images prévisibles, avec costume et cravate, de la performance et de la réussite, qui rapidement, au fil des pages qui tournent, vont laisser leur place à d’autres figures : l’impuissance, la contrainte, l’obscurantisme, la faiblesse que l’auteur va cyniquement lier à la transparence, le développement durable, l’excellence ou la délocalisation. Pour ne citer que ces quelques mots-clés qui, au final, racontent sans doute beaucoup dans ce bouquin aussi pragmatique que ce qu’il dénonce : il se lit vite, avec un effet qui peut toutefois être durable.

    Les cordons de la bourse
    Clément de Gaulejac La mauvaise tête Montréal, 2014, 92 pages












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