Salon du livre de Montréal - Chiffres encourageants pour gens de lettres
Photo : Jacques Grenier
Ce sont 120 000 personnes qui se sont rendues au Salon du livre de Montréal cette année, soit 5000 de plus que l'année dernière. Ce sont donc des chiffres satisfaisants pour une industrie qui, par ailleurs, a battu un peu de l'aile ces derniers mois.
À la clôture du Salon hier soir, le prix du public du Salon du livre de Montréal, parrainé par le journal La Presse, a également été remis à Yann Martel, pour L'Histoire de Pi (XYZ). En l'absence de M. Martel, qui s'était envolé la veille pour Saskatoon, où il est écrivain en résidence, ses parents, qui sont aussi ses traducteurs en français, Nicole et Émile Martel, ont accepté le prix. Émile Martel, président du Pen Club de Montréal, qui défend la cause d'écrivains emprisonnés dans le monde, a annoncé que son fils avait fait don au Pen Club de la bourse de 2500 $ qui accompagnait ce prix.
Le Pen Club est associé à Amnistie Internationale pour monter chaque année Livres comme l'air, qui compte un kiosque et des activités en hommage aux écrivains emprisonnés un peu partout dans le monde.
Quelques-uns de ces écrivains sont jumelés à des écrivains québécois, qui ont choisi de leur dédicacer un livre qui leur sera remis en prison.
Ainsi René Bonenfant s'est-il retrouvé jumelé à Ali Lmrabet, un écrivain marocain accusé «d'offense à la monarchie», «d'insulte contre la personne du roi» et «d'offense contre l'intégrité territoriale». En plus de lui envoyer un exemplaire dédicacé de son livre Un amour de papier, M. Bonenfant a choisi de défendre lui-même son confrère, et d'inviter les intéressés à lui offrir son soutien, à l'adresse Internet www.narros.info/article.php3?d_article=69.
Colette Beauchamp, quant à elle, a entrepris une correspondance personnelle avec l'écrivain qu'elle marraine, l'Iranien Abbas Fakhravan. M. Fakhravan est emprisonné pour avoir attaqué la haute direction du pays dans son livre Inja Chah Nist (Ce lieu n'est pas un fossé).
Selon Anne Sainte-Marie, responsable des communications pour Amnistie Internationale, ce sont de plus en plus des journalistes, plutôt que des écrivains, qui sont harcelés dans différents pays du monde. De plus en plus souvent, ajoute-t-elle, on les traque non à cause de leurs opinions politiques, mais parce qu'ils tentent de mettre au jour certains actes de corruption. Pire encore, plutôt que de mettre ces journalistes en prison, laissant ainsi un espoir de les libérer, on les conduit désormais plus souvent directement au cimetière, comme ce fut le cas pour la photographe d'origine iranienne Zahra Kazemi.
On pliait donc bagage hier soir au Salon du livre de Montréal, où les éditeurs remettaient patiemment les milliers de livres invendus dans les caisses. L'achalandage considérable du Salon cette année a un peu fait oublier certains difficultés vécues dans le monde du livre, notamment depuis la suspension des budgets liés à la politique gouvernementale pour le livre et la lecture.
Si elle continue d'avoir des inquiétudes quant à son budget, qui a été amputé rétroactivement de 7500 $, Francine Bois, directrice générale du Salon du livre de Montréal, s'est dite ravie des longues files d'attente qu'ont suscitées certaines séances de signatures d'auteurs. Ainsi, les Roméo Dallaire, Charles Aznavour, Jean-Jacques Pelletier et Mordillo ont-il longuement mobilisé des dizaines de fans.
Les organisateurs du Salon ont par ailleurs annoncé le prochain thème de ce rendez-vous littéraire, un thème qui met déjà l'eau à la bouche: gastronomie et art de vivre.
À la clôture du Salon hier soir, le prix du public du Salon du livre de Montréal, parrainé par le journal La Presse, a également été remis à Yann Martel, pour L'Histoire de Pi (XYZ). En l'absence de M. Martel, qui s'était envolé la veille pour Saskatoon, où il est écrivain en résidence, ses parents, qui sont aussi ses traducteurs en français, Nicole et Émile Martel, ont accepté le prix. Émile Martel, président du Pen Club de Montréal, qui défend la cause d'écrivains emprisonnés dans le monde, a annoncé que son fils avait fait don au Pen Club de la bourse de 2500 $ qui accompagnait ce prix.
Le Pen Club est associé à Amnistie Internationale pour monter chaque année Livres comme l'air, qui compte un kiosque et des activités en hommage aux écrivains emprisonnés un peu partout dans le monde.
Quelques-uns de ces écrivains sont jumelés à des écrivains québécois, qui ont choisi de leur dédicacer un livre qui leur sera remis en prison.
Ainsi René Bonenfant s'est-il retrouvé jumelé à Ali Lmrabet, un écrivain marocain accusé «d'offense à la monarchie», «d'insulte contre la personne du roi» et «d'offense contre l'intégrité territoriale». En plus de lui envoyer un exemplaire dédicacé de son livre Un amour de papier, M. Bonenfant a choisi de défendre lui-même son confrère, et d'inviter les intéressés à lui offrir son soutien, à l'adresse Internet www.narros.info/article.php3?d_article=69.
Colette Beauchamp, quant à elle, a entrepris une correspondance personnelle avec l'écrivain qu'elle marraine, l'Iranien Abbas Fakhravan. M. Fakhravan est emprisonné pour avoir attaqué la haute direction du pays dans son livre Inja Chah Nist (Ce lieu n'est pas un fossé).
Selon Anne Sainte-Marie, responsable des communications pour Amnistie Internationale, ce sont de plus en plus des journalistes, plutôt que des écrivains, qui sont harcelés dans différents pays du monde. De plus en plus souvent, ajoute-t-elle, on les traque non à cause de leurs opinions politiques, mais parce qu'ils tentent de mettre au jour certains actes de corruption. Pire encore, plutôt que de mettre ces journalistes en prison, laissant ainsi un espoir de les libérer, on les conduit désormais plus souvent directement au cimetière, comme ce fut le cas pour la photographe d'origine iranienne Zahra Kazemi.
On pliait donc bagage hier soir au Salon du livre de Montréal, où les éditeurs remettaient patiemment les milliers de livres invendus dans les caisses. L'achalandage considérable du Salon cette année a un peu fait oublier certains difficultés vécues dans le monde du livre, notamment depuis la suspension des budgets liés à la politique gouvernementale pour le livre et la lecture.
Si elle continue d'avoir des inquiétudes quant à son budget, qui a été amputé rétroactivement de 7500 $, Francine Bois, directrice générale du Salon du livre de Montréal, s'est dite ravie des longues files d'attente qu'ont suscitées certaines séances de signatures d'auteurs. Ainsi, les Roméo Dallaire, Charles Aznavour, Jean-Jacques Pelletier et Mordillo ont-il longuement mobilisé des dizaines de fans.
Les organisateurs du Salon ont par ailleurs annoncé le prochain thème de ce rendez-vous littéraire, un thème qui met déjà l'eau à la bouche: gastronomie et art de vivre.
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